Les Forces armées maliennes (FAMa) ont repoussé, samedi 4 juillet, une série d’attaques coordonnées menées par les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre plusieurs garnisons à travers le pays, suscitant dès le lendemain une ferme condamnation de l’Union africaine. Selon un communiqué de l’État-Major général des Armées du Mali, ces assauts simultanés ont ciblé les positions militaires d’Aguel-Hoc, Anéfis, Gao, Sévaré et Kéniéroba. Après une première annonce de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) signalant que des tentatives d’attaques étaient en cours, l’État-Major a rapidement assuré que « la situation est totalement sous contrôle » sur l’ensemble des sites visés.
La riposte, combinant des opérations terrestres et aériennes menées par les FAMa et leurs partenaires, a permis de neutraliser de nombreux assaillants. Les autorités militaires affirment avoir abattu 20 terroristes circulant à bord de véhicules équipés à Sévaré. À Gao, le bilan provisoire officiel fait état d’un militaire tué et de quatre soldats blessés et pris en charge, ainsi que de six terroristes neutralisés et d’un véhicule détruit. Aucune perte militaire n’a été signalée à ce stade dans les autres localités ciblées, tandis que des opérations de ratissage se poursuivent pour traquer les fuyards.
De leur côté, les séparatistes du FLA ont ouvertement revendiqué ces offensives. Via le réseau social X, le groupe a déclaré que « les opérations militaires visant à reprendre le contrôle d’Anéfis, d’Aguelhok et de Gao ont débuté aujourd’hui ». Ces trois localités spécifiques abritent, selon les informations disponibles, des soldats maliens ainsi que des paramilitaires russes de l’Africa Corps.
Sur le plan diplomatique, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a réagi dimanche par la publication d’un communiqué officiel. Il y condamne « avec la plus grande fermeté les attaques terroristes coordonnées menées le 4 juillet contre plusieurs localités du nord, du centre et du sud du Mali ». Tout en présentant ses condoléances aux familles des victimes et en exprimant sa solidarité envers les autorités, il a souligné que ces événements illustrent la menace terroriste persistante dans le Sahel et a appelé à un renforcement des efforts collectifs en faveur de la stabilité, dans le respect du droit international humanitaire.
Ces nouvelles violences s’inscrivent dans un contexte sécuritaire profondément dégradé au Mali. Elles interviennent deux mois seulement après de vastes affrontements, les 25 et 26 avril derniers, impliquant les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et les rebelles du FLA dans des zones névralgiques telles que Bamako, Kati, Mopti, Sévaré, Gao et Kidal ; une précédente crise à l’issue de laquelle l’armée malienne avait annoncé la reprise de vastes portions de son territoire.
Par Guinee28


