L’émotion est vive au sein de la diaspora. Fatoumata Béavogui, mère de deux enfants installée à Saint-Gilles (Bruxelles), a été sauvagement tuée à son domicile en début de semaine. Alors que les autorités ont pris en charge ses deux jeunes enfants, l’enquête s’oriente vers son ancien compagnon, actuellement en fuite.
Fatoumata Béavogui, une mère de famille guinéenne d’une quarantaine d’années, a été retrouvée assassinée le mardi 6 octobre 2026 vers 23h25 dans son logement situé sur le parvis de Saint-Gilles, à Bruxelles. Selon les communiqués des autorités locales relayés par La DH, le corps de la victime a été découvert dénudé, la gorge tranchée et l’abdomen mutilé, après que la police s’est rendue sur place. L’alerte avait été donnée en fin d’après-midi par l’équipe pédagogique de l’école de son enfant de 9 ans, inquiète de ne voir personne se présenter à la sortie des classes.

Le principal suspect de ce crime violent est l’ancien compagnon de la victime, qui est actuellement en fuite et activement recherché par les autorités. D’après les informations conjointes de Sudinfo et HLN, cet individu, également de nationalité guinéenne et en séjour irrégulier en Belgique, est suspecté d’avoir déposé les enfants à l’école le matin du meurtre et aurait des antécédents de violences intrafamiliales.
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Le parquet de Bruxelles et les experts de la police fédérale poursuivent leurs investigations sur les lieux pour établir les circonstances exactes de ce drame, rapportent La DH et La Capitale.
La victime et ses deux enfants, âgés de 3 et 9 ans, logeaient dans un squat autorisé et encadré par l’association RespubliK, venant en aide aux personnes en séjour illégal. Immédiatement après la découverte des faits, la commune a déployé des mesures d’urgence : les enfants ont été pris en charge par les services sociaux et la protection de la jeunesse, tandis qu’un accompagnement psychosocial a été instauré pour les équipes éducatives et les camarades de classe, comme l’ont confirmé le bourgmestre Jean Spinette et l’échevine Catherine François.
Ce drame, qui présente les caractéristiques d’un féminicide, s’est déroulé à une centaine de mètres d’une statue récemment érigée en hommage aux victimes de violences faites aux femmes.
Par I.Sylla

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