Publicité
Ciao
Publicité
Ciao

Pourquoi la Guinée vend de l’énergie sans pouvoir éclairer sa propre capitale ?

A LA UNE

guinee28 • 2 min de lecture

Alors que Conakry continue de subir des coupures récurrentes, la Guinée alimente les réseaux de trois pays voisins. Lors de l’examen de la LFR 2026 à l’Assemblée nationale, le député Ousmane Kaba a vivement interpellé le gouvernement sur la destination exacte de ces devises et la pertinence d’accords hérités du passé, poussant la ministre de l’Économie à justifier ce paradoxe énergétique.

Lors de la séance plénière de l’Assemblée nationale consacrée à l’examen du volet recettes de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, ce samedi 31 octobre, le député Ousmane Kaba a interpellé le gouvernement sur la destination des recettes tirées de l’exportation d’électricité vers le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau, dénonçant la situation d’un pays qui « n’arrive même pas à électrifier correctement sa capitale, mais qui vend de l’électricité à trois autres pays ».

Publicité
Ciao

En réponse, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a précisé qu’il s’agissait d’un système de partage de connexion électrique régional visant à « faire du bien, non seulement à la Guinée, mais aussi à d’autres ». Tout en reconnaissant que « les pays paient bien, bien qu’il y ait des arriérés » et que « la Guinée paie aussi avec des arriérés », elle a assuré que ces fonds sont « utilisés majoritairement pour l’entretien des centrales de l’EDG ».

Intervenant au cours des débats parlementaires, le député Ousmane Kaba a interrogé le gouvernement en lançant : « Où sont les recettes d’exportation de l’électricité de Guinée ? ». L’élu a également rapporté un échange tenu deux jours plus tôt dans les couloirs de l’institution avec le ministre de l’Énergie, Laye Sékou, qui lui aurait expliqué que ces engagements avaient été hérités des précédentes administrations. Une justification contestée par le parlementaire : « La Cinquième République a hérité de ces accords. C’est bien, mais il y a beaucoup d’accords qu’on a pu casser. Pourquoi pas celui-là ? », s’interroge-t-il.

Par I.Sylla

Publicité
Ciao

Partagez cet article

Sur le même sujet

Publicité
Ciao