Mardi et mercredi derniers, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a organisé un vol humanitaire ayant permis le retour volontaire de 260 migrants vers leurs pays d’origine, en provenance de la Tunisie. Parmi ces passagers, 128 ont regagné la Guinée à bord du cinquième vol charter de l’année, tandis que les 132 autres ont été rapatriés vers six destinations distinctes, incluant le Nigéria, la République démocratique du Congo et le Cameroun. Selon les données communiquées par l’organisation, cette nouvelle opération porte à 2 732 le nombre total de migrants ayant bénéficié de cette aide au retour volontaire depuis le mois de janvier 2026.
Ce rapatriement s’est déroulé dans le cadre du programme d’Aide au Retour Volontaire et à la Réintégration (AVRR), mis en œuvre par l’OIM en étroite coordination avec les partenaires gouvernementaux compétents et les autorités consulaires.
Pour mener à bien cette mission, l’organisation fournit un soutien sur mesure qui accompagne les bénéficiaires à chaque étape du processus, depuis l’assistance-conseil initiale et l’obtention des documents de voyage indispensables jusqu’à la prise en charge du transport et la mise en place de l’aide à la réintégration.
L’objectif fondamental de cette démarche est de sécuriser le retour de ces personnes tout en leur offrant les outils nécessaires pour reconstruire leur existence. D’après l’OIM, l’appui à la réintégration permet de « transformer des projets en opportunités, qu’il s’agisse de relancer une activité, de suivre une formation professionnelle, d’acquérir de nouvelles compétences ou de renforcer leurs moyens de subsistance ». L’organisation rappelle ainsi sa vision du processus en soulignant que « le retour ne consiste pas seulement à rentrer chez soi, mais aussi à reconstruire, repartir et aller de l’avant ».
Ces opérations et l’ensemble des activités de retour volontaire ont pu être concrétisées grâce au soutien financier et logistique de l’Union européenne, du Gouvernement de la Suède et du Gouvernement des Pays-Bas.
Par Mariam Bâ


