Le ministère français des Affaires étrangères a exhorté, ce mercredi 29 avril, ses ressortissants à quitter le Mali « dès que possible » par les vols commerciaux encore disponibles. Cette injonction du Quai d’Orsay s’inscrit dans un mouvement de retrait diplomatique occidental sans précédent : le Canada, le Royaume-Uni et la Belgique ont également demandé à leurs citoyens de quitter le pays, Bruxelles exigeant même un départ « immédiatement ». De son côté, l’ambassade des États-Unis à Bamako a invité les Américains à « rester confinés et éviter tout déplacement non essentiel ».
Ces mesures d’urgence font suite aux attaques coordonnées menées le samedi 25 avril par des groupes jihadistes et indépendantistes touaregs dans plusieurs localités, dont la capitale.
Malgré les affirmations du chef de la junte malienne, Assimi Goïta, assurant que la situation était « sous contrôle » après la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, Paris maintient que la situation demeure « extrêmement volatile ».
Parallèlement, le porte-parole des rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), Mohamed Elmaouloud Ramadane, a affirmé ce mercredi à l’AFP que la junte « va tomber, tôt ou tard » et que la Russie doit quitter « définitivement » le pays, estimant que le régime ne pourra pas tenir face aux offensives du FLA et du JNIM.
Face à ce péril imminent, la France exhorte ses ressortissants encore sur place à « faire preuve d’une vigilance accrue » et à se tenir informés en permanence de l’évolution sécuritaire.
Par Guinee28


