Face à la recrudescence des tensions sociales et des actes de haine envers les ressortissants étrangers en Afrique du Sud, l’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) a publié, ce mardi 5 mai 2026 depuis Abidjan, un communiqué pour exiger la protection immédiate des professionnels de l’information.
Cette sortie de l’organisation panafricaine intervient dans un contexte sécuritaire dégradé, marqué par une nouvelle vague de manifestations xénophobes qui secouent le pays.
Ces violences, récurrentes depuis plusieurs années en raison de frustrations liées au chômage et à la précarité, s’attaquent régulièrement aux immigrés africains, trahissant ainsi l’idéal de la « Nation Arc-en-ciel » et l’héritage de Nelson Mandela fondé sur la cohésion multi-ethnique.
Condamnant avec fermeté ces hostilités qui bafouent la solidarité historique née de la lutte contre l’Apartheid, le président international de l’UJPLA a interpellé directement le gouvernement sud-africain.
L’organisation demande aux autorités de garantir la sécurité physique des journalistes étrangers sur le terrain et de diligenter des enquêtes systématiques sur toute entrave à leur mission. Pour l’UJPLA, cet appel au respect de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples vise à empêcher que le climat de haine ne paralyse la liberté d’informer.
En exhortant les médias locaux à promouvoir l’intégration et la libre circulation, l’organisation entend transformer la communication en un rempart contre l’intolérance, rappelant que la protection de ceux qui informent est une obligation régalienne indispensable à l’harmonie sociale du continent.
Par Guinee28


