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Voici l’entraîneur le moins payé du mondial 2018

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A un mois du coup d'envoi du Mondial 2018 qui se déroulera en Russie du 14 juin au 15 juillet, le média néerlandais Zoomin TV a dévoilé les salaires des 32 sélectionneurs de la compétition suprême. La dernière place du classement revient au coach sénégalais Aliou Cissé.

C'est Joachim Löw (Allemagne) qui trône en tête avec des émoluments estimés à 3,8 millions d'euros par an.

Tite (Brésil) et Deschamps (France) complètent le podium avec 3,4 millions d'euros.

Autre grande nation, autre grand salaire: Lopetegui reçoit chaque année 2,9 millions d'euros de la fédération espagnole.

Loin derrière, dans le ventre mou, on retrouve Roberto Martinez qui pointe à la 17e place avec 925.000 euros annuels.

Un salaire inférieur à ceux perçus notamment par les sélectionneurs du Pérou, de l'Australie ou encore du Danemark.

Concernant l'Afrique, le meilleur salaire est celui du coach de l'Egypte Hector Cuper avec 1, 5 million d'euros.

L'entraîneur le moins bien payé du Mondial 2018 est du Sénégal. Aliou Cissé ne touche « que » 200.000 euros par an soit 17,5 fois moins que Joachim Löw.

1er: Joachim Löw (Allemagne): 3,8 millions d'euros

2e: Tite (Brésil): 3,4 millions

3e: Didier Deschamps (France): 3,4 millions

4e: Julen Lopetegui (Espagne): 2,9 millions

5e: Stanislav Cherchesov (Russie): 2,5 millions

6e: Fernando Santos (Portugal): 2,18 millions

7e: Carlos Queiroz (Iran): 1,9 million

7e: Gareth Southgate (Angleterre): 1,9 million

9e: Jorge Sampaoli (Argentine): 1,77 million

10e: Oscar Tabarez (Uruguay): 1,7 million

11e: Hector Cuper (Egypte): 1,5 million

1e: Jose Peckerman (Colombie): 1,5 million

13e: Juan Pizzi (Arabie saoudite): 1,4 million

14e: Bert van Marwijk (Australie): 1,17 million

15e: Ricardo Gareca (Pérou): 1,1 million

16e: Juan Osorio (Mexique): 1 million

17e: Age Hareide (Danemark): 925 000

17e: Akira Nishino (Japon): 925 000

17e: Roberto Martinez (Belgique): 925 000

20e: Vladimir Petkovic (Suisse): 845 000

21e: Hervé Renard (Maroc): 778 000

22e: Helmir Hallgrimsson (Islande): 697 000

23e: Zlatko Dalic (Croatie): 546 000

24e: Gernot Rohr (Nigeria): 497 000

25e: Janne Andersson (Suède): 448.000

25e: Shin Tae-Young (Corée du Sud): 448 000

27e: Hernan Gomez (Panamá): 398 000

28e: Nabil Maaloul (Tunisie): 348 000

28e: Oscar Ramirez (Costa Rica): 348 000

30e: Mladen Krstajic (Serbie): 298 000

31e: Adam Nawalka (Pologne): 268 000

32e: Aliou Cissé (Sénégal): 200 000

Source : BBC

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Crise guinéenne: le médiateur Boni Yayi de retour à Conakry

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Le médiateur de la CEDEAO en Guinée, Boni Yayi sera de retour à Conakry la semaine prochaine pour la suite de sa mission qu'il a entamé en fin juillet dernier.

Son retour en Guinée intervient alors que la situation politique reste tendue, surtout depuis l'annonce de la dissolution du FNDC par la junte, dissolution aussi dénoncée et rejetée par le front lui même, mais aussi par les acteurs politiques et des Organisations nationales et internationales.

Pour réussir sa mission, le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu TOURAY,  invite le Gouvernement de la transition, la classe politique et la société  civile guinéenne à soutenir et travailler avec l'ancien président béninois durant son séjour.

Récemment, le président en exercice de la Cédéao, Umaru Cissoko Embalo, avait annoncé avoir convaincu le chef de la junte, le colonel Mamadi Doumbouya, de ramener la durée de la transition à 24 mois, mais ce dernier a indiqué la semaine dernière qu'il n'acceptera aucune injonction sur le calendrier de la transition, une manière de démentir le président Bissau guinéen.

La CEDEAO rejete le calendrier de trois ans fixé par la junte et exige un chronogramme consesuel et plus court, sans quoi, elle menace de sanctionner les dirigeants de la transition.

Par Alpha Abdoulaye Diallo 

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Guinée : les bourses des militaires en hausse de 100%, celles des étudiants augmentées

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Dans un décret lu à la télévision nationale, vendredi 12 août, le président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya, a revu à la hausse les compléments des bourses des militaires.

Initialement fixés à 60 USD par mois, désormais, ils passent à 120 USD par mois, soit une augmentation de 100%. La décision entre en vigueur à partir du 1er septembre prochain.

Dans un autre décret, le chef de la junte a aussi augmenté la bourse des étudiants. Désormais, elle est fixée à 100.000gnf pour la première année, 200.000gnf pour la deuxième année, 300 000 gnf pour la troisième année, 400 000 gnf pour la quatrième année et 500 000 gnf pour la cinquième, sixième et septième année .

Pour la bourse extérieure, elle passe à 120 dollars pour les étudiants de l'enseignement supérieur et 80 dollars pour ceux de l'enseignement technique et de la formation professionnelle.

Pour les bourses d’études d’entretien d’excellence, les montants sont :  Licence: 500 000 francs guinéens ; Master: 1 000 000 francs guinéens; Doctorat: 1 5000 000 francs guinéens.

Par Mariam Bâ 

 

 

 

 

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L’exception sénégalaise ! (Par Tierno Monénembo)

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Macky Sall, à son tour,  succombera-t-il à la funeste tentation du troisième mandat, comme on lui en prête l’intention ou son échec relatif aux législatives finira-t-il par l’en dissuader ? Le proche avenir le dira.

S’il s’en va à la fin de son mandat, nous pousserons tous un grand ouf de soulagement. Sinon, cela ne nous inquiétera pas outre mesure car son coup de force institutionnel n’aurait aucune chance de passer. Nous sommes au Sénégal, le pays du lettré Senghor. Dans cette société tout en subtilités et en nuances, les différences ne sont pas conflictuelles et les contradictions, pas forcément mortelles. C’est un corps sain, disposant des anticorps qu’il faut pour résister aux virus qui empoisonnent la vie politique de ses voisins : coup d’Etat, troisième mandat, parti unique, guerre de clan ou de religion.

 

Non, l’exception sénégalaise n’est pas une fiction. François Hollande se voulait un « président normal », eh bien, le Sénégal peut  être traité de « pays normal », c’est-à-dire d’une terre à la  singularité presque miraculeuse dans le sordide contexte que l’on sait. C’est vrai que les trains n’y arrivent pas à l’heure, puisqu’ils sont souvent en panne quand ils existent. C’est vrai que les éboueurs ne passent pas tout le temps mais les facteurs sont à l’œuvre, le courrier arrive à destination. C’est vrai que parfois, le débat politique s’enflamme et les grèves deviennent dures mais dans l’ensemble, la courtoisie régnant partout -même chez les flics !-,  le climat social est agréable.

 

Si l’Etat sénégalais n’est pas parfait, il a au moins le mérite d’exister. Ici, contrairement à la Guinée par exemple, on a le sens de l’institution et le respect de la procédure. Le formalisme, le principe de base de l’Etat est la règle, ce qui fait qu’en toute circonstance, l’administration assure le service minimum. Rien d’étonnant à cela : ce pays n’a jamais connu de dirigeant catastrophique. S’ils n’ont pas réalisé des prouesses économiques, tous ceux qui se sont succédé à sa tête ont veillé à favoriser l’instruction, à respecter la vie humaine, à préserver la trame sociale et à protéger les élites.

 

Le Sénégal est sans doute, le pays le moins réprimé d’Afrique.  Cela donne cette société intelligente où les forces vives sont intactes physiquement aussi bien que mentalement. En cas de danger, les prêtres, les marabouts, les écrivains, les médecins, les avocats ont le réflexe de tous sortir du bois pour éviter la dérive. Le pays de Birago Diop et de Cheikh Hamidou Kane ne tombe jamais dans le fossé, il tient la route malgré les énormes défis économiques et sociaux qui jonchent son chemin.

 

Voilà ce que Senghor avait répondu à Ahmadou Ahidjo quand celui-ci lui avait confié son intention de quitter, à son instar, volontairement le pouvoir et de le céder à Paul Biya : « Faites attention, Monsieur Le Président. Le Cameroun, ce n’est pas le Sénégal. »  La Guinée, non plus n’est pas le Sénégal, est-on tenté d’ajouter. Impossible d’imaginer un troisième mandat suivi d’un coup d’Etat militaire, à Dakar ! Dans un pays où les Généraux quand ils ne sont pas philosophes, sont juristes ou  historiens, à 20 comme à 67 ans, nul ne peut commencer une carrière de dictateur.

Tierno Monénembo, in Le Point

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