Cent vingt-sept migrants guinéens ont regagné leur pays d’origine depuis la Tunisie, le mardi 4 août, à bord d’un vol charter facilité par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Selon un communiqué publié par l’organisation, cette opération s’inscrit dans le cadre de son programme d’Aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) et a permis le rapatriement de 88 hommes, 17 femmes et 22 enfants.
Avant de quitter le territoire tunisien, ces ressortissants ont bénéficié d’une assistance individuelle pour préparer leur voyage, comprenant des séances de conseil, un accompagnement médical et une aide aux démarches administratives afin de faire face à des situations de vie devenues complexes.
Une fois de retour en Guinée, ils recevront, d’après l’OIM, un soutien personnalisé à la réintégration socio-économique visant à faciliter leur réinsertion durable au sein de leurs communautés d’origine.
Le départ s’est déroulé en présence de représentations diplomatiques, dont Diakité Zénab, assistante administrative au consulat de la République de Guinée en Tunisie, qui a souligné auprès de l’OIM que ce dispositif offrait aux migrants la possibilité de « rentrer dans la dignité » et représentait « l’espoir de retrouvailles ». Les témoignages recueillis par l’organisation auprès des passagers illustrent cette démarche : Mamadi et Seko, résidant en Tunisie depuis trois ans, ambitionnent de reprendre leurs métiers de mécanicien et de chauffeur, tandis qu’Aïssatou exprime son soulagement de retrouver sa famille après dix ans d’absence, tout en remerciant l’OIM pour l’accompagnement médical reçu durant sa grossesse.
Cette opération s’intègre dans un mouvement plus large documenté par l’OIM Tunisie, qui rapporte avoir soutenu plus de 4 305 migrants dans leur retour volontaire depuis janvier 2026, principalement vers la Guinée, la Côte d’Ivoire et le Cameroun.
Ce programme est mis en œuvre en coordination avec les autorités tunisiennes et les pays d’origine, dans le sillage du projet « Protection, retour et réintégration des migrants en Afrique du Nord », qui est financé conjointement par l’Union européenne, la Suède, la Norvège et le Danemark.
Par Mariam Bâ


