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Répression des manifestations en Guinée : le parlement européen vote une résolution contre le pouvoir d’Alpha Condé

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Alors que près de 40 perdu ont été tuées depuis mi octobre dans les manifestations du front national pour là défense de la Constitution, contre le changement de la loi fondamentale, dont le projet sera soumis au référendum le 01 mars prochain, le parlement de l' Union européenne a adopté une résolution contre la Guinée.

Dans cette résolution, il demande notamment à l’UE et à ses États Membres de suspendre tout financement et de fourniture de matériel de sécurité et de répression aux forces de sécurité guinéens.
Lisez l'intégralité de la résolution:

Le Parlement européen,

– vu la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948

– vu la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et le protocole de 1967,

– vu le pacte international de 1966 relatif aux droits civils et politiques,

– vu la charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981,

– vu la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, adoptée par l’Union africaine en janvier 2007,

– vu les lignes directrices sur la liberté d’association et de réunion de mai 2017 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP),

– vu les lignes directrices sur le maintien de l’ordre lors des réunions en Afrique de mars 2017 de la CADHP,

– vu les principes de base des Nations Unies de 1990 sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois,

– vu la déclaration de l’Assemblée générale des Nations Unies de mars 1999 sur les défenseurs des droits de l’homme,

– vu la troisième session du dialogue politique Union européenne – Rép. de Guinée

–  vu ses précédentes résolutions sur le Guinée Conakry,

– vu le protocole de la CEDEAO A/SP1/12/01 sur la démocratie et la bonne gouvernance,

–  vu l’article 144 de son règlement intérieur,

  1. Considérant que la Guinée traverse une crise politique majeure ; considérant que depuis la mi-octobre 2019, à l’initiative d’une coalition de partis d’opposition et de groupes de la société civile, des manifestations massives se multiplient en Guinée Conakry contre le projet de nouvelle constitution qui pourrait permettre à Alpha Condé de briguer un 3ème mandat ; considérant que depuis le début des mobilisations, le gouvernement a réprimé la liberté d’expression, arrêté et emprisonné des acteurs de la société civile s’opposant au troisième mandat et utilisé une force meurtrière lors des manifestations;
  2. considérant qu’entre 26 et 36 civils et un gendarme auraient été tués depuis la mi-octobre et plus de 70 personnes auraient été gravement blessées (dont 30 par balles) ; considérant que selon Amnesty International plus de 70 manifestants ou passants auraient été tués depuis 2015 lors de rassemblements ; considérant l’impunité quasi totale des forces de sécurité malgré les promesses d’enquêtes du gouvernement ; considérant qu’en juin 2019 l’Assemblée Nationale a adopté une loi sur l’emploi de la force par la gendarmerie qui peut être utilisée pour protéger de toute poursuite judiciaire les gendarmes usant d’une force excessive ;
  3. considérant qu’au moins sept personnes du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été arrêtées du 12 octobre au 28 novembre 2019 pour avoir manifester contre le troisième mandat d’Alpha CONDE, considérant qu’ils ont été poursuivis pour actes ou manœuvres de nature à troubler l’ordre public et à compromettre la sécurité publique pour avoir appelé à manifester contre le projet de nouvelle constitution et finalement acquittés à la suite de pressions internationales ;
  4. Considérant que depuis novembre 2019, le gouvernement, sous la pression de la CEDEAO et d’autres acteurs internationaux, a quelque peu assoupli les restrictions imposées aux opposants à une nouvelle constitution, autorisant les manifestations et libérant certains dirigeants de la société civile arrêtés pour avoir déclenché des manifestations ; considérant que la plupart des observateurs politiques prévoient un pic de bouleversements politiques et de violences en 2020 , une situation qui mettrait à mal l’unité nationale et pourrait constituer une menace pour la stabilité de la sous-région;
  5. Considérant que le 4 février 2020, le président Alpha Condé a pris un décret mardi convoquant un référendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution ; considérant que selon le Front national pour la défense de la constitution (FNDC) celui-ci permettrait au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat ; considérant que le porte-parole du FNDC Abdoulaye Oumou Sow, a appelé à combattre un « coup d’État constitutionnel » ; considérant que le 6 février 2020, une grâce présidentielle a été accordée à plus de 200 personnes condamnées;
  6. Considérant que des élections législatives ont initialement été prévues le 28 décembre 2019, puis reportées au 16 février 2020 avant d’être fixées au 1er mars 2020 afin de faciliter le couplage avec le référendum ; considérant que ces élections sont rejetées par les principales forces de l’opposition et une grande partie de la société civile qui dénonce la corruption du fichier électoral, la violation de la loi électorale, l’inféodation de la Commission Electorale Indépendante et de la Cour Constitutionnelle;
  7. Considérant que les victimes et les proches du massacre du stade du 28 septembre 2009, par les forces de sécurité guinéennes, qui ont tué plus de 150 personnes manifestant, des centaines de blessés et durant lequel plus d’une centaine de femmes ont été victimes de viol et d’autres formes de violences sexuelles, attendent depuis plus d’une décennie l’ouverture d’un procès ;
  8. Considérant que plusieurs ONG locales dénoncent les conditions de détention en Guinée Conakry et notamment « de graves inadéquations sur le plan de la surpopulation, de la nourriture, de la nutrition, ainsi qu’une carence au niveau de la formation dispensée à la plupart des gardiens de prison » (selon le rapport de Human Rights Watch); considérant que si ces conditions sont inquiétantes dans l’ensemble du pays, elles sont particulièrement graves dans la Maison Centrale de Conakry, considérant que celle-ci a été construite par les colons français en 1915 et était à l’origine prévue pour accueillir de 240 à 300 prisonniers ; considérant qu’aujourd’hui elle serait occupée par près de 1500 personnes ; considérant que le 21 janvier 2020, lors de l’examen périodique universel (EPU) de la Guinée au Conseil des droits humains des Nations unies, le ministre de la justice, Mamadou Lamine Fofana, a publiquement indiqué que les officiers de police judiciaire (OPJ) ne disposaient pas de moyens techniques appropriés pour enquêter sur les morts par balles lors des manifestations ; que des officiers de police judiciaire (OPJ), pourtant formés aux nouvelles techniques d’enquêtes judiciaires manquent de moyens matériels pour enquêter efficacement ;
  9. Considérant que les deux tiers des 12,5 millions de Guinéens vivent dans la pauvreté. La pandémie d’Ébola, qui a sévi entre 2013 et 2016, a affaibli considérablement l’économie du pays ; considérant que les jeunes de moins de 25 ans, qui représentent plus de 60 % de la population, sont particulièrement touchés par le chômage ;
  10. Considérant que depuis 2018, les citoyens de cet État d’Afrique de l’Ouest, ancienne colonie française, se sont même hissés au deuxième rang de la demande d’asile en France, derrière l’Afghanistan, avec 8 433 demandes de protection. Les Guinéens représentent aussi la première nationalité parmi les mineurs non accompagnés, soit près du tiers d’entre eux, avec 5 227 mesures de protection en 2018.
  11. Considérant que l’article 325 du Code pénal guinéen dispose que tout acte indécent ou contre nature commis avec une personne du même sexe est puni d’une peine d’emprisonnement de six mois à trois ans et d’une amende de 100 000 à 1 000 000 francs guinéens ; considérant qu’étant donné que l’homosexualité est illégale, la discrimination à l’encontre de ces personnes est permise ; considérant que le Gouvernement exprime ouvertement sa désapprobation quant aux relations homosexuelles ;
  12. Considérant que les sociétés minières exproprient des terres agricoles ancestrales sans fournir d’indemnisation adéquate, menaçant les moyens de subsistance de dizaines de milliers de personnes ; considérant que les dommages causés aux ressources en eau et l’augmentation de la demande due à la migration de la population vers les sites miniers réduisent l’accès des communautés à l’eau pour boire, se laver et cuisiner ; considérant que l’environnement est de plus en plus détruit en Guinée du fait de l’exploitation minière avec des conséquences aussi bien sur la pluviométrie que sur les activités agropastorales dans les zones concernées ;
  13. Considérant qu’à partir de 2015, la Guinée a commencé à développer plus rapidement son immense potentiel hydroélectrique, renforçant ainsi l’accès à l’électricité mais déplaçant des milliers de personnes dans des plaines susceptibles d’être inondées par les barrages ; considérant que les communautés déplacées jusqu’à présent n’ont pas reçu de dédommagement adéquat ;
  14. Considérant qu’entre février et mai 2019 le Gouvernement guinéen a expulsé de force plus de 20 000 personnes des quartiers de Conakry afin de fournir des terrains pour des ministères, des ambassades étrangères, des entreprises et d’autres travaux publics
  15. Considérant qu’ accusé depuis une dizaine d’années de corruption pour l’obtention de la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, le groupe français Bolloré a vu son dossier classé sans suite par la Cour d’appel de Paris en juin 2019, malgré l’existence d’un « pacte de corruption » reconnu par les juges entre le président Alpha Condé et le groupe français dans l’obtention de la concession du port, en échange de l’aide apporté par Havas, la filiale de communication du groupe Bolloré, à Alpha Condé, en vue de son élection présidentielle de mars 2011 ;
  16. considérant la mise à jour du nouvel accord UE-ACP, qui, conformément au mandat approuvé par le Conseil, doit inclure la consolidation de l’État de droit et la défense des droits humains, est en cours de négociation.
  17. Est extrêmement inquiet par la situation de crise que traverse la Guinée Conakry ces dernier mois ; condamne la répression et toutes les violences et assassinats qui ont lieu dans le pays ; exprime sa solidarité avec les mobilisations populaires ;
  18. Se déclare particulièrement préoccupé par les atteintes massives aux droits de l’Homme dans le pays concernant notamment les libertés d’expression, de manifestation, de réunion et l’intimidation des défenseurs des droits de l’Homme, journalistes, ONG, opposants au régime ; dénonce l’utilisation d’armes à balles réelles sur des manifestants ;
  19. Exige le respect du droit à la liberté de manifestation, de réunion, d’association et d’expression garantis par les normes internationales et les traités et conventions des Nations Unies ratifiés par la Guinée Conakry ;
  20. Accueille positivement la grâce accordées le 6 février 2020 à plus de 200 manifestants et demande la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques, journalistes et défenseurs des droits de l’Homme emprisonnés depuis la mi-octobre ; se déclare particulièrement préoccupé par la situation dans les prisons ;
  21. Demande au gouvernement guinéen à respecter strictement les principes des Nations unies sur le recours à la force et les armes à feu et à créer une équipe spéciale (ou unité) de juges pour enquêter sur la conduite des forces de sécurité et d’autres personnes impliquées dans des actes illégaux lors des manifestations ;
  22. demande aux autorités de Guinée d’enquêter et de poursuivre, conformément aux normes internationales, les membres des forces de sécurité contre lesquels il existe des preuves de responsabilité pénale pour des exactions passées et actuelles ; souligne la nécessité d’ouverture immédiate du procès du massacre du stade en 2009, des viols et des autres exactions, et d’apporter tout le soutien politique, technique et financier nécessaire à un procès crédible pour ces crimes, et de mettre en congé administratif les personnes occupant des postes gouvernementaux qui ont été accusées de crimes graves, notamment du massacre du stade en septembre 2009, et qui sont en mesure d’influencer ou semblent influencer toute enquête ou poursuite criminelle ;
  23. demande la tenue d’une enquête immédiate, indépendante et impartiale sur toutes les allégations de recours excessif à la force contre des manifestants, ainsi que sur les mauvais traitements et de surpopulation dans les prisons; insiste pour que les conclusions de cette enquête soient rendues publiques et les responsables soient déférés en justice devant un tribunal indépendant et impartial ; souligne que toute information présumée recueillie à la de mauvais traitements ne devrait jamais être admissible en tant que preuve dans une procédure judiciaire ;
  24. Suggère une réforme des lois existantes en vue d’abroger toutes les dispositions accordant l’immunité judiciaire aux agents de l’État et garantissant des garanties telles que l’accès rapide et sans équivoque aux proches et aux avocats de toutes les personnes détenues ;
  25. Invite les autorités guinéennes à adopter une législation détaillée requérant des sociétés minières et hydroélectriques qu’elles indemnisent équitablement les personnes et les communautés qui perdent des terres au profit de l’exploitation des ressources naturelles; souligne la nécessité d’améliorer et d’assurer effectivement l’accès des communautés touchées et des organisations de la société civile aux évaluations de l’impact environnemental et social, aux plans de gestion et aux autres données du Gouvernement et des entreprises concernant les droits de l’homme et les incidences sociales et environnementales de l’exploitation minière et des autres projets relatifs aux ressources naturelles ;
  26. Demande en particulier à la Guinée Conakry de lancer une enquête indépendante sur les normes sociales et environnementales appliquées par les entreprises multinationales, en particulier dans le secteur des ressources naturelles et du port de Conakry ainsi que sur les liens que ces entreprises peuvent avoir avec la corruption, l’élection et le maintien au pouvoir de l’actuel président ;
  27. Réaffirme la nécessité de garantir le droit de la Guinée Conakry à la souveraineté alimentaire, qui comprend le droit des paysans à produire les aliments permettant la nourriture de la population, en mettant fin à l’accaparement des terres et en assurant l’accès des agriculteurs à la terre, aux semences et à l’eau ;
  28. Demande instamment à l’UE et à ses États Membres de suspendre tout financement et de fourniture de matériel de sécurité et de répression aux forces de sécurité de Guinée Conakry ;
  29. Demande instamment aux États Membres de l’UE et en premier lieu à la France, de respecter le droit d’asile et les conventions internationales en la matière ; demande instamment à ce que l’aide au développement ne soit pas instrumentalisée pour limiter ou contrôler les frontières ou assurer la réadmission des migrants;
  30. Invite l’Union européenne et ses États membres à accroître leur soutien financier ainsi que leur aide humanitaire afin de répondre aux besoins urgents de la population de Guinée Conakry et notamment des personnes déplacées; demande que l’aide de l’Union et des États membres soit fournie sous forme de subventions plutôt que sous forme de prêts afin de ne pas alourdir la charge de la dette; déplore que la majorité des États membres de l’Union n’aient pas atteint l’objectif consistant à consacrer 0,7 % de leur RNB à l’aide publique au développement et que certains aient même baissé leur pourcentage d’aide au développement ; déplore la non-participation de certains États membres aux programmes d’aide alimentaire;
  31. Réaffirme que les activités des entreprises européennes présentes dans les pays tiers doivent pleinement respecter les normes internationales en matière de droits de l’Homme ; invite les États membres à veiller à ce que les entreprises qui relèvent de leur droit national restent tenues de respecter les droits de l’Homme ainsi que les normes sociales, sanitaires et environnementales qui leur sont imposées si elles établissent ou mènent leurs activités dans un pays tiers; appelle la Commission et les États membres à prendre les mesures qui s’imposent contre les entreprises européennes qui ne respectent pas ces normes ou qui n’indemnisent pas de manière satisfaisante les victimes de violations des droits de l’Homme relevant directement ou indirectement de leur responsabilité ;
  32. Demande l’Union européenne à tenir compte de ses propres obligations en matière de démocratie et de droits humains dans les négociations pour le renouvellement de l’accord de Cotonou ; demande à l’UE et à ses États Membres de prendre en compte toutes les considérations de cet accord dans le cas spécifique de Guinée.
  33. Charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au vice-président de la Commission et haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au président de la Guinée Conakry, au président du Parlement de Guinée Conakry et à l’Union africaine ainsi qu’à ses institutions.

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Guinée : l’UE réaffirme son opposition à un troisième mandat

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Alors que le président Alpha Condé continue de battre campagne pour un troisième très controversé, L’Union Européenne a de nouveau réaffirmé son attachement à la limitation du nombre des mandats présidentiels à deux.

« L’UE est attachée à l’acquis qui a longtemps prévalu dans la région de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) concernant la limite à deux mandats présidentiels promouvant le transfert pacifique du pouvoir, renforçant ainsi l’ancrage démocratique des pays de la région », a réaffirmé Bruxelles dans une déclaration du Haut représentant/Vice-président, Josep Borrell.

Lisez :

"Le Haut représentant/Vice-président partage les inquiétudes des autres acteurs de la communauté internationale au sujet de la détérioration de la situation politique en Guinée Conakry depuis les élections législatives et le référendum constitutionnel du 22 mars 2020. Les conditions dans lesquelles ces scrutins se sont déroulés, en particulier l’adoption d’une nouvelle Constitution qui permet au Chef de l’Etat de briguer un troisième mandat, soulèvent des questions de crédibilité et de transparence, le tout dans un contexte de tension sociale et politique et de risque accru de violence.

L’UE est attachée à l’acquis qui a longtemps prévalu dans la région de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) concernant la limite à deux mandats présidentiels promouvant le transfert pacifique du pouvoir, renforçant ainsi l’ancrage démocratique des pays de la région.

Elle restera attentive aux conditions de déroulement du prochain scrutin, son caractère non-violent, libre et inclusif, et au respect des droits de l’Homme en général, préalables indispensables à la continuité de son soutien à la Guinée, et rappellera aussi le prix qu’elle attache à une gouvernance suscitant l’adhésion des populations à l'action des dirigeants, élément essentiel pour garantir le développement et la stabilité politique et sociale.

L’UE poursuivra le dialogue avec les partenaires guinéens et se concerte avec les autres acteurs de la communauté internationale, en particulier la CEDEAO, l’Union Africaine, les Nations Unies et l’Organisation Internationale de la Francophonie pour déterminer le suivi le plus approprié notamment pour appuyer l’émergence d’un consensus, qui fait à ce stade défaut, autour d’un processus apaisé."

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Enjeux et perspectives de développement á la SEG : Quel rôle joue Papa Koly Kourouma ?

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Il y’a plus de 100 jours depuis que le président Alpha Condé sur proposition du ministre d’État, ministre de l’hydraulique Papa Koly Kourouma a placé sa confiance sur Patrice Pépé loua en lui nommant DG de la société des eaux de guinée. Depuis cette date, l’homme aux actions concrètes ne ménage aucun effort pour faire de cette société d’État, une référence en matière de desserte en eau potable. Voyage au cœur de l’univers d’un visionnaire averti et d’une institution en pleine mutation.

Les actions de l’homme

Très tôt, celui qu’on appelle affectueusement l’homme d’action á la SEG a compris que la primauté de tout bon investissement doit être humain d’abord.

C’est pourquoi, dès sa prise de fonction le 26 mai dernier, il s’est tout d’abord attelé á restructurer son service pour mettre les hommes qu’il faut á la place qu’il faut et responsabiliser chaque cadre et travailler de la société pour que chacun se sente concerne dans l’exécution de sa feuille de route.

C’est pourquoi quelques jours seulement après son installation, il a commencé par faire le diagnostic des problèmes existants. C’est á cet effet qu’il a dépêché des équipes dans les différents centres á Conakry et á l’intérieur du pays pour écouter les uns et les autres sur les problèmes rencontrés dans l’accomplissement de leur mission.

C’est dans ce sillage même qu’il a créé un nouveau service “environnement et développement” dont l’objectif est de réfléchir sur les stratégies nécessaires pour un développement durable et harmonieux de la société.

Mais pour mieux expliciter les actions de l’homme, il faut remonter un peu dans le temps. Au moment oú il n’était même pas encore Directeur général.

En février 2019 , Le président Alpha Condé nomme un directeur général par intérim de la SEG ,á l’occurrence feu Mohamed Oularé.

Installé dans ses fonctions, ce dernier connaissant déjà le potentiel intellectuel et le sens élevé du travail de celui qui était alors son directeur général adjoint chargé de la qualité et l’exploitation Patrice Pépé loua, il s’est mis á travailler avec lui, et son cabinet sur le futur de la société. C’est ainsi qu’ils entreprirent l’amélioration du service informatique avec l’achat d’ordinateurs pour les agences et l’achat d’équipements pour la qualification de la production et de la distribution d’eau potable aux populations C’est dans cette optique de changement aussi, que la campagne de réparation des fuites d’eau a été lancé avec pour objectif la récupération de 20 á 40 % des pertes d’eau. Ce qui de facto améliorait l’approvisionnement en eau potable de 250 á 500 mille foyers par jour.

Cette campagne est encore d’actualité de nos jours .Et elle se poursuivra dans les 25 centres de l’intérieur équipés de systèmes d’adduction d’eau potable (AEP).

Dans ce même élan de changement, la direction générale a organisé une séance de formation pour 14 agents de zone sur la gestion clientèle. Au cours de cette semaine de formation, les bénéficiaires ont été suffisamment outillés sur leur responsabilité sur le terrain en vue de permettre á la société de disposer des moyens financiers pour faire face á ses obligations mais aussi pour prospérer.

S’exprimant á l’occasion de cette séance de formation, le directeur de la formation et de l’orientation professionnelle M. Ouo Ouo Koulémou a déclaré que cette série de formation se poursuivra dans tous les centres et pour tous les agents á Conakry comme á l’intérieur du pays. Il a également rappelé que ce sont 100 agents de zone qui sont pour le moment retenus pour Conakry. Ceci dit que cette action ne fait que commencer.

De nos jours ,la société des eaux de guinée dispose assez de matériels pour régler les problèmes techniques qui pourraient se poser.

Mais la direction générale sous le leadership de Patrice Pépé loua ne s'est pas arrêtée là. S’inscrivant dans la dynamique de son frère et ami feu Mohamed Oularé, Patrice Pépé loua a pris le soin de doter la direction de l’exploitation commerciale grand Conakry et de l’exploitation technique grand Conakry d’engins roulants pour les permettre de bien accomplir leur mission.

Cette cérémonie de remise de ces engins avait été présidé par le ministre d’État , ministre de l’hydraulique Papa Koly Kourouma qui avait, au cours de cette cérémonie rendu hommage á feu Mohamed Oularé et encourager Patrice Pépé loua á poursuivre l’œuvre de son ami.

Un conseil qui tomba dans des bonnes oreilles .Car aussitôt nommé, l’enfant de Kobéla s’est attelé á mettre á exécution les conseils de son ministre comme en témoigne ce passage dans son discours de prise de fonction;....... mesdames, messieurs, chers collaborateurs permettez moi de décliner ici la vision de la direction générale qui reste et demeure celle de Mohamed Oularé. Cette vision qui consiste á la mise en œuvre du programme de développement du gouvernement ODD n 6.1 .Objectif volet développement durable qui fera de notre société , une société gagnante qui reposera sur les quatre valeurs á savoir : l’esprit de famille et d’équipe, le professionnalisme, le sens du service public et le respect du client

La vision de l’homme pour son institution.

L’ambition première de Patrice Pépé est de faire de la SEG une société de référence capable de donner de l’eau potable á la population guinéenne de façon régulière et continue.

Une société oú chaque cadre, chaque travailleur trouve sa place, une société oú chacun joue son rôle de façon responsable, professionnelle et honnête.

Ses atouts

Son expérience professionnelle tant á l’intérieur qu’á l’extérieur de la guinée, sa durée dans la société, son potentiel intellectuel, sa rigueur dans le travail, son sens élevé du respect de la hiérarchie, son patriotisme, le soutien et la confiance de ses collaborateurs , sa foi en Dieu sont autant d’atouts qui peuvent aider l’homme á mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de desserte en eau potable.

Patrice Pépé loua est le seul DG de l’histoire de la SEG á avoir gravi tous échelons pour devenir Directeur Général. Il aura donc commencé par être agent de zone avant de gravir toutes les pyramides de la structure sociétale.

Outre ces atouts personnels et professionnels, Patrice Pépé loua bénéficie du soutien et de la confiance de ses chefs hiérarchiques. En premier lieu celui de son ministre Papa Koly Kourouma. Ce dernier en bon chef á misé sur sa compétence pour lui proposer á ce poste de directeur général. Ce soutien est sans doute un facteur primordial qui pourrait aider la société dans les financements de ses projets quant on sait la proximité et la confiance qu’il y’a entre le baobad du Sud et le président

Alpha Condé C’est pourquoi , le président du conseil d’administration de la SEG l’ancien ministre de la santé Naman Keita n’avait pas tari d’éloges á l’endroit de Patrice pépé loua, le jour de son installation .En ce termes, il disait ceci : je crois que le ministre ne s’est pas trompé en vous proposant á ce poste, vous connaissez mieux que quiconque ce service. Votre discours programmé vient d’ailleurs confirmer ce que je viens de dire. Donc je prie le tout puissant Allah de vous accompagner dans cette noble tâche; déclarait avec espoir Naman Keita , un autre proche d’Alpha Condé Ses projections.

Patrice Pépé entend dans les mois et années á venir á faire en sorte que chaque foyer puisse bénéficier de l’eau potable tant á Conakry qu’á l’intérieur du pays.

Pour cela, il compte sur la disponibilité de l’accompagnement habituelle de l’État, et á l’appui des partenaires techniques et financiers de la société pour des investissements majeurs.

En attendant l’obtention de tous les moyens souhaités pour la réussite effective de sa mission, comme le dit l’adage des sages” quant on lave le dos pour toi ,il faut laver le ventre”. Le DG met l’accent prioritaire sur les opérations de réduction des pertes de revenus ( parties technique et commerciale) avec les opérations phares en dynamique avec la réparation des fuites d’eau qui sont : la codification et récodification ,la normalisation, la réhabilitation ,la lutte contre les fraudes et le traitement des anomalies sur le réseau. Toutes ces actions sont soutenus par un programme de formation des collaborateurs et la mise en place des structures adaptées notamment : la création d’une direction de formation et de l'orientation professionnelle, une division codification et optimisation des ressources. Cette démarche pourra á coup sûr améliorer grandement et de façon normale la desserte en eau potable

D’ores et déjà d’autres projets sont en cours d’élaboration dans ce sens. C’ est d’ailleurs dans ce souci de changement qu’il a récemment conduit une mission á l’intérieur du pays notamment dans certaines localités de la basse Guinée et de la région forestière. Dans ces localités où, il a visité les installations de la société, le numéro 1 de la SEG a tenu á féliciter et encourager les travailleurs et cadres de la société. « Je suis venu pour vous dire que ma priorité ce n’est pas seulement Conakry ma priorité c’est aussi l’intérieur du pays .C’est pourquoi ,je suis là pour échanger et partager avec vous pour voir le mieux á faire pour que nos populations puissent avoir de l’eau potable.

Donc je vous demande de faire le mieux que vous pouvez quelque soit la situation financière pour que nous puissions mériter la confiance de nos chefs. » A conclu Patrice pépé à Nzérèkoré , le directeur régional de la SEG , monsieur Kourouma a remercié le DG pour sa venue et l’intérêt qu’il porte au rayonnement de la société avant de dire tout son espoir pour l’avenir de la société dans les mains de Patrice Pépé loua

Sa vision Sociale de l’entreprise

L’aspect social ne reste pas en marge de l’ambition de l’homme. Dans son discours programme, le numéro 1 de la société des eaux de guinée a réservé une place prépondérante pour les questions sociales dans l’entreprise comme en témoigne cet autre passage de son discours. « Nous partageons tous l’objectif de faire de la SEG une société de référence, respectueuse des valeurs africaines, nous respectons l’opinion des uns et des autres, nous partagerons en permanence nos difficultés et nos joies en famille comme au service, nous accompagnons les nouvelles recrues pour faciliter leur intégration active au sein de la SEG. Nous faisons de la solidarité et de la collaboration entre les agents et leurs familles des atouts pour développer l’efficacité et les performances de la SEG. Nous contribuons de façon active á trouver des solutions pour les collaborateurs en difficulté de manière á les rendre plus productifs pour améliorer les résultats de la SEG et son image. Photo avec ses collègues. Mes chers collègues ,je puis vous rassurer que cette dynamique sociale va continuer sous ma direction avec une plus grande ferveur. »

Pour lier l’acte á la parole, le DG a mis un accent particulier sur la vulgarisation des assistances sociales en faveur des travailleurs notamment les cas de: décès, naissance etc..) et la normalisation des relations avec la caisse nationale de sécurité sociale.

Toutes ces actions entreprises á la SEG par le nouveau Directeur général pourront sans doute constituées des facteurs importants pour la réélection du président Alpha Condé quant on sait la place qu’occupe l’eau dans la survie d’une nation.

Donc á la lumière de tout ce qui précède on pourrait dire sans risque de se tromper que l’espoir est permit quant á l’amélioration de la desserte en eau potable pour les populations de Conakry et celles de l’intérieur du pays

Par Ibrahima Kalil Diallo

NB : Opinion

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Guinée : Foniké Mengué du FNDC de nouveau arrêté

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Oumar Sylla, dit Foniké Mengué a été de nouveau arrêté ce mardi 29 septembre 2020, à Conakry, en marge d’une marche interdite du Front national pour la défense de la Constitution, qui lutte contre un troisième mandat pour Alpha Condé.

L’annonce de son arrestation qui a circulé d’abord sur les réseaux sociaux a été vite confirmé par le FNDC.

« Urgent, Foniké Mengué kidnappé à nouveau par la police », a annoncé le front sur sa page facebook, sans plus de détails.

Ce mardi, le FNDC a appelé ses partisans à envahir les rues de Conakry pour demander le départ d’Alpha Condé au pouvoir, au terme de son second mandat. Mais cette manifestation a été interdite par les autorités guinéennes.

Le matin, des accrochages entre des jeunes du front et les forces de l’ordre ont été signalés dans plusieurs quartiers de la capitale guinéenne.

Plusieurs boutiques et magasins sont fermés et la circulation reste morose.

Il faut rappeler que le 24 avril dernier,  Foniké Mengué avait été aussi arrêté à son domicile, avant d’être relaxé le 27 août par le Tribunal de première instance de Dixinn, après quatre mois de détention.

Par Mariam Bâ

 

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