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Rejet de levée de l’immunité de Damaro: les magistrats réagissent

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L’Association des magistrats de Guinée vient de réagir suite au rejet de levée de l’immunité parlementaire d’Amadou Damaro Camara, président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle. « En refusant la demande des magistrats, on le sait, chacun se protège, parce que ce serait une dangereuse première, qui sonnerait le glas des interventions intempestives dans les procédures judiciaires », a déclaré les magistrats dans un communiqué transmis à guinee 28.

Lisez :

COMMUNIQUE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’ASSOCIATION DES MAGISTRATS DE GUINÉE

Nous avons appris, ce jour 08 mai 2019, sans surprise, la décision de l’Assemblée nationale tendant à rejeter notre demande de levée de l’immunité de Monsieur AMADOU DAMARO CAMARA.

Nous en connaissions déjà les raisons et les ressorts, avant le vote, à travers certaines déclarations préalables immodérées.

L’ingérence juteuse dans les affaires judiciaires est un sport très populaire pour certains investis du pouvoir d’Etat. Sachant que chacun la pratique à cœur joie, Monsieur Damaro CAMARA n’est pas celui qu’on protège.

En refusant la demande des magistrats, on le sait, chacun se protège, parce que ce serait une dangereuse première, qui sonnerait le glas des interventions intempestives dans les procédures judiciaires.

Nous avons également suivi, par voie de presse, les propos d’une inconcevable indécence provenant de personnes, qui commentent la décision de l’institution parlementaire.

Ceux qui se donnaient le luxe d’intervenir devant les juridictions, doivent désormais s’attendre à la pluie de flagrants délits qui s’abattra sur eux, car cette procédure sera déclenchée sitôt le seuil du bureau d’un magistrat franchi par eux et dans ce but. Il n’y aura pas, dans le cas de flagrant délit, conformément aux alinéas 2 et 3 de l’article 65 de la Constitution, de demande de levée de l’immunité parlementaire.

Par ailleurs, nous constatons que certains, parmi ceux qui ont pour devoir constitutionnel d’assurer l’éducation civique du citoyen, ont le malin plaisir de s’abaisser à proférer, sans retenue, des discrédits et paroles infâmantes contre le pilier central de notre devise nationale.

Ils croient faire mal aux magistrats et oublient que c’est l’image de la nation qui est ternie. Un pays, dont la magistrature est décrite telle que le reflètent les malveillances déversées sur elle, sans raison gardée et sans aucune forme de pudicité, peut-il espérer attirer l’investissement direct étranger?

Croit-on faire mal aux seuls magistrats quand on donne la preuve que le plus solide pilier d’un Etat repose sur une fondation fragile ? Quand la vue ne peut porter plus loin que le bout du nez, le cheminement ne peut être que laborieux.

On ne se gêne pas, ni n’hésite de mettre en danger la sécurité des magistrats que l’on se refuse à organiser ou renforcer.

Pourtant, les efforts, la multiplicité et la sévérité des sanctions du Conseil supérieur de la Magistrature auraient dû être perçus et commentés comme des indicateurs de la volonté d’assainir la justice. Mais, bien sûr que la répugnance et la volonté de chaque entité de plier la justice et la mettre sous sa botte sont tellement  fortes, que l’on ne peut pas voir la poutre placée dans son propre œil, mais l’on discerne, de loin, la paille dans l’œil de la justice.

Ceux qui parlent de corruption et se délectent d’injures et infâmie contre les magistrats devraient se regarder à deux fois dans le miroir et bien regarder autour d’eux !

Combien de véhicules de services alloués aux juridictions ? Quatre Toyota landcruisers, dont deux (2) à la Cour suprême, un (1) pour chaque Cour d’Appel et les doubles cabines affectées aux Procureurs en 2014, auxquels il faut ajouter l’assistance du PARJU.

Combien de bureaux décents dans les juridictions ? Nombre quasiment nul !

Quel effort de modernisation du fonctionnement et des infrastructures des Cours et tribunaux ? Le constat est peu élogieux !

Quels efforts pour la formation continue et la spécialisation des magistrats ?

Les efforts du Chef de Département, que nous saluons, sont paralysés par des restrictions budgétaires trop drastiques et par les mêmes commentaires insidieux.

Sur des milliers de dossiers traités par les Cours et Tribunaux par an, c’est pour quelques dizaines d’affaires, dans lesquels des véreux et verbeux se sont impliqués, que se font entendre d’assourdissants tintamarres !

Nous en tirons conséquences et bonnes leçons. Nous balaierons et l’intérieur de notre maison et la cour, mais au-delà, nous nettoierons notre devanture et n’oublierons de curer les caniveaux.

Les faiblesses et incuries dénoncées sont bien notées. Cette dénonciation et la malveillance des propos, des uns et des autres, ont un effet de réarmement moral, qui ne permettra plus la réédition des décisions du genre de celle récente du Tribunal de Kindia.

La peur, les intimidations, les injonctions, les ingérences, la manipulation et même les quelques cas ou formes de corruption auxquelles certains parmi nous ont pu céder, vont laisser la place à une détermination sans faille, à un renouveau de notre posture morale, nourrie d’une pugnace résistance à la violation de nos droits et prérogatives.

Cela, nous le ferons savoir après la tenue de notre très prochaine assemblée générale. Nous avons tout subi et encaissé, dans le silence et le renoncement, découlant de notre devoir de réserve. Cette attitude appartient désormais au passé. Nous le ferons sentir par une exemplaire rectitude dans l’accomplissement de nos missions et l’exercice de nos fonctions, sous la seule autorité de la loi.

Le nouvel avenir de la justice vient de se forger et la règle ‘’DURA LEX SED LEX’’ (la loi est dure mais c’est la loi), se fera sentir sans atermoiement et indifféremment, du moment que ‘’NUL N’EST AU-DESSUS DE LA LOI’’ et ‘’NUL N’EST CENSE IGNORER’’.

Aucun Magistrat ne donnera une interview, ne fera une déclaration avant cette très prochaine assemblée générale.

Conakry, 09 Mai 2019

Le Conseil d’Administration de l’AMG

 

 

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France : 26 tonnes de pneus usés en partance vers la Guinée interceptés

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26 tonnes de pneus usagés en partance vers la Guinée via le port d’Anvers ont été interceptés début janvier par les douaniers de la brigade d’Halluin-Reckem, dans le Nord de France.

« Ces déchets faisaient l’objet d’une tentative d’exportation illégale par deux sociétés basées en Nouvelle-Aquitaine », souligne le service des douanes, dans un communiqué cité par 20 minutes, qui explique que les transferts transfrontaliers de déchets sont régulés à l’échelle internationale. L’exportation de déchets vers des pays ne disposant pas de capacités de retraitement adaptées est interdite.

Selon cette source, ces pneus usagés étaient transportés par un poids lourd immatriculé en Roumanie, tractant un semi-remorque immatriculé en France, lui-même surmonté d’un conteneur.

Soupçonnant un transport illégal, les fonctionnaires ont donc consigné la marchandise, le temps de l’expertise par le Pôle national des transferts transfrontaliers de déchets (PNTTD) de Metz. « Celui-ci a confirmé qu’il s’agissait de déchets, expliquent les douanes. Une infraction pour tentative d’exportation en contrebande de déchets a donc été relevée à l’encontre des deux sociétés, qui se sont par ailleurs vues infliger une forte amende douanière. » Quant aux pneus, ils ont été traités dans une installation française autorisée par le PNTTD, aux frais des deux exportateurs.

Guinee28

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Maison centrale : de quoi est mort Mamadou Oury Barry ?

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Quelques semaines après le vieux Ibrahima Sow, Mamadou Lamarana Diallo et l’opposant Roger Bamba, un autre détenu, Mamadou Oury Barry, est décédé aussi en détention samedi passé à la Maison centrale. Mais de quoi est mort ce dernier ?

Selon le Ministère de la Justice, il est décédé d’une mort naturelle liée à une occlusion intestinale et une anémie bioclinique au Service des urgences de l’Hôpital Ignace Deen.

Unique fils chez sa mère, Mamadou Oury Barry, avait été placé sous mandat de dépôt le 5 août 2020, pour coups et blessures volontaires, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn.

Il avait été arrêté à Cosa, en marge d’une manifestation du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) contre le troisième mandat d’Alpha Condé.

Depuis novembre dernier, au moins quatre détenus sont décédés en détention préventive à la Maison centrale de Conakry. Alors que le ministère de la justice a toujours soutenu que ces prisonniers sont morts naturellement, dans leurs familles on croit plutôt aux effets de la « torture ».   Comme pour dire que ces décès suscitent des interrogations sur les conditions carcérales en Guinée.

Par Ibrahim Sylla

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Un autre détenu meurt en détention à la Maison centrale

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Les décès des prisonniers se multiplient à la Maison centrale. Après le vieux Ibrahima Sow, Mamadou Lamarana Diallo et l’opposant Roger Bamba un autre détenu politique vient de mourir en prison.

Selon nos informations, Mamadou Oury Barry est décédé à la Maison centrale samedi passé.

Âgé de 20 ans environ, ce jeune, chauffeur de profession,  avait été arrêté en août dernier, à Cosa, en marge d’une manifestation du front national pour la défense de la Constitution (FNDC) contre le troisième mandat d’Alpha Condé.

Depuis novembre dernier, au moins quatre détenus sont décédés en détention préventive à la Maison centrale de Conakry.

Ces décès suscitent des interrogations sur les conditions de détentions des opposants dans les différents établissements pénitentiaires du pays.

Par Mariam Bâ

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