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Economie

Mine/ Projet Simandou Sud: vers la révision du calendrier(officiel)

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Les partenaires du projet de minerai de fer de classe mondiale en Guinée, Simandou Sud, ont conclu le processus d’évaluation prévu sous les auspices du Cadre d’Investissement lancé fin juin. Ils se sont accordés sur un calendrier révisé des étapes clés et sur des mesures pour accélérer la livraison des Études de Faisabilité bancable (EFB) pour la mine et les infrastructures, ainsi que des activités facilitatrices de l’État pour l'investissement et la construction. Celles-ci sont en effet des catalyseurs essentiels autant pour la formation d’un consortium pour les infrastructures que pour le financement du projet.

Le Gouvernement de Guinée, Rio Tinto, un consortium d’investisseurs chinois dirigé par Aluminum Corporation of China (Chinalco) et la Société Financière Internationale (SFI) ont examiné l’avancement et le processus pour compléter les EFB et les Activités facilitatrices de l’État, dont notamment les facteurs et circonstances qui ont impactés le projet depuis l’entrée en vigueur du Cadre d’Investissement.

Les partenaires ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour trouver des solutions crédibles afin de redonner un élan au projet.
Des premières versions des EFB pour la mine et les infrastructures (rail et port) sont attendues pour décembre 2015, avant la livraison des versions finales et des activités facilitatrices de l’État à la date révisée pour la sélection d’un consortium pour les infrastructures en mai 2016.
Le Ministre d’État, Ministre des Mines et de la Géologie de la République de Guinée, Monsieur Kerfalla Yansané,a déclaré que Simandou Sud est un projet transformationnel pour la Guinée. Toutes les parties doivent se conformer à leurs engagements respectifs. Le Président de la République, son Excellence Professeur Alpha Condé et notre Gouvernement sommes pleinement engagés à créer un climat d’investissement positif et à jouer leur rôle pour l’avancement du projet ».

Monsieur Alain Davies, Chef de la Direction de Rio Tinto Diamants et Minéraux a dit : « Cet accord représente une étape importante dans le cadre du projet et établit un calendrier clair pour la livraison des Études de Faisabilité bancable et des activités facilitatrices de l’État ».

Monsieur Liu Caiming, Vice-Président de Chinalco a pour sa part affirmé : “Simandou est une ressource de classe mondiale. Nous sommes convaincus que le soutien du Gouvernement de Guinée permettra à tous ses actionnaires de donner un excellent exemple pour d’autres grands projets miniers, en fournissant au peuple Guinéen des bénéfices importants, aux investisseurs des rendements solides, et un résultat gagnant-gagnant pour toutes les parties”.

Pour Madame Namrata Thapar, Responsable Mondiale de la SFI pour le secteur minier, « La SFI en tant que membre du Groupe de la Banque mondiale, reste déterminée à soutenir Simandou Sud, un projet transformationnel qui a le potentiel d’offrir des avantages considérables pour la Guinée et sa population ».

Les partenaires du projet ont également convenu de mettre en œuvre un contrôle plus strict de l'avancement du projet, avec des calendriers détaillés et des étapes intermédiaires fournissant la base pour un meilleur suivi des activités afin de réduire tout risque de retard.

Guinee28.info est un site d’informations générales et d’analyses sur la Guinée. Il couvre au quotidien l’actualité en toute indépendance et impartialité. Il offre aussi à ses lecteurs un débat d’idées, favorisant l’établissement d’une culture démocratique. Vous êtes annonceurs ? Vous voulez publier un article sponsorisé ? Nous contacter: alfaguinee28@gmail.com

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A LA UNE

Bolloré envisage de vendre ses activités logistiques en Afrique

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Selon les informations du « Monde », le groupe Bolloré a déjà chargé une banque de  sonder des acheteurs pour la cession de son activité logistique en Afrique.

Bolloré est présent dans 42 ports africains en qualité d'opérateur de terminaux, d'agent de lignes maritimes ou de manutentionnaire. Il gère seize terminaux à conteneurs, principalement en Afrique centrale et en Afrique de l'Ouest, mais aussi trois concessions ferroviaires, des entrepôts et des ports secs, etc.

De quoi provoquer un séisme sur le continent où il emploie 20 800 collaborateurs, si cette opération va à son terme.

En tout cas, selon le monde, la banque d’affaires Morgan Stanley a été chargée de sonder discrètement l’intérêt des acquéreurs potentiels, notamment les grands noms du transport maritime. Le français CMA CGM examine le dossier, ainsi que le danois Maersk. L’exploitant portuaire Dubai Ports World et le chinois Cosco Shipping, gestionnaire du port grec du Pirée, pourraient également se mettre sur les rangs, ajoute la même source.  Mais Si les grands fonds de capital-investissement comme Ardian ou KKR regorgent de capitaux, la plupart d’entre eux sont limités, de par leur statut, dans leur capacité à investir dans les pays émergents, souligne le monde, précisant que le groupe n’a pas souhaité faire de commentaire sur le sujet de son éventuel départ en Afrique.

Selon RFI, Bolloré pèse plus deux milliards d'euros de chiffre d'affaires par an sur le continent. C'est aussi un vecteur essentiel de l'influence économique de la France en Afrique.

Toujours selon RFI, la réflexion sur un désengagement africain fait suite à l'abandon progressif des activités maritimes de Bolloré en France. On peut aussi rapprocher cette réflexion au fait qu'il y a huit mois le groupe a été condamné pour une affaire de corruption au Togo. Affaire pour laquelle Vincent Bolloré en personne doit être jugé. En Guinée, il est aussi accusé de corruption pour l'obtention de la concession du terminal à conteneurs du port autonome de Conakry, sous le règne de l’ancien président Alpha Condé, toujours aux mains de mutins depuis son renversement par un coup d’Etat, le 05 septembre dernier.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

Après le coup d’État, quel est l’avenir du secteur minier en Guinée ? (HRW)

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Le coup d’État du 5 septembre en Guinée a fait l’effet d’un séisme dans l’Afrique de l’Ouest, mais aussi sur les marchés des matières premières. La Guinée est le deuxième producteur mondial de bauxite, le minerai dont on extrait l’aluminium, et possède d’importantes réserves de minerai de fer, d’or et de diamants. Ce coup d’État suscite trois questions fondamentales concernant l’avenir du secteur minier et le fait de savoir si les Guinéens bénéficieront des richesses minières du pays ou bien continueront à payer le prix de leur exploitation.

La première interrogation consiste à savoir si le gouvernement militaire emploiera les recettes générées par l’exploitation minière pour donner aux Guinéens un meilleur accès à l’éducation, aux soins médicaux, et aux autres droits humains fondamentaux. En 2018, le secteur minier a apporté au Trésor public 544 millions USD, soit plus de 30 % du budget de l’État.

Après avoir déposé le président Alpha Condé, le nouveau leader militaire de la Guinée, Mamady Doumbouya, l’a accusé d’orchestrer la corruption endémique et de ne pas utiliser les bénéfices miniers pour lutter contre la pauvreté généralisée.

Rappelons que le leader du coup d’État précédent en Guinée, Dadis Camara, avait également commencé par adresser de forts messages contre la corruption, avant sa chute soudaine en 2009. Pourtant en 2017, son ministre des Mines a été reconnu coupable d’avoir touché des millions en pots-de-vin en échange d’accords d’exploitation minière. Ce nouveau gouvernement militaire peut-il faire mieux ?

La corruption est omniprésente en Guinée, même si sous la présidence d’Alpha Condé, le ministère des mines  a effectivement mené des réformes pour renforcer la gestion des revenus miniers. En 2019 et 2020 il a aussi commencé à redistribuer les bénéfices du secteur minier aux gouvernements locaux, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. La Guinée a par ailleurs participé avec régularité à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), qui exige des États qu’ils divulguent les revenus qu’ils reçoivent des entreprises minières.

Doumbouya a déclaré que le pays resterait engagé en faveur des principes de transparence et de bonne gouvernance mis en avant par l’ITIE. Mais l’ITIE elle-même a condamné le coup d’État en Guinée, qui pourrait, selon ses mots, « saper les progrès en matière de gouvernance démocratique et responsable ».

La deuxième question est de savoir si la façon dont les sociétés minières traitent les communautés voisines de ses exploitations connaîtra des améliorations.

Si les responsables du gouvernement et les entreprises minières ont beau louer l’impact des activités minières sur l’emploi et l’économie locale, de nombreuses communautés témoignent que l’exploitation minière détruit leurs terres agricoles, pollue leurs sources d’eau et les plonge dans une pauvreté encore plus grande.

Le gouvernement de Condé a bien trop peu agi pour vérifier que les entreprises minières respectent les droits humains. Il a autorisé les sociétés à travailler sans plans de gestion environnementale et sociale adéquats et les a aidées à éviter l’examen du public en maintenant la confidentialité de nombreux audits sur les impacts des activités minières effectués par le gouvernement et les entreprises.

Il se pourrait que le nouveau gouvernement se montre plus disposé à tenir tête à la puissante industrie minière, puisque Doumbouya a déclaré que « le respect scrupuleux des normes environnementales et sociales par les compagnies [était] impératif ». Mais une transition prolongée vers un régime civil risque d’affaiblir encore plus les ministères qui, au sein du gouvernement, supervisent les activités minières, et de retarder des réformes vitales, comme une réglementation attendue qui devrait exposer comment les sociétés devront compenser les communautés pour la perte de leurs terres.

La troisième interrogation porte sur le devenir des futurs projets miniers.

Aussi bien le gouvernement de Condé que les leaders du coup d’État ont promis que la Guinée transformerait une plus grande part de sa bauxite en alumine, un produit intermédiaire nécessaire à la production d’aluminium – ce qui retiendrait davantage de bénéfices à l’intérieur du pays.

Mais les raffineries d’alumine risquent de causer de nouveaux préjudices en matière d’environnement et de droits humains, notamment des fuites de boues rouges toxiques. La principale entreprise extractive guinéenne, la Société minière de Boké (SMB), envisage par ailleurs d’importer du charbon de Chine pour alimenter sa nouvelle raffinerie, ce qui augmenterait les émissions de carbone de la Guinée, mais aussi dégagerait des polluants aériens nocifs.

Le nouveau gouvernement militaire a également indiqué qu’il soutenait l’exploitation de gisements de minerai de fer, y compris Simandou, un énorme gisement de haute qualité situé dans une forêt tropicale connue pour sa biodiversité. SMB détient les droits de la moitié de Simandou, l’autre moitié étant détenue par le géant minier mondial Rio Tinto et par Chinalco, une société chinoise soutenue par l’État.

Le gouvernement de transition de la Guinée devrait examiner de près les plans de ces trois entreprises visant à développer le projet Simandou, qui exigent par ailleurs la construction d’une voie ferrée longue de 650 km. Depuis 2015, la rapide expansion de SMB dans le secteur de la bauxite guinéen a eu des impacts destructeurs sur les terres et les sources d’eau des communautés ; tandis que Rio Tinto possède partiellement une mine de bauxite exploitée depuis des dizaines d’années qui, elle aussi, a des antécédents préoccupants en matière de droits humains.

Que ce soit pour Simandou ou les autres accords miniers signés sous la présidence de Condé, le nouveau gouvernement devrait veiller à ce que les contrats, et la façon dont ils ont été octroyés, aient prévu des protections suffisantes contre la corruption et des garanties de respect de normes rigoureuses en matière de droits humains et d’environnement.

Les sociétés minières se sont dans l’ensemble montrées impassibles face au coup d’État. Cependant, dans le cas de ce secteur qui a tant profité du contrôle lâche et des réglementations peu strictes du gouvernement de Condé, la transition génère à la fois un risque accru d’atteintes aux droits humains et une opportunité d’apporter des améliorations, si le gouvernement et les entreprises en ont la volonté.

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A LA UNE

La junte gèle aussi les dépenses du personnel des Institutions et des ministères

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Le colonel Mamadi Doumbouya a décidé de geler les dépenses du personnel des Institutions républicaines et des départements ministériels.

Elles sont désormais renvoyées au crédit correspondant figurant dans la Loi de finance initiale exercice 2021, selon un décret du chef de la junte lu ce 28 septembre à la télévision nationale.

Quelques jours après le coup d’Etat, la junte militaire avait aussi gelé les comptes bancaires des dignitaires du défunt régime d’Alpha Condé.

Par Mariam Bâ

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