Devant la chambre de jugement de la CRIEF, l’ancien Directeur Général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Mandian Sidibé, a rejeté en bloc ce vendredi 30 octobre 2026 les accusations de détournement portant sur 78 milliards de francs guinéens. Dénonçant une machination politique destinée à le brouiller avec le chef de l’État, l’ex-patron de l’OGP a plaidé non coupable, mettant en avant la perte des archives de l’entreprise et défendant la légalité de ses rémunérations face aux juges.
Poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics portant sur 78 milliards de francs guinéens, l’ancien Directeur Général de l’Office guinéen de publicité (OGP), Mandian Sidibé, a comparu ce vendredi 30 octobre 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).

Limogé le 14 décembre 2025 et visé par des chefs d’inculpation incluant l’abus de confiance, la corruption et l’usage illicite de biens, le prévenu a catégoriquement rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui, dénonçant une machination politique orchestrée pour ternir son image auprès du chef de l’État.
À la barre, l’ancien responsable a axé sa défense sur la perte de la quasi-totalité des archives de l’institution, consécutive à l’explosion du dépôt d’hydrocarbures de Kaloum et au transfert des dossiers opéré par son successeur.
Il a vigoureusement contesté le montant global de 78 milliards de francs guinéens, le qualifiant d’invention dépourvue de pièces justificatives, et a précisé que ses émoluments — constitués d’un salaire de 75 millions de francs guinéens, de 30 millions de prime de carburant et d’une enveloppe forfaitaire de 100 millions — s’inscrivaient dans le cadre strict des avantages réglementaires approuvés par le conseil d’administration.
L’ancien dirigeant comparaît aux côtés de Pépé Haba et du comptable Aboubacar Sidiki Konaté, alors que les débats se poursuivent avec l’audition menée par le tribunal, le ministère public, la partie civile et la défense.
Pour rappel, après avoir passé plus d’un an en détention provisoire, Mandian Sidibé avait obtenu une mise en liberté le 15 juin précédent pour des motifs médicaux, tout en restant placé sous contrôle judiciaire dans ce dossier marqué par des divergences autour de la gestion financière, des recrutements de l’OGP et de la véracité des rapports d’inspection.
Par I.Sylla

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