Un nouvel éboulement meurtrier a frappé un site d’orpaillage artisanal dans la préfecture de Siguiri. Alors que quatre corps avaient été initialement extraits, trois nouvelles victimes ont été découvertes ce lundi matin, portant le bilan provisoire à sept morts. Les recherches se poursuivent dans des conditions extrêmes pour retrouver des disparus potentiellement pris au piège sous les décombres.
Le drame s’est produit dimanche 07 juin en début d’après-midi. Selon les premières informations recueillies sur place, un pan de terre massif s’est effondré sur les travailleurs en activité. En plus des mineurs, l’éboulement aurait enseveli deux camions-bennes qui opéraient sur le site.
Cette présence d’engins lourds fait craindre le pire pour les heures à venir. Selon les témoignages d’orpailleurs locaux, « chaque engin mobiliserait habituellement entre 10 et 16 travailleurs », une réalité qui laisse redouter une augmentation significative du nombre de victimes à mesure que les recherches progressent.
Des recherches complexes et une course contre la montre
Dès le départ, les équipes de secours et des volontaires civils ont réussi à extraire quatre corps. Ce lundi matin, l’espoir de retrouver des survivants s’est encore amoindri avec la découverte de trois nouveaux corps extraits des gravats, ce qui porte le bilan à sept décès actés.
Sur le terrain, les fouilles se déroulent « dans des conditions particulièrement difficiles ». Face à l’urgence de la situation et à la masse de terre à déplacer, la Société Aurifère de Guinée (SAG) est intervenue en soutien aux autorités locales et aux habitants. L’entreprise minière a mis à disposition deux pelles mécaniques afin de déblayer la zone sinistrée et d’accélérer les opérations.
À l’heure actuelle, « aucun bilan définitif n’a encore été communiqué ». Les autorités locales restent prudentes, le nombre exact de personnes présentes au moment du sinistre restant difficile à chiffrer.
Ce nouvel accident vient cruellement rappeler « les dangers liés à l’exploitation artisanale de l’or dans la préfecture de Siguiri », une région où la précarité des installations artisanales continue de défier les règles de sécurité les plus élémentaires.
Par Mariam Bâ


