Le Sénat américain a ouvert la voie, vendredi 7 août, à la prolongation jusqu’au 31 décembre 2028 de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), l’accord commercial qui permet à 32 pays africains, pour la plupart subsahariens, d’exporter certains produits vers les États-Unis sans s’acquitter de frais de douane. En adoptant le projet de loi H.R. 6500 à une écrasante majorité de 90 voix pour et seulement 6 contre, la chambre haute du Congrès offre une perspective de stabilité cruciale à un texte qui devait initialement expirer à la fin de cette année.
Ce renouvellement, voté dans des termes identiques aux dispositions précédentes, doit désormais suivre la suite du parcours législatif américain : la Chambre des représentants doit encore examiner le texte à son tour, étape préalable indispensable avant sa promulgation par le président Donald Trump.
Sur le plan commercial, la reconduction de l’AGOA s’inscrit toutefois dans une relation économique globale dont la portée demeure modeste. Les envois à destination des États-Unis ne représentent en effet que 6 % des exportations africaines totales, soit un volume de quelques dizaines de milliards de dollars, bien éloigné des trillions de dollars qu’affichent les importations mondiales américaines.
De plus, si cette reconduction se confirme, son impact réel sera mitigé par l’environnement réglementaire américain plus large. Depuis 2025, les exportateurs africains demeurent exposés aux taxes douanières instaurées par d’autres lois américaines. La prolongation effective de l’AGOA pourrait néanmoins servir de levier pour l’adoption d’exemptions spécifiques au bénéfice des produits africains.
Par Guinee28


