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Le gouvernement répond à Amnesty International

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Vendredi, le 9 juillet 2021 – Les rapports d’Amnesty International se suivent et se ressemblent: les Gouvernements sont interpelés et accablés pour les libertés des citoyens qui seraient limitées, ou leurs droits qui ne seraient pas respectés. Les ONG de défense des Droits de l’Homme ont cette liberté et sont dans leur rôle. Comme il est du devoir et de la responsabilité inaliénable de tous les Etats d’assurer la sécurité des biens et des personnes, et de veiller à l’exercice responsable des droits et des libertés reconnus à chacun et à tous. L’autorité de l’Etat et la paix sociale en dépendent.

Depuis l’accession du Professeur Alpha Condé à la magistrature suprême du pays, il a été noté plus d’ouverture politique et d’engagement en matière de promotion et de protection des Droits humains.  Cependant, très souvent, les crises sociales violentes, les tensions politiques et électorales que le pays a connues ont mis à mal la volonté politique de favoriser une Démocratie apaisée et de consolider les bases fondamentales d’un Etat de droit.

A qui, la faute ? L’Etat engagé à assurer la sécurité publique par tous les moyens légaux, et à garantir pleinement les droits et les libertés fondamentales des citoyens ; ou la faute aux leaders politiques et acteurs de la société civile qui usent de la violence et ont, systématiquement, recours à la force pour se faire entendre ou revendiquer ?

La Guinée vient de loin, notamment pour ce qui est du respect des Droits de l’Homme, et continue encore à subir l’image et la perception de son passé jalonné d’actes de répression politique et de graves violations des Droits humains.

En dépit des progrès incontestables accomplis ces dernières années, le pays est encore vu sous ce prisme par de nombreux observateurs, et peine à convaincre de sa reconversion réussie et sans doute perfectible, dans le concert des nations démocratiques et respectueuses de la dignité humaine. Le temps et l’histoire semblent s’être arrêtés.

Le dernier rapport d’Amnesty International confirme que la Guinée est toujours sur la sellette, même s’il y est fait mention d’actes qui démontrent l’indépendance de la justice et témoignent de l’existence d’un Etat de droit.

Cet énième rapport, comme d’autres avant, ainsi que toutes les différentes prises de position, expriment des points de vue ou reprennent des commentaires et des opinions qui sont loin d’être neutres et innocents. Il est à noter que dans la plupart des cas, il ne s’agit pas de faits avérés, recoupés avec d’autres sources, notamment indépendantes.

Pour mémoire et la bonne compréhension de tous, c’est à la suite de violences meurtrières et de destructions massives d’édifices publics et de biens privés, qu’il a été procédé à toutes les interpellations,  que la justice guinéenne a ouvert des enquêtes pour rechercher,  identifier les auteurs,  complices et commanditaires de ces tragiques événements qui ne sauraient, dans un État de droit sous toutes les latitudes, avoir comme justification ou excuse la pratique de la Démocratie et rester ainsi impunis.

En toute indépendance, liberté et responsabilité, l’instruction suit son cours normal dans les dossiers en attente de jugement, et le Gouvernement se félicite que les premiers arrêts ont été pris, que les procès annoncés et attendus sont préparés avec sérénité et diligence, autant que peuvent le permettre les contraintes liées la tenue d’un procès juste et équitable.

D’autres décisions suivront sans doute aussi dans un proche avenir, afin d’édifier chacun et tous à propos des graves violations des droits humains et des violences politiques et sociales, sans précédent, qui ont été enregistrées avant, pendant et après les dernières élections.  On ne peut donc tirer, à ce stade, des conclusions relatives aux responsabilités des uns et des autres, de l’Etat, ni en désigner d’avance les responsables. Sinon, à quoi bon mener des enquêtes ou saisir la justice ?

Les Guinéens continuent d’avoir confiance en leur justice sur laquelle, faut-il le rappeler, au nom du principe sacro-saint de la séparation des pouvoirs, le Gouvernement n’a aucune autorité, ne peut exercer la moindre influence.

La justice guinéenne, à l’instar de toutes les autres justices dans un État de droit, n’agit pas, ne se prononce pas en fonction des interpellations, de la clameur populaire, des pressions de tous ordres, mais plutôt en fonction des Lois de la République et de l’intime conviction des magistrats.

Le temps judiciaire est jugé, partout dans le monde, long et fastidieux, mais nécessaire aussi à la manifestation de la vérité et l’exercice d’une bonne administration de la justice.

Monsieur le Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions et de la séparation des pouvoirs, n’empiète pas sur les prérogatives de la justice, ni ne s’avise de bafouer les valeurs de la Démocratie et les principles de L’Etat de droit.  Cependant, chaque fois que c’est nécessaire, pour la paix sociale et dans sa volonté d’unir et rassembler les Guinéens, il a usé de ses pouvoirs constitutionnels pour poser des actes d’apaisement et de réconciliation. Comme chacun le note et le salue.

La Démocratie, en Guinée comme partout oú elle existe, a ses règles et ses limites, tout comme l’Etat de Droit a ses exigences connues et respectées de tous. Doit-on l’accepter pour certains et le refuser à d’autres ?

C’est la question que tout le monde devrait se poser, avant de juger et condamner.

Tibou Kamara, Ministre d’Etat,

Conseiller spécial du Président de la République,

Ministre de l’Industrie et des PME,

Porte-parole du Gouvernement

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

 

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France : pas de naturalisation pour Mamoud, jeune Guinéen qui avait sauvé la vie d’une jeune femme

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En 2019, Mamoud Diallo était fêté en héros dans le Vercors après avoir sauvé la vie d'une jeune cuisinière violemment agressée par un forcené. Grâce à cet acte de bravoure, il espérait être naturalisé, mais sa demande a été refusée par la préfecture de l'Isère (Grenoble), rapporte le site francetvinfo.

Depuis la rentrée, Mamoud Diallo est en formation en alternance pour une entreprise du bâtiment qui lui assure un petit salaire. Ce jeune Guinéen s'était illustré malgré lui en 2019 en sauvant une jeune cuisinière d'une mort certaine. Prenant son courage à deux mains il était intervenu alors qu'un forcené agressait violemment la jeune femme avec une arme tranchante.

Pour cet acte de bravoure, il avait reçu la médaille de la ville d'Autrans et espérait depuis un coup de pouce pour sa naturalisation. Mais voilà, la préfecture de l'Isère est pointilleuse et n'a pas accédé à sa demande. Elle lui a été refusée pour deux motifs. Mamoud Diallo aurait séjourné illégalement en France, il était pourtant demandeur d'asile 15 jours après son arrivée dans le pays. Son acte de naissance serait également non conforme.

Face à cette décision préfectorale, Dominique Daumin son parrain s'interroge. Il existe selon lui des naturalisations obtenues après des actes de bravoure, ce qui n'a pas été le cas pour Mamoud. Il cite volontiers la naturalisation d'un jeune Malien, Mamoudou Gassama, qui avait sauvé un enfant d'une chute d'un immeuble au péril de sa vie, en mai 2018 à Paris. Il cite aussi volontiers, la naturalisation de Lassana Bathhily, qui avait sauvé des otages des terroristes de l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes en 2015.

Pourquoi l'acte de bravoure n'a pas été retenu ? Pour l'instant, le préfet n'a pas souhaité nous répondre. En attendant, la situation est critique pour Mamoud Diallo qui pourra refaire une demande dans 2 ans mais d'ici là, sa carte de séjour aura expiré. Son patron ne l'embauchera définitivement que s'il obtient sa naturalisation. "Si tu es étranger et que tu as rendu service en France, soupire-t-il, on te donne la nationalité française normalement, mais pas pour moi".

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

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Alassane Ouattara: « il faut revenir à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible », en Guinée

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Alassane Ouattara se dit préoccupé par l’intégrité physique et la santé du président déchu, Alpha Condé. Dans une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique (JA), le président Ivoirien a condamné les coups d’Etat survenus au Mali et récemment en Guinée, où il appel à un retour à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible.

« Nous sommes préoccupés par l’intégrité physique et la santé du président Alpha Condé, et nous l’avons dit aux autorités militaires guinéennes lors de notre mission, qui était conduite par le chef de l’État ghanéen, Nana Akufo-Addo, à Conakry le 17 septembre. Le président [Mamady Doumbouya] du CNRD [Comité national du rassemblement et du développement] nous a donné des assurances à ce sujet », souligne-t-il.

Face à cette crise,  Alassane Ouattara assure qu’il est indispensable d’accompagner les Guinéens afin de minimiser l’impact de la transition sur les populations, dit-il, ajoutant qu’il faut revenir à l’ordre constitutionnel le plus tôt possible.

Pour prévenir désormais les coups d’Etat, le président Ivoirien suggère une autocritique de la gouvernance dans nos différents pays. « Car évidemment, une mauvaise gouvernance peut amener des militaires à intervenir dans le jeu politique, ce qui n’est pas souhaitable. Ceux qui sont au pouvoir doivent mieux tenir compte de la réalité, de l’évolution de leur pays et de toutes les couches sociales, notamment de la jeunesse, ainsi que du développement équilibré de l’ensemble du territoire national », estime-t-il.

Par Mariam Bâ

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Le CNRD pour une Guinée nouvelle : avancer tout droit vers le but sans se laisser distraire ! (Ousmane Gaoual Diallo)

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Depuis l’avènement des militaires au pouvoir le 5 septembre 2021 sous la bannière du CNRD dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya, la joie est quasi unanime de même que l’espoir dans la cité. Dans tout le pays c’est la détente après plusieurs années de crispation sur fond de lassitude pour la plupart des Guinéens.

Entre crises sociopolitiques et économiques nées d’une mal gouvernance calamiteuse si cruelle, le cocktail fut démesuré avec pour corolaire l’accentuation de la pauvreté et la misère dans le pays. Le spectacle s’est passé devant tout le monde quand la course à l’enrichissement illicite de l’ancienne classe dirigeante et ses innombrables complices avait pris une envolée flagrante.

Certains Guinéens sont de redoutables spécialistes des époques révolues tout comme ils sont de cyniques partisans des projets machiavéliques dont se sont rendus coupables tous les dirigeants de la Guinée avant leur fin de parcours souvent chaotique. Quand un chef arrive, des groupuscules soucieux de préserver leurs intérêts ou de bénéficier des avantages de la nouvelle donne, affleurent de toutes parts pour proclamer à cor et à cri une allégeance fantaisiste et opportuniste ayant contribué durant toutes ces années à la déconfiture de la nation.

Le CNRD est averti, par la rigueur dont il a fait montre depuis le début, moins sont les petits malins qui essaiment la rue, les espaces publics ou autres pour une quelconque campagne de soutien démagogique. Les premiers “essayistes” aux banderoles à l’effigie du Colonel Mamady Doumbouya en ont été vite dissuadés, donnant un peu plus un gage de confiance et d’espérance au bas peuple.

Mais attention, le CNRD doit rester vigilant car les mouvements de soutiens, s’ils ne parviennent pas à se frayer le chemin habituel, leurs tentacules semblent se limiter à une forme courante : les interminables déclarations de soutiens distillées tous les jours sur le petit écran de la télévision nationale. Elles sont en général l’émanation d’anciens opportunistes reconvertis qui, après avoir embouché la même trompette pour déclarer leur prétendue loyauté à l’ancien establishment, tentent encore de compromettre le présent. Tout sauf patriotique, cette espèce de caméléons humains est pire que le chiendent.

À l’orée des grandes réformes institutionnelles pour le meilleur de la Guinée et des Guinéens, il faut sonner le glas à toutes les tentatives d’intrusion inutiles ou de récupération dangereuse de quelque démarche saine du Colonel Mamady Doumbouya et ses frères d’armes qui jusqu’à preuve du contraire, inspirent confiance. Les journées de concertation engagées avec les forces vives de la nation sont une preuve du nouveau départ fait de rupture avec le passé infernal de la Guinée.

Par Ousmane Gaoual Diallo

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