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Le FNDC appelle à une nouvelle journée de résistance ce mardi

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Le front national pour La défense de la Constitution a appelé les guinéens à une nouvelle manifestation de résistance demain mardi 10 mars, pour soutenir les opposants au projet de troisième mandat détenus à travers le pays.


Communiqué :

La panique généralisée qui s’est emparée des imposteurs est plus que jamais perceptible, à en juger par la recrudescence des actes de violation des droits de l’homme auxquels ils s’adonnent ces dernières semaines.

Après l’assassinat de 41 personnes en moins d’un semestre de contestations populaires, M. Alpha Condé et ses sbires s’adonnent à cœur joie à des arrestations arbitraires et aux kidnappings des paisibles citoyens et leur déportation dans des endroits tenus secrets où ils les soumettent à toutes sortes de violence.

Le mode opératoire des agents chargés de commettre ces basses besognes s’apparente aux méthodes des escadrons de la mort tel qu’on l’a connu sous d’autres cieux.

Il ne se passe pas une journée sans qu’on apprenne la disparition de personnes enlevées souvent en plein jour et dans la plupart du temps en présence des membres de leurs familles qui ne sont même pas informés sur la destination de leurs proches enlevés.

On signale la présence de dizaines de personnes dans des camps militaires et autres lieux inappropriés pour une détention irrespectueuse des lois en vigueur. Le plus inquiétant est que ces personnes sont interdites de recevoir de la visite, même lorsqu’il s’agit de leurs avocats.

Depuis le vendredi dernier, deux responsables du FNDC ont été kidnappés à leur domicile en plein jour et en présence des membres de leurs familles par des hommes encagoulés venus à bord de plusieurs véhicules suspects.

Plus de deux jours après leur enlèvement, aucun membre de leur famille, encore moins leurs avocats n’ont pu les rencontrer. Toutes les tentatives allant dans ce sens sont restées vaines malgré l’insistance et l’appelle au respect des lois en la matière.

Ces méthodes d’un autre âge sont inadmissibles et ne sauront être tolérés par le FNDC et dans une large mesure le Peuple de Guinée dans son ensemble.

A ce niveau élevé de profanation des principes qui gouvernent notre pays, le FNDC considère qu’il a à faire à un groupe de hors-la-loi qui n’a ni foi, ni loi.

Par conséquent, le FNDC n’a de choix que de demander aux citoyens de se défendre pour éviter de périr car il est clairement apparu qu’il s’agit désormais d’un combat existentiel.

Le FNDC invite tous les guinéens à manifester leur solidarité agissante à l’endroit de tous nos concitoyens qui croupissent dans les geôles de ce régime barbare, en s’associant massivement aux actions de résistance active que nous lançons le mardi 10 mars 2020.

Ainsi, chaque citoyen, soucieux du devenir de notre cher pays la Guinée, est appelé à prendre une initiative qu’il jugera opportune et efficace pour faire entendre la détresse du Peuple à M. Alpha Condé et son clan assoiffé de sang.

Les actions à entreprendre pourraient être de simples boycotts des services administratifs à la paralysie des activités économiques sur toute l’étendue du territoire.

Le FNDC appelle l’ensemble de ses antennes locales de veiller à la réussite totale de cette journée de résistance active qui se doit d’être mémorable et annonciatrice d’une fin de règne de la terreur.

Nous conseillerons aux citoyens de tous les secteurs d’activités à observer ce mot d’ordre du FNDC en suspendant leurs activités le jour indiqué.

Le FNDC prévient qu’il fait de la libération de toutes les personnes arbitrairement détenues une priorité absolue, sans quoi, nous nous réservons le droit d’agir en conséquence et sans délai.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !
Conakry, le 8 mars 2020

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Détournement présumé de 200 milliards : la ministre Zenab décide de porter plainte

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Alors que le Parquet a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête sur le détournement présumé de plus de 200 milliards de francs guinéens, imputé à la ministre de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, Zenab Nabaya Dramé et révélé par nos confrères de guineenews, la mise en cause a décidé en son tour de saisir la justice, pour non seulement «réparer le préjudice» mais surtout « préserver mon honneur » et celui du gouvernement, dit-elle.

«Chers concitoyens, Je ne peux accepter d’être accusée et condamnée dans une campagne publique de dénigrement délibérée et assumée, déclenchée par un article paru sur un site d’informations. J’ai donc décidé, moi-même, de saisir la justice pour réparer certes l’énorme préjudice que j’ai subi avec les miens, mais aussi pour me rétablir dans mes droits, surtout pour préserver mon honneur, celui du gouvernement auquel j’appartiens ainsi que l’image de marque de notre pays », a-t-elle annoncé ce lundi 30 novembre 2020.

« Mon avocat, Me Dinah Sampil, fera les diligences nécessaires. Convaincue de mon innocence, il revient désormais à mes détracteurs d’apporter toutes les preuves des graves accusations portées contre moi, afin d’édifier la justice et l’opinion publique. a-t-elle ajouté

Par Mariam Bâ

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Tierno Monénembo : « je continuerai à dire merde à ce régime »

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[TRIBUNE] — Depuis quelques jours, des Etats-Unis, de France, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, du Mali et d’ailleurs, des bonnes âmes soucieuses de ma liberté et de ma vie m’adressent des messages d’alerte : il paraît que ma vie est en danger. Je devrais me méfier, baisser le ton, adoucir mes propos et peut-être même quitter le pays.

Eh bien non, je ne me méfierai pas, je ne baisserai pas le ton et surtout, surtout, surtout, je ne quitterai plus jamais mon pays sauf pour les besoins d’une conférence, d’un Salon du Livre ou d’un check-up médical. Je ne viens pas de Haute-Volta moi, je suis d’ici moi. Mon père est enterré au cimetière de Coléah, ma mère, à celui de Dixinn, mes aïeux reposent à Porédaka.

Déjà, à la fin des années 60, ceux de ma génération avaient commis la grave erreur de fuir le régime bestial de Sékou Touré. Aujourd’hui encore, le pays entier continue d’en payer le prix. Les dictatures, on ne les fuit pas, on les confronte, on leur crache dessus, on les abat. Cette magistrale leçon de l’Histoire, je l’ai parfaitement assimilée à présent. Je ne reculerai plus jamais devant un despote. La liberté a un prix et ce prix, je suis prêt à le payer comme l’ont déjà fait nombre de nos compatriotes.

Je pense aux centaines de morts qui jalonnent les deux mandats du sinistre Alpha. Je pense aux dizaines de disparus, aux milliers de prisonniers politiques. Je pense en particulier à Ousmane Gaoual, Sékou Koundouno, Chérif Bah, Etienne Soropogui Oumar Sylla, Saïkou Oumar, Ismaël Condé, Souleymane Condé et les autres. Je pense à vous tous vaillants patriotes guinéens qui croupissez dans les geôles d’ Alpha Condé pour avoir refusé de renoncer à votre dignité de citoyens. Je m’incline humblement devant votre foi et votre bravoure.

Les Guinéens en ont jusque-là. Ils sont tous prêts à mourir pour recouvrer leur liberté. Ils sont prêts à consentir les sacrifices qu’il faut, cela prendra le temps que cela prendra. Ils savent que le despotisme est déjà derrière eux. Le régime archaïque d’Alpha Condé n’est que le dernier maillon d’une espèce en voie de disparition. Après 62 ans de chaos absolu, ils savent qu’ils sont près du but : c’est pour bientôt, le soleil de la liberté, le jour de la concorde et du bien-être collectif.

Pour ma part, non seulement je ne quitterai pas le pays, mais je suis prêt à mourir. Rien de plus beau que de mourir pour la liberté ! Il y a des moments où la plume ne suffit pas. Il y a des moments où l’écrivain doit abandonner sa table de travail pour descendre dans l’arène. Le romancier ne doit pas se contenter de prendre la parole, il doit aussi prendre la rue, se tapir dans les tranchées ou se jucher sur les barricades.

« Un poème dans la poche, un fusil dans la main », disait d’ailleurs mon ami congolais, Emmanuel Dongala. De Garcia Lorca à Paul Eluard, de Tahar Djaout, à Ken Saro Wiwa, c’est quand le poète tombe sous les balles des barbares que la littérature prend tout son sens. Et qu’est-ce que la littérature sinon, ce bataillon armé de mots qui depuis la nuit des temps occupe les avant-postes du combat pour la liberté : liberté d’être, liberté de penser, liberté de dire, liberté d’aller et de venir, liberté de créer, liberté de rêver.

Non, je ne reculerai pas. Non, je ne me méfierai pas. Non, je ne n’adoucirai pas mes propos. Je continuerai vaille que vaille à dire merde à ce régime de merde.

Advienne que pourra !

Par Tierno Monénembo

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Maison Centrale : « gravement » malade, Etienne Soropogui admis d’urgence à Ignace Deen

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La santé de l’opposant Etienne Soropogui s’est fortement dégradée à la Maison centrale où il est emprisonné depuis une dizaine des jours, avec plusieurs autres responsables de l’opposition, au point qu’il a été admis d’urgence hier vendredi, à l’hôpital Ignace Deen.

Selon son avocat qui s’inquiète de sa situation, il souffre des complications pulmonaires.

« Nous pensons qu’en pareil cas, son état nécessite une évacuation sanitaire. Je viens de parler avec lui, mais je suis très inquiet », a confié Me Salifou Béavogui à nos confrères de guineematin.com.

Poursuivi  pour « fabrication, acquisition, stockage, détention, usage d’armes légères, de guerre, détention de munitions, menaces, association de malfaiteurs », le président du mouvement politique « Nos Valeurs Communes », a été placé sous mandat de dépôt le 16 novembre 2020 avec ses coaccusés,  Ousmane Gaoual Diallo, Mamadou Cellou Baldé et Abdoulaye Bah, tous des responsables de l’UFDG, le principal parti de l’opposition dirigé par Cellou Dalein Diallo.

Justement, leur arrivée à la Maison centrale intervenait le jour même où un sexagénaire détenu dans cette prison, mourait juste après son transfèrement d’urgence de sa cellule à l’hôpital Ignace Deen. Selon sa famille, le vieux à succomber, suite à des tortures subies lors de sa détention. Une version que le ministère de la justice dément.

Par Mariam Bâ

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