Le Parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a formellement démenti, par voie de communiqué, l’authenticité d’une liste de restrictions de voyage largement relayée sur les plateformes numériques, y compris dans nos colonnes.
Ce document non référencé, qui prêtait au procureur spécial Charles Wright l’intention d’interdire de sortie du territoire une centaine de hauts fonctionnaires, est qualifié par l’institution d’« amalgame » préjudiciable au travail des services de police judiciaire.
Tout en fustigeant la propagation d’informations « parcellaires ou erronées », le ministère public a tenu à réaffirmer son attachement rigoureux au « secret des enquêtes » et à la « présomption d’innocence », piliers fondamentaux des procédures engagées contre la corruption et le blanchiment de capitaux.
Une offensive judiciaire sous le signe de la rigueur
Malgré cet incident de communication, la CRIEF maintient une ligne de conduite offensive pour répondre aux exigences de moralisation de la vie publique.
Le Parquet assure qu’il s’engage à « démasquer, traquer et poursuivre sans aucune exception tous les délinquants financiers », tout en précisant que « le temps est à l’action et non à la parole ».
Préférant l’efficacité aux effets d’annonce, les autorités judiciaires ont annoncé qu’elles communiqueraient désormais « au cas par cas et au besoin sur les procédures pendantes ».
L’institution appelle parallèlement à la participation « responsable des dénonciateurs et lanceurs d’alerte » pour garantir l’aboutissement des enquêtes dans le strict respect des règles pénales en vigueur en République de Guinée.
Par I.Sylla


