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Il ne faut pas que la pandémie de Covid-19 entraîne « l’extinction des médias », met en garde António Guterres

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Le déclin financier de nombreuses organisations de médias d'intérêt public dans le monde fait partie des effets secondaires dangereux de la pandémie de Covid-19, a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’une réunion co-organisée cette semaine par les Nations Unies pour renforcer le soutien au secteur.

Les journaux ayant perdu à eux seuls environ 30 milliards de dollars l’année dernière, « certains craignent que la pandémie n’entraîne ‘l’extinction des médias’ », a averti le chef de l’ONU.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser cela se produire », a-t-il dit dans un message préenregistré. « Le maintien d’un journalisme indépendant et factuel est un bien public mondial essentiel pour bâtir un avenir plus sûr, plus sain et plus vert ».

Le Secrétaire général a appelé les pays à soutenir le nouveau Fonds international pour les médias d’intérêt public, en particulier pour assurer l’avenir des organisations de médias indépendantes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

La discussion qui a eu lieu mercredi avant la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, était co-organisée par le Département de la Communication globale des Nations Unies (DGC) en coopération avec l'organisation philanthropique Luminate, en appui à ‘Vérifié’, une initiative des Nations Unies visant à partager des informations factuelles sur la Covid-19. Melissa Fleming, qui dirige le DGC, a animé l'événement.

Une question de vie ou de mort

La pandémie a révélé à quel point l'accès à des informations fiables est plus qu'un simple droit humain fondamental, mais aussi une question de vie ou de mort, et l'ONU s'emploie à lutter contre les informations fausses et trompeuse, ainsi que contre les discours de haine, qui se sont multipliés. avec le nombre de cas.

Le Ministre de l’information du Ghana, Kojo Oppong-Nkrumah, a déclaré aux participants que « l’infodémie » n’a fait qu’aggraver les difficultés économiques auxquelles les médias sont confrontés.

« Alors que des gens fabriquent de fausses informations et les diffusent, et que les revenus des médias sont réduits et que, par conséquent, les niveaux de professionnalisme dont vous avez besoin ont tendance à en souffrir, l'effet combiné est que la crédibilité des médias est menacée, en particulier lorsqu'ils commencent à diffuser certaines de ces informations erronées ou fabriquées », a-t-il déclaré.

Réductions de salaire, mises à pied, bilan de santé mentale

Le fait que la pandémie étrangle les médias dans le monde a été confirmé dans une enquête menée auprès de 14.000 journalistes et responsables de l'information dans 125 pays, menée par le Centre international des journalistes (ICFJ) et l'Université Columbia, tous deux basés aux États-Unis.

Les médias dépendent des revenus publicitaires, et plus de 40% ont signalé des baisses comprises entre 50 et 75%. Le résultat a été des réductions de salaire et des licenciements de personnel « à un moment où les gens avaient désespérément besoin d'informations », a déclaré Joyce Barnathan, Présidente de l'ICFJ.

Leur étude a également révélé les conséquences mentales de la pandémie sur les personnes qui nous apportent des informations.

Environ 70% des journalistes ont estimé que les impacts psychologiques et émotionnels étaient la partie la plus difficile de leur travail. Environ un tiers ont déclaré que leurs organisations ne leur avaient pas fourni d'équipement de protection. Une autre étude a révélé que les femmes journalistes ont également signalé des attaques « choquantes ».

L'avenir des démocraties est en jeu

Alors que les économies reviennent lentement à une nouvelle normalité, Mme Barnathan s'attend à ce que les revenus publicitaires reviennent également. Cependant, elle se demande si leurs niveaux seront suffisants pour financer des médias d'intérêt public dynamiques à l'échelle mondiale.

« Ce n'est pas seulement le journalisme qui est menacé mais, à mon avis, l'avenir des démocraties », a-t-elle déclaré.

La journaliste philippine primée Maria Ressa a partagé cet avis, affirmant que la « mission » du journalisme n'a jamais été aussi importante. La plupart des gens reçoivent maintenant leurs informations des médias sociaux tels que Facebook, mais elle a déclaré que ces mêmes plates-formes « sont biaisées contre les faits ».

« Si nous n’avons pas de faits, nous n’avons pas de réalité commune », a déclaré Mme Ressa, lauréate cette année d’un prix de l’ONU pour la liberté de la presse. « Un mensonge dit un million de fois devient un fait. Sans faits, nous ne pouvons pas avoir de vérité. Sans vérité, nous ne pouvons pas avoir confiance ».

Avec le modèle commercial actuel du journalisme essentiellement « mort » et la publicité siphonnée par Facebook et d'autres géants de la technologie, Mme Ressa a souligné que les organisations de médias d'intérêt public doivent « faire avec le monde de la technologie » pour survivre.

La journaliste Maria Teresa Ronderos de Colombie a estimé que la période actuelle de « perturbation » pourrait conduire à l'expérimentation et à l'innovation dans la profession. Elle a souligné le besoin de financement. « Si le journalisme obtient le soutien dont il a besoin à très grande échelle, il peut utiliser la technologie pour faire des reportages d'investigation, pour se connecter avec les gens, pour se connecter avec le public, d'une manière beaucoup plus qualitative ».

Guinee28

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Siguiri : au moins 15 morts dans l’éboulement d’une mine semi-industrielle

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Au moins 15 personnes ont péri dans l’éboulement d’une mine semi-industrielle à Tatakourou, dans la sous-préfecture de Doko, préfecture de Siguiri, en Haute Guinée.

Le drame est survenu  dans la journée de ce samedi 08 mai, selon un communiqué du gouvernement.

« Le Gouvernement a appris avec une profonde affliction et un immense regret les événements douloureux survenus dans la journée de ce samedi 08 mai à Tatakourou, dans la sous-préfecture de Doko, préfecture de siguiri, suite à un éboulement dans une exploitation minière semi-industrielle. De source sécuritaire, le bilan de cet accident dramatique fait état de 15 décès et des blessés », a déploré les autorités guinéennes.

Par ailleurs, le président Alpha Condé « a instruit le Gouvernement de mener toutes les investigations pour déterminer les circonstances et causes exactes du drame et d’en tirer toutes les conséquences », ajoutant le communiqué.

Par Mariam Bâ

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Présidence de la Feguifoot : désormais quatre candidats pour un seul fauteuil

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Quatre candidats vont disputer désormais la présidence de la Fédération Guinéenne de Football.

Il s’agit de Kerfalla Camara « KPC », Abdoul Karim Bangoura « AKB », Aboubacar Touré « Bouba Tri » et Chérif Souleymane. Leurs candidatures ont été validées ce samedi 8 mai 2021par la Commission électorale.

Par contre, la candidature d’Ahmed Sékou Camara a été déclarée invalide par la Commission électorale.

Ces quatre candidats retenus seront départagés par les membres statutaires lors de l’Assemblée générale élective prévue le 18 mai 2021 à Conakry.

Le vainqueur succédera à Mamadou Antonio Souaré , contraint par la FIFA de retirer sa candidature à sa propre succession à la Féguifoot.

Le 1er Vice-président ainsi que les 11 membres du Comité exécutif, seront également élus lors de cette Assemblée générale élective par les 65 membres statutaires de la Fédération Guinéenne de Football.

Par Ibrahim Bangoura

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RDC : le formateur des ministres guinéens sur la bonne gestion accusé de détournement de 205 millions de dollars

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L’ancien premier de la République Démocratique du Congo, Augustin Matata Ponyo, se voit obliger d’écourter son séjour de travail en Guinée, pays où il a déjà formé les ministres sur le nouveau concept de la gouvernance d’Alpha Condé, dénommé «  Gouverner autrement ».  En cause, il est cité dans une nébuleuse affaire de détournement de 205 millions de dollars US en RDC.

Ce dossier concerne la gestion du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, situé dans le Bandundu. Un projet qui a connu la débâcle après avoir englouti 285 millions de dollars américains dont 205 millions auraient été détournés.

Selon RFI, à la suite d'un rapport fait par l'Inspection générale des finances, Augustin Matata Ponyo est pointé du doigt comme l'auteur intellectuel de cette débâcle. Pour réussir cet exploit, l'ancien Premier ministre n'aurait pas respecté les procédures de passation des marchés publics comme l'exige  la loi. Il aurait seul choisi le partenaire sud-africain Africom qui n'avait que trois ans d'existence.

Il rejette ces accusations, estimant que la primature et le chef du gouvernement n'étaient nullement impliqués dans la gestion des fonds de ce projet.

Toutefois, une demande de la levée de son immunité a été adressée au Sénat, l’obligeant ainsi à écourter son séjour de travail à Conakry.

« De Conakry où je me trouve au service de l’Afrique, j’ai décidé d’écourter mon séjour de travail et de rentrer à Kinshasa pour faire face à une justice politiquement instrumentalisée. Je suis fier d’avoir servi mon pays dans la transparence et crois en la force de la vérité », a-t-il annoncé, dans un tweet.

Augustin Matata Ponyo est en Guinée parce que son cabinet d’études ‘’Congo Challenge’’ a signé un contrat à la demande du Président Alpha Condé pour appuyer le pays dans le cadre de son programme d’émergence économique. Et à ce titre-là, il est appelé à œuvrer auprès du gouvernement guinéen pendant au moins deux semaines par mois pour travailler avec son équipe.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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