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Cour constitutionnelle : opposition et société civile se mobilisent pour sauver Kélefa Sall

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Plusieurs leaders de l’opposition et des acteurs de la société civile se sont réunis ce lundi 24 septembre 2018, à Conakry, pour s’opposer à la tentative de destitution du président de la Cour constitutionnelle, Kélefa Sall.   

Le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, Faya Millimono du BL, Fodé Bangoura du PUP, Dembo Sylla de l’UDG  et des acteurs de la société civile comme Dansa Kourouma , Makalé Traoré ou encore Sékou Koundouno de la cellule du Balai Citoyen, se sont tous retrouvés pour tenter de s’unir contre le « putsch » à la Cour constitutionnelle.

Le 12 septembre dernier, huit des neuf conseils de la Cour avaient annoncé avoir destitué leur président, Kélefa Sall, qu’ils accusent de gestion « opaque » et des mépris à leurs égards.

Mais selon plusieurs observateurs, la démarche des huit conseillers viole plusieurs dispositions de la constitution notamment son article 102 qui stipule que « les membres de la Cour constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat. »

Face donc à cette « violation, l’opposition et la société civile promettent de se battre pour que Kélefa Sall reste à la tête de cette institution, sans quoi, estiment-elles, c’est un boulevard qui s’ouvre pour un 3e mandat en faveur du président Alpha Condé. Président que beaucoup accuse d’être à l’origine des ennuis de M. Sall, en représailles contre son discours du 14 décembre 2015.

Ce jour, à l’occasion de l’investiture d’Alpha Condé pour son second mandat, Kélefa Sall l’avait mis en garde contre toute tentative de modification de la constitution pour un troisième mandat.

« Gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes car, si le peuple de Guinée vous a donné et renouvelé sa confiance, il demeure cependant légitimement vigilant», avait-t-il déclaré devant plusieurs présidents africains dont Denis Sassou Nguessou du Congo.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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La structure en charge de passation et de l’exécution des marchés publics placée sous l’autorité du chef de l’Etat

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La structure en charge du contrôle des procédures de passation et de l’exécution des marchés publics et délégations de services publics a été placée sous l’autorité directe du président de la République, Alpha Condé.

La décision a été annoncée par un décret lu mardi 27 juillet 21, à la télévision nationale.

Dans ce décret, le chef d’Etat a promulgué l’ordonnance n°003/PRG/SGG portant modification de l’article 3, alinéa 3 de la loi L2018/028 AN du 5 juillet 2018. Loi fixant les règles qui régissent la passation, le contrôle et la régulation des marchés publics et délégations de services publics en Guinée.

Par Guinee28

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Côte d’Ivoire : accolade et sourires entre les anciens rivaux Gbagbo et Ouattara

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Une accolade et des sourires: le président ivoirien Alassane Ouattara a reçu son prédécesseur Laurent Gbagbo mardi dans une atmosphère de réconciliation, pour leur première rencontre depuis leur duel à l'élection de 2010 qui avait débouché sur une crise meurtrière.

"Comment tu vas Laurent ? Content de te voir", a lancé M. Ouattara à M. Gbagbo en l'accueillant sur le perron du palais présidentiel à Abidjan où les deux hommes se sont donné l'accolade et ont avancé main dans la main.

Après un tête-à-tête d'une trentaine de minutes, ils ont tenu un bref point de presse saluant tous deux une rencontre "fraternelle" et "détendue".

Au-delà de l'ambiance chaleureuse du rendez-vous, Laurent Gbagbo a appelé l'actuel chef de l'Etat à libérer les personnes arrêtées pendant la violente crise post-électorale de 2010-2011 qui sont toujours en prison.

"J'étais leur chef de file, je suis dehors aujourd'hui et ils sont en prison. J'aimerais que le président fasse tout ce qu'il peut pour les libérer", a-t-il déclaré.

"Cette crise a créé des divergences mais cela est derrière nous. Ce qui importe c'est la Côte d'Ivoire, c'est la paix pour notre pays", a de son côté affirmé M. Ouattara.

Leur dernier tête-à-tête remontait au 25 novembre 2010, date à laquelle ils s'étaient affrontés dans un débat télévisé quelques jours avant le second tour de la présidentielle.

"Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) se félicite des prédispositions nouvelles du président (Alassane Ouattara) au dialogue (...) Nous encourageons donc cet esprit de dialogue inclusif (...) emboitant le pas à ses prédécesseurs Henri Konan Bédié (chef du parti) et Gbagbo" a salué auprès de l'AFP N'Goran Djedri, un des dirigeants du PDCI, principale formation d'opposition alliée aux pro-Gbagbo.

"Nous croyons que les Ivoiriens sentent les lignes bouger en faveur de la paix, de la réconciliation et cela est profitable à tout le monde" a-t-il ajouté.

D'autres rencontres prévues

La présidentielle de 2010 en Côte d'Ivoire avait débouché sur une grave crise qui avait fait 3.000 morts, née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite.

Ce dernier avait ensuite été arrêté et poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité.

Mais depuis le retour, grâce au feu vert du président Ouattara, de son ancien rival, définitivement acquitté par la justice internationale, le mot réconciliation est sur toutes les lèvres.

Après un premier contact téléphonique au début du mois, la rencontre, qui devrait être suivie d'autres rendez-vous selon les deux hommes, marque un certain apaisement de la vie politique ivoirienne, dans la continuité du retour de M. Gbagbo le 17 juin.

"Nous avons convenu de nous revoir de temps en temps. C'est important de rétablir la confiance et que les Ivoiriens se réconcilient et se fassent confiance également", a notamment déclaré M. Ouattara.

Autre signe de cette décrispation, le gouvernement avait également laissé entendre qu'il ne ferait pas appliquer la condamnation de M. Gbagbo à vingt ans de prison pour le "braquage" de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pendant les événements de 2010-2011.

Exigence de justice

Une perspective qui ne plaît pas à tout le monde, à l'image d'Issiaka Diaby, président du Collectif des victimes de Côte d'Ivoire.

"Nous sommes ici pour dénoncer l'exécution sélective des décisions de justice en Côte d'Ivoire. Nous estimons que la réconciliation ne peut pas se résumer à la rencontre de deux citoyens, il faut la vérité, la justice", a-t-il déclaré mardi à l'occasion d'un hommage aux victimes de la crise, au cimetière de Williamsville, un quartier d'Abidjan.

L'apaisement entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo ne coule toutefois pas de source, tant les relations entre les deux hommes restent marquées par les violences post-électorales de 2010-2011.

"Les deux protagonistes de la crise vont se rencontrer, ce n'est pas totalement anodin ! La rencontre ne va pas effacer les divergences abyssales entre eux, mais c'est une évolution de cette relation", soulignait l'analyste politique Rodrigue Koné à l'AFP, en amont de cette rencontre.

Mais Laurent Gbagbo ne compte pas rester discret dans le jeu politique ivoirien. Depuis son retour, il s'est déjà affirmé comme un opposant politique de premier plan à Alassane Ouattara, 79 ans.

Très vite, il était allé rencontrer Henri Konan Bédié, un autre ancien président, désormais poids lourd de l'opposition et n'avait pas manqué d'égratigner M. Ouattara, son ancien allié.

Il l'avait notamment appelé à "respecter les textes", en référence à sa réélection en 2020 pour un troisième mandat controversé, au cours d'une présidentielle boycottée par l'opposition qui jugeait ce nouveau mandat inconstitutionnel.

AFP

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Près de 60 migrants meurent dans un naufrage au large de la Libye

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Près de 60 migrants cherchant à joindre l'Europe, sont morts noyés lundi 26 juillet dans un naufrage au large de la Libye, rapporte l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Des femmes et des enfants figurent parmi les victimes.

"Au moins 57 migrants se sont noyés dans un naufrage au large de Khoms aujourd'hui", précise l'OIM. La ville de Khoms est située à 120 kilomètres de la capitale Tripoli sur la côte ouest de la Libye, pays d'Afrique du Nord plongé dans le chaos depuis 2011.

"Les survivants qui ont parlé à notre personnel ont déclaré que 20 femmes et deux enfants faisaient partie de ceux qui ont perdu la vie", ajoute l'OIM sur son compte Twitter, en pointant "une autre tragédie" migratoire sur cette "route dangereuse".

Des images également diffusées par l'organisation montrent des travailleurs humanitaires distribuant eau et colis alimentaires aux survivants visiblement épuisés.

Avec AFP

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