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Guinée : la junte dépêche une mission à Accra

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Le président Ghanéen et président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufo-Addo, a reçu mercredi dernier une délégation de la junte militaire guinéenne, le Comité national pour la réconciliation et le développement (CNRD), à la Maison du Jubilé à Accra.

Selon la présidence ghanéenne, la délégation, composée de trois personnes a été  conduite par le colonel Sadiba Koulibaly, adjoint du CNRD. Ils ont été reçu au siège de la présidence ghanéenne pour informer le président Akufo-Addo, de la feuille de route en cours d’élaboration pour assurer une transition en douceur et le retour à un régime démocratique et constitutionnel en Guinée.

Dans son allocution, le colonel Sadiba Koulibaly a informé le Président que dix jours de consultations avec les principales parties prenantes en Guinée avaient conduit à la rédaction et à l’adoption d’une nouvelle charte de transition réaffirmant la détermination des dirigeants militaires à ramener le pays à un régime civil.

En particulier, selon lui, la charte soulignait que les membres de la transition seraient exclus de la candidature aux élections présidentielles et législatives, ajoutant qu’un Premier ministre civil dirigerait le gouvernement de transition.

Le colonel Koulibaly a également noté que le CNRD comprend et accepte les décisions et les sanctions prises contre la Guinée par l’agence. Cependant, il a demandé à la CEDEAO de prendre en compte les circonstances particulières qui ont conduit aux événements du 5 septembre 2021.

En ce qui concerne la tenue des élections présidentielles et législatives dans le délai de six mois fixé par la CEDEAO pour le retour à un régime démocratique, la délégation a demandé à l’Autorité de reconsidérer sa décision car la Guinée n’est pas en mesure de le faire dans le délai spécifié.

Il a déclaré que les dirigeants militaires avaient décidé de mener un recensement national, de restructurer la loi électorale et de mettre en place un nouvel organe électoral pour organiser des élections libres et équitables.

Pour sa part, le président Akufo-Addo a réitéré la « condamnation sans réserve du coup d’État de la CEDEAO car il viole le protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, qui exige que le pouvoir politique soit obtenu par le vote plutôt que par balle.

Connaissant la charte de transition récemment adoptée, le président de la CEDEAO a indiqué qu’il s’agissait d’un pas dans la bonne direction et a été encouragé par la décision du CNRD de tenir les chefs d’État de la CEDEAO régulièrement informés de l’évolution du processus de transition.

Le président Akufo-Addo est resté clair sur le calendrier de la tenue des élections, affirmant que six mois seraient suffisants pour un tel exercice.

Il a assuré les dirigeants guinéens que la CEDEAO soutiendrait le processus électoral en fournissant un appui technique à la Guinée.

Le président Akufo-Addo a souligné la nécessité pour les dirigeants militaires guinéens de prêter attention aux décisions de l’agence, car tout le poids de la communauté internationale se tient derrière chaque décision de la CEDEAO.

Sur la question ennuyeuse de l’arrestation du Président Alpha Condé, le Président de la CEDEAO s’est dit préoccupé par son maintien en détention, sa sécurité physique et son incapacité à exprimer ses droits humains fondamentaux.

À cette fin, le Président Akufo-Addo a réitéré l’appel de la CEDEAO à la libération immédiate et inconditionnelle du Président Alpha Condé.

Le colonel Koulibaly a assuré au président Akufo-Addo que le président Condé était en bonne santé et recevait des soins adéquats, ajoutant que le président Condé avait toujours accès à son médecin personnel et à son cuisinier.

Source : présidence ghanéenne

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Dialogue inclusif : les principales coalitions politiques rejettent l’appel du premier ministre

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Les principales coalitions politiques guinéennes (ANAD,  FNDC politique,  CORED et RPG-Arc-en-ciel), ont à nouveau indiqué qu’elles ne prendront pas part au cadre de dialogue inclusif mis en place par le premier ministre, Bernard Gomou.

La décision a été prise ce lundi 3 octobre 2022, à l’issue d’une plénière tenue au QG de l’UFDG, à la Minière.

Dans une déclaration commune ayant sanctionné la rencontre, ces coalitions politiques  ont déploré le caractère ‘’ unilatéral’’ de la création de ce nouveau cadre de dialogue et sa ‘’subordination’’ au CNRD et au gouvernement, alors que ceux-ci sont parties prenantes, disent-elles.

Outre cela, elles ont estimé que le médiateur de la CEDEAO est plus figuratif qu’architecte capable de lever tous les obstacles, notamment les atteintes inadmissibles aux droits et libertés fondamentaux, pour rendre possible et fécond le dialogue nécessaire à une sortie réussie de la transition.

De fait, l’ANAD,  le FNDC politique,  la CORED, et RPG-Arc-en-ciel souhaitent que ce cadre de dialogue soit dirigé par le médiateur de la Cedeao en Guinée, Yayi Boni,  alors que le premier ministre a désigné trois femmes, Makalé Traoré, Hadja Aicha Bah et Mme Guilao Joséphine Léno, comme facilitatrices.

Par Mariam Bâ    

 

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Burkina Faso : le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba a accepté de démissionner

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Le chef de la junte au pouvoir au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, destitué vendredi par le capitaine Ibrahim Traoré mais qui refusait d'abdiquer, a finalement accepté de démissionner dimanche 2 octobre, ont annoncé des chefs religieux et communautaires.

"Suite aux actions de médiation" menées par ces chefs entre les deux rivaux, "le président Paul-Henri Sandaogo Damiba a proposé lui-même sa démission afin d'éviter des affrontements aux conséquences humaines et matérielles graves", écrivent-ils dans un communiqué.

Le lieutenant-colonel Damiba a posé plusieurs conditions à son départ. La poursuite des opérations militaires sur le terrain, la garantie de la sécurité et de la non-poursuite des soldats qui s'étaient engagés à ses côtés, la poursuite du renforcement de la cohésion au sein des forces de sécurité, la poursuite de la réconciliation nationale, le respect des engagements pris avec la Cédéao – en clair, le respect des échéances devant mener à un retour à l'ordre constitutionnel –, la poursuite de la réforme de l'État et, enfin, la garantie de sa sécurité et de ses droits, ainsi que ceux de ses collaborateurs.

Après sa démission, il est parti au Togo.

Guinee28

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Massacre du 28 septembre en Guinée : ce que note le rapport onusien du colonel Abdoulaye Chérif Diaby

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Suite à l’ouverture du procès du massacre du 28 septembre, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie, pour la manifestation de la vérité. Cette fois-ci nous vous proposons le cas du colonel Abdoulaye Chérif Diaby, ministre de la santé à l’époque des faits.

Lisez :

    1. Le colonel Abdoulaye Chérif Diaby mérite d’être mentionné dans le présent rapport, en relation avec une éventuelle responsabilité pénale directe, voire aussi une responsabilité de commandement, compte tenu des faits décrits aux paragraphes 136 à 146 et 166 à 168 ci-dessus. La Commission constate qu’il existe des raisons suffisantes de croire que les traitements médicaux et l’accès aux soins ont été refusés aux victimes blessées, et qu’il a y eu de surcroît manipulation de la documentation médicale pour dissimuler l’origine des blessures et des décès. Par ailleurs, il est manifeste qu’une absence volontairement coordonnée des processus habituels de conservation des corps, associée à une prise de contrôle sur les morgues par les forces de l’ordre, a contribué à la dissimulation des traces de l’événement, voire à leur disparition. Le Ministre de la santé a été vu à l’hôpital alors qu’il agressait verbalement le personnel soignant, leur demandant « qui vous a donné l’ordre de soigner ces gens? », donnant un coup de pied à un blessé, fermant la pharmacie et confisquant les médicaments sur les patients qui en ressortaient.
    2. La Commission constate aussi que le personnel de l’hôpital était terrifié à l’idée de lui communiquer des informations, plusieurs personnes disant qu’elles avaient reçu la consigne de ne pas parler. Certaines, conscientes des risques qui pouvaient en découler, ont toutefois accepté de partager discrètement de nombreux éléments d’information.
    3. Le Ministre de la santé a nié toute prise de contrôle militaire sur les hôpitaux, indiquant que les forces de l’ordre ne s’étaient trouvées sur place qu’à partir du mercredi. Une telle déclaration est en contradiction flagrante avec les nombreux éléments obtenus par la Commission et figurant dans le présent rapport. Le Ministre de la santé n’a par ailleurs rien entrepris pour minimiser l’impact de la prise de contrôle militaire des hôpitaux sur les patients ou sur les cadavres qui y avaient été amenés. Il n’a en outre sanctionné aucun de ses subordonnés, de quelque manière que ce soit, pour sa participation directe au refus de dispenser un traitement médical ou pour ses manquements dans la préservation des corps en vue de leur identification.

    Guinee28

    A suivre : Autres responsabilités à déterminer…

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