Un policier américain d’origine guinéenne, Alhassane Barry, âgé de 29 ans, a été abattu alors qu’il n’était pas en service, le dimanche 16 août 2026 peu avant 4 heures du matin, devant un bar clandestin situé sur Elmwood Avenue, près de la 73e Rue, dans le secteur d’Elmwood Park, dans le sud-ouest de Philadelphie.
Transporté d’urgence dans un état critique au Penn Presbyterian Medical Center en compagnie d’une seconde victime âgée de 35 ans, le jeune agent a succombé à ses blessures, tandis que l’autre homme atteint de plusieurs balles demeure hospitalisé. Le décès de l’officier a été officiellement confirmé lors d’une conférence de presse tenue ce même dimanche par Kevin Bethel, le commissaire de la police de Philadelphie.
Les circonstances de ce meurtre sont liées à un affrontement ayant dégénéré. Selon les informations initiales diffusées par 6abc.com, le drame aurait pour origine une altercation survenue à l’extérieur de l’établissement avant que des coups de feu ne soient tirés.
Des images de vidéosurveillance obtenues par NBC10 apportent des précisions sur le déroulement des faits : elles montrent un véhicule de police banalisé circulant dans le secteur vers 3h30 du matin, suivi, une dizaine de secondes plus tard, de la sortie d’un individu du bar clandestin juste avant qu’une bagarre n’éclate. Les enquêteurs américains poursuivent actuellement leurs investigations pour établir les responsabilités, le ou les auteurs de la fusillade n’ayant pour l’heure pas été formellement identifiés.
Profondément endeuillée, la communauté s’est réunie dès le lundi au Centre islamique de Philadelphie, situé à environ 400 mètres des lieux du drame, pour une veillée funèbre suivie d’une prière.
Cette cérémonie rapide a été organisée conformément aux enseignements islamiques qui privilégient un retour rapide du corps à la terre.
S’exprimant au micro de NBC10 en marge de ces funérailles, le président de l’Association guinéenne de la vallée du Delaware a souligné qu’il s’agissait d’un jour d’une immense tristesse, frappant non seulement la famille de la victime, mais également l’ensemble de la communauté guinéenne établie aux États-Unis.
Par Mariam Bâ


