Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, a ordonné ce dimanche 7 juin 2026 l’évacuation immédiate des occupants des bâtiments identifiés comme dangereux dans le secteur de « Bowal », situé à Nongo Morykantéyah. Face à la dégradation rapide du terrain, marquée par de larges crevasses sur la chaussée et les habitations, le ministre de l’Urbanisme et son homologue des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, se sont rendus sur les lieux pour une mission d’inspection urgente. Cette décision d’évacuation vise à prévenir tout risque de drame et d’effondrement alors qu’un phénomène d’instabilité du sol s’amplifie dans cette zone en pleine expansion urbaine.
Les premières analyses des experts de la Direction de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme (DATU) font état de risques structurels sérieux. Pour expliquer l’apparition de ces fissures, les spécialistes pointent du doigt la multiplication des forages, l’implantation de constructions dans des secteurs à forte sensibilité géologique sans études préalables du sous-sol, et le non-respect des règles d’aménagement. Afin d’apporter une réponse coordonnée, une réunion de crise est organisée ce lundi au ministère de l’Urbanisme avec les départements des Mines, de l’Environnement et de l’Administration du territoire pour créer un comité interministériel de surveillance.
« Nous faisons face à une situation préoccupante qui exige des mesures préventives rapides. La sécurité des populations reste notre priorité absolue », explique le ministre de l’Urbanisme, Mohamed Lamine Sy Savané, à la RTG.
Il a fermement rappelé la généralisation de la mesure de retrait des zones à risque : « C’est inquiétant. C’est le moment pour nous, en tout cas, de dire à tous les citoyens d’être vigilants. Tous les bâtiments qui sont en danger vont être derrière. On a commencé à évacuer du côté de Lambanyi la dernière fois. Ça va être le cas pour tous les bâtiments. En tout cas, le site est vraiment très sensible. La stabilité des sols est désormais au cœur des préoccupations ».
De son côté, le ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a précisé la démarche scientifique en cours : « On avait déjà envoyé une mission au mois de mai, il y a eu un rapport dont l’examen continue. Mais nous voyons que le phénomène continue de s’amplifier. Nous sommes venus pour faire le point de la situation en vue de déterminer la cause ».
Par Mariam Bâ


