En l’espace de 24 heures, 668 migrants partis des côtes ouest-africaines ont débarqué aux îles Canaries à bord de quatre pirogues de fortune. Parmi ces rescapés de l’Atlantique figurent de nombreux citoyens guinéens, une nouvelle preuve de l’ampleur des traversées périlleuses vers l’Europe.
Un total de 668 migrants, parmi lesquels figurent de nombreux citoyens guinéens, ont débarqué dans l’archipel espagnol des Canaries en seulement 24 heures, entre le samedi 10 et le dimanche 11 octobre, à bord de quatre embarcations de fortune. Cette nouvelle vague d’arrivées massives sur les côtes espagnoles, relayée par le média InfoMigrants et l’agence de presse EFE, illustre une fois de plus la hausse dramatique des traversées périlleuses sur la route maritime de l’Atlantique, poussant des centaines de jeunes ressortissants d’Afrique de l’Ouest, notamment de Guinée, à risquer leur vie dans l’espoir de fuir les difficultés socio-économiques et de trouver de meilleures opportunités en Europe.

L’une des pirogues les plus importantes a été secourue le dimanche en début de soirée par les secours maritimes espagnols avant d’être remorquée jusqu’au port de La Restinga, sur l’île d’El Hierro. À son bord se trouvaient 136 exilés (106 hommes, 12 femmes et 18 mineurs), originaires du Sénégal, de Gambie et de Guinée, qui avaient pris la mer sept jours plus tôt depuis Brufut, en Gambie, deux passagers ayant dû être hospitalisés d’urgence à leur arrivée. Un peu plus tôt dans la journée, une autre embarcation avec 220 personnes à bord (205 hommes, sept femmes et huit mineurs), comprenant également des ressortissants de Guinée, du Sénégal et du Mali, a atteint l’archipel après six jours de navigation depuis Niodior, au Sénégal.
La journée de dimanche a été marquée par une troisième interception au sud d’Arguineguín, sur l’île de Grande Canarie, où un bateau transportant environ 212 personnes a été escorté vers le port local, nécessitant l’évacuation sanitaire par hélicoptère d’un passager dans un état grave, selon José Antonio Rodríguez, porte-parole de la Croix-Rouge cité par Reuters. Enfin, dans la soirée de samedi, une première pirogue transportant 96 exilés — dont des ressortissants guinéens, burkinabès, ivoiriens, maliens et d’autres nationalités africaines — avait déjà été secourue au large de Lanzarote, portant à six le nombre total de migrants conduits à l’hôpital sur l’ensemble des interventions.
Par I.Sylla

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