Visés par une enquête pour des faits présumés de corruption, de blanchiment de capitaux et d’évasion fiscale, l’ancien ministre des Mines Ahmed Kanté et 24 collaborateurs de la société 2A-GIC font l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national. Une mesure conservatoire requise ce 7 octobre 2026 par le procureur spécial de la CRIEF, Alphonse Charles Wright, afin de garantir leur maintien à la disposition de la justice guinéenne.
Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) de Guinée, Alphonse Charles Wright, a formellement requis l’interdiction de sortie du territoire national à l’encontre de l’ancien ministre des Mines Ahmed Kanté et de vingt-quatre de ses collaborateurs au sein de la société 2A-GIC, selon des informations rapportées par le site mondemedia.info.

Révélée dans une réquisition datée du 7 octobre 2026, cette mesure enjoint directement au Commissaire spécial de l’aéroport international Ahmed-Sékou-Touré et au Directeur central de la Police aux frontières de prendre toutes les dispositions nécessaires pour empêcher le départ du pays des personnes visées.
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D’après le parquet spécial, cette interdiction s’inscrit dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur des faits présumés d’évasion fiscale par blanchiment de capitaux, de corruption et d’infractions assimilées, et s’avère indispensable pour maintenir les suspects à la disposition de la justice tout en évitant tout risque de fuite.
Outre l’administrateur général Ahmed Kanté, la réquisition cible un large groupe de cadres et d’employés de l’entreprise 2A-GIC, allant de la direction des ressources humaines à l’audit interne, la sûreté ou le service technique, incluant notamment Moussa Kanté, Aboubacar Fatou Camara, Zakaria Bah et Kadiatou Yêbhê Kanté. Comme le précise mondemedia.info, la décision judiciaire exige le signalement immédiat au parquet de toute tentative de déplacement des mis en cause.
Cette nouvelle procédure s’ajoute à d’autres dossiers visant déjà l’ancien ministre devant la CRIEF, bien que l’ensemble des faits reprochés restent des présomptions à ce stade de l’enquête et que cette restriction de circulation ne préjuge en rien de la culpabilité des personnes citées.
Par Guinee28

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