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Cellou Dalein Diallo sur le coup d’Etat : « je suis soulagé et un peu inquiet »

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Voilà onze ans qu’il perd tous ses duels face à Alpha Condé et qu’il crie à la fraude électorale. Aujourd’hui, tout à coup, la route semble se dégager devant Cellou Dalein Diallo. Mais le chef de l’opposition guinéenne peut-il vraiment faire confiance aux militaires qui viennent de renverser Alpha Condé ? Pour la première fois depuis le putsch, le leader de l’UFDG, l’Union des forces démocratiques de Guinée, s’exprime. En ligne de Conakry, il répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Après le coup de force de ce 5 septembre, est-ce que vous êtes soulagé ou est-ce que vous êtes inquiet ?

Cellou Dalein Diallo : Je suis soulagé et un peu inquiet. Soulagé parce que, vraiment, l’armée nous a débarrassés d’une dictature. Alpha Condé s’est emparé du pouvoir en modifiant la Constitution et en violant donc son serment. Ensuite, c’est un hold-up électoral qu’il a opéré le 18 octobre 2020. Si bien qu’il n’y avait plus d’issue.

Vous dites que vous êtes soulagé et en même temps, inquiet…

Ensuite, je suis inquiet parce que, d’habitude, lorsque les militaires viennent au pouvoir, souvent ils restent plus longtemps que prévu. C’est vrai que l’exposé des motifs du coup de force était pertinent. Ils ont touché tous les griefs qu’on a souvent dénoncés contre la gouvernance d’Alpha Condé. Mais, pour l’instant, ils n’ont pas décliné d’agenda, en termes de calendrier, en termes de temps pour la mise en place d’institutions légitimes par l’organisation d’élections transparentes et crédibles. Mais, je pense qu’ils ne tarderont pas à le faire. Et je l’espère.

Ce dimanche, quand vous avez vu le président Alpha Condé prostré, muet au milieu des militaires qui venaient de le capturer, à quoi avez-vous pensé ?

A l’entêtement des dictateurs, parce que je pense qu’il a reçu beaucoup de conseils pour essayer d’instaurer le dialogue, pour éviter ces affrontements qui nous ont coûté très chers, parce que je dois dire que plus de 250 jeunes ont été abattus à bout portant. Mais, néanmoins, j’ai vu un homme réellement en difficulté et je n’étais pas à l’aise de voir un homme dans cette situation. Mais s’il avait fait preuve de sérénité, s’il avait cherché à consolider l’unité nationale, à instaurer la démocratie, à respecter les droits, je pense qu’il aurait pu conduire le pays à de meilleurs jours.

Que souhaitez-vous aujourd’hui pour Alpha Condé ?

Je me suis réjoui de constater qu’ils ont préservé sa vie, qu’il continue de jouir de ses droits, de voir ses médecins. C’est comme ça qu’il faut faire, même si lui, parfois, il a refusé cela à ses prisonniers. Il a détruit ses opposants. Je pense qu’il ne faut pas lui infliger la même chose qu’il a infligée aux autres. Il faut respecter ses droits et l’amener à répondre de ses actes.

Ce lundi midi, le chef des putschistes, le colonel Mamady Doumbouya, a annoncé l’installation d’un gouvernement d’union nationale qui sera chargé de conduire une transition politique. Comment réagissez-vous ?

J’accueille favorablement cette intention. Je pense qu’elle va se traduire par des consultations qui permettront de mettre en place justement un gouvernement d’union nationale pour conduire la transition.

Mais l’an dernier, est-ce que ce ne sont pas les forces spéciales du colonel Mamady Doumbouya qui ont réprimé très brutalement vos partisans dans les rues de Conakry ?

Je ne sais pas lequel des corps. Ce qui est vrai, c’est que l’armée a été réquisitionnée, même pendant les violences postélectorales, pour permettre à Alpha Condé d’avoir son troisième mandat. L’armée a été requestionnée, mais aussi la police, la gendarmerie. Toutes les forces de défense et de sécurité étaient sur le terrain. Mais, je ne peux pas dire que les hommes du colonel [Mamady] Doumbouya ont fait ceci ou cela ? puisqu’Alpha Condé n’a jamais voulu qu’il y ait des enquêtes sur ces crimes.

Ne craignez-vous pas que le colonel Mamady Doumbouya soit un nouveau capitaine Moussa Dadis Camara [qui avait pris le pouvoir il y a 13 ans et avait suscité de l’espoir, avant le massacre commis par l’armée guinéenne le 28 septembre 2009] ?

Je ne connais pas le colonel [Mamady] Doumbouya. Je ne sais pas. Les gens disent qu’il a une bonne formation militaire tout au moins. Je pense que, s’il a pris le risque de faire un coup d’Etat contre Alpha Condé, c’est qu’il est animé de bonnes intentions.

Est-ce que vous lui avez parlé depuis ce dimanche midi ? Non.

Est-ce que vous avez des échanges avec lui par l’intermédiaire de quelques amis communs ?

Je connais quelqu’un qui le connait. On a parlé, mais on n’a pas eu vraiment d’échanges.

Et vous en aurez bientôt ?

Sans doute. Cela dépendra, c’est à son initiative. Moi, je suis là. Je suis prêt à contribuer à mettre en place une transition crédible, capable justement d’organiser des élections libres et transparentes, des élections équitables pour que le peuple guinéen puisse choisir ses dirigeants, aussi bien au niveau législatif que présidentiel, et même au niveau local, puisque pendant le règne d’Alpha Condé, il n’y a pas eu d’élections. Il n’y a eu que des mascarades et parfois des hold-up flagrants.

Comment expliquez-vous les divisions qui se sont accrues ces derniers mois dans le camp Alpha Condé ?

N’oubliez pas qu’il y a la guerre de succession. Il y a beaucoup de gens qui agissaient pour être le dauphin officiel, pour être le vice-président ou qui se sont dits ‘Alpha Condé est âgé, il faut que je me positionne, il faut que j’élimine tel adversaire ou tel autre’. Cet adversaire peut aussi bien être dans la mouvance que dans l’opposition. Ce n’est pas pour rien aussi qu’on a sévi contre l’UFDG [Union des forces démocratiques de Guinée]. N’oubliez pas qu’on a plus de 100 prisonniers dans les geôles d’Alpha Condé et que moi-même, mon épouse, et mes collaborateurs en liberté, nous sommes privés de nos droits et libertés de voyager à l’étranger. Nos passeports sont saisis.

Le colonel Mamady Doumbouya est originaire de Kankan comme Alpha Condé. Est-ce que vous ne craignez pas que, comme Alpha Condé, il fasse tout pour vous écarter du pouvoir ?

J’espère qu’il ne fera pas cela, parce qu’il a parlé de consolidation de l’unité nationale, de rassemblement et de la réconciliation des Guinéens. Ce serait contraire en tout cas à son discours. Je souhaite qu’il traite tous les Guinéens sur le même pied pour qu’on puisse organiser des élections libres et transparentes, pour que les Guinéens choisissent librement leurs dirigeants. Quelle que soit l’origine de ce Guinéen, celui qui va l’emporter, il faut qu’il soit proclamé président de la République.

Est-ce que même divisés, les gens du camp Alpha Condé ne se retrouvent pas tous contre votre personne, contre Cellou Dalein Diallo ?

Alpha [Condé] a mis en œuvre beaucoup de manœuvres pour justement isoler Cellou parce que, évidemment, je suis resté avec mon parti une force politique redoutable qui gagne les élections. Et il a toujours utilisé la stigmatisation ethnique pour essayer de rassembler aussi large que possible contre le principal opposant qu’il n’a jamais pu battre en réalité dans les élections. Mais ceci dit, je pense que, tout comme le colonel [Mamady] Doumbouya a été animé par un sursaut patriotique et a pensé à la nation, a pensé au pays, il faut que les autres renoncent au tribalisme et à l’ethnocentrisme primaire, qui justement causent d’énormes préjudices à notre pays actuellement.

Vous faites confiance au colonel Mamady Doumbouya ?

Jusqu’à preuve du contraire, je fais confiance au général Doumbouya et à son équipe. Je pense que la Guinée a besoin de patriotes pour sortir le pays de cette situation, aller à la réconciliation nationale, aller vers l’instauration d’une démocratie apaisée.

A condition que la transition militaire ne dure pas trop longtemps ?

Oui. Il serait souhaitable qu’elle ne dure pas longtemps dans la mesure où, pour mener les réformes devant conduire à la réconciliation nationale, la première mission d’un gouvernement de transition, ce sera de réunir les conditions d’une élection libre et transparente et de l’organiser le plus tôt possible.

Voulez-vous prendre votre revanche sur Alpha Condé ?

Non, je ne dirige pas mon combat contre un individu ou contre un groupe particulier. Moi, j’ai envie de répondre à l’attente de la population. J’ai l’ambition d’être celui qui va instaurer une véritable démocratie dans notre pays, garantir la sécurité de tous les citoyens et l’exercice par chacun d’eux de tous les droits qui leur sont reconnus par la Constitution.

Que pensez-vous de la réaction de la communauté internationale qui est très hostile à ce coup de force ?

Je pense que ce sont des réactions pour la forme, dans la mesure où, au niveau de la Cédéao [Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest] et de l’Union africaine, lorsqu’on abattait comme des lapins des manifestants contre le troisième mandat, on ne les a pas entendus. On ne les a pas vus.

 

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Alpha Condé quitte enfin Conakry

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Chassé du pouvoir le 05 septembre et retenu depuis par les mutins, Alpha Condé a finalement quitté Conakry ce lundi 17 janvier 2022, pour les Emirats Arabes Unis, où doit passer un exil médical.

L’ancien président a été autorisé en début d’année par la junte militaire à se rendre dans le pays de son choix pour aller se faire soigner.

Les militaires au pouvoir indiquent que la CEDEAO  s’est engagée à assurer son retour dans un délai d’un mois après ces consultations médicales.

Par Guinee28

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Le monde compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la Covid-19

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La planète compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures depuis le début de la pandémie de la Covid-19, alors que les inégalités contribuent à la mort d’une personne toutes les quatre secondes, d’après l’ONG Oxfam.

La fortune des dix hommes les plus riches au monde a plus de doublé, passant de 700 milliards de dollars à 1 500 milliards de dollars, à un rythme de 15 000 dollars par seconde ou 1,3 milliard de dollars par jour pendant les deux premières années d’une pandémie au cours de laquelle 99 % de la population mondiale a eu des revenus moins importants que prévu et où plus de 160 millions de personnes supplémentaires auraient basculé dans la pauvreté.

Gabriela Bucher, directrice générale d’Oxfam International, a déclaré : « Si ces dix hommes perdaient demain 99,999 % de leur fortune, ils seraient toujours plus riches que 99 % de toute l’humanité. Ils sont désormais six fois plus riches que les 3,1 milliards de personnes les plus pauvres. »

Dans un nouveau rapport intitulé Les inégalités tuent, publié le jour de l’ouverture des « Agendas de Davos » organisés par le Forum économique mondial, Oxfam révèle que les inégalités contribuent à la mort d’au moins 21 000 personnes par jour, soit une personne toutes les quatre secondes. Ces chiffres sont établis sur la base d’estimations prudentes du nombre de décès dus au manque d’accès aux services de santé, aux violences basées sur le genre, à la faim et au dérèglement climatique.

« Il n’a jamais été aussi important de s’attaquer à ces inégalités indécentes et violentes. Il y a urgence à répartir plus équitablement les richesses et les pouvoirs titanesques accaparés par les élites, notamment par le biais de mesures fiscales, pour réinjecter cet argent dans l’économie réelle et sauver des vies », poursuit Gabriela Bucher.

La fortune des milliardaires a davantage augmenté depuis le début de la pandémie qu’au cours des 14 années précédentes. Estimée à 5 000 milliards de dollars, il s’agit de la plus forte augmentation de la fortune des milliardaires depuis que ce type de données est recensé. Un impôt exceptionnel de 99 % sur les richesses amassées pendant la pandémie par les dix hommes les plus riches du monde permettrait par exemple de :

  • financer suffisamment de vaccins pour immuniser le monde entier ;
  • financer la protection sociale et une santé universelle, de financer l’adaptation au changement climatique et de réduire les taux de violences basées sur le genre dans plus de 80 pays ;
  • et ce, tout en laissant à ces hommes quelque 8 milliards de dollars de plus qu’avant la pandémie.

« Pour les milliardaires, la pandémie a été une aubaine. Les banques centrales ont injecté des milliards de dollars dans les marchés financiers dans le but de sauver l’économie, mais une grande partie a fini dans les poches des milliardaires, profitant de la montée en flèche des cours des actions. Les vaccins étaient supposés mettre fin à la pandémie. Pourtant, les gouvernements des pays riches ont permis à des monopoles et des milliardaires de l’industrie pharmaceutique de bloquer leur approvisionnement à des milliards de personnes. Tout cela conduit à une aggravation de toutes les formes d’inégalités. Il est révoltant d’en arriver là alors que la situation était prévisible. Et les conséquences sont meurtrières. », continue Gabriela Bucher.

Les inégalités extrêmes sont une forme de violence économique. Les choix politiques consistant à perpétuer l’accaparement de la richesse et du pouvoir entre les mains une poignée de privilégié·es nuisent directement à la grande majorité des citoyen·nes ordinaires dans le monde et à notre planète.

« À travers le monde, la réponse à la pandémie a alimenté cette violence économique de manière particulièrement grave, en direction des personnes racisées, marginalisées et des femmes. Les vagues de COVID-19 entraînent des pics de violences basées sur le genre, alors même que le poids du travail de soin non rémunéré sur les femmes et les filles a augmenté. », affirme Gabriela Bucher.

La pandémie a fait reculer l’objectif d’atteindre la parité à 135 ans, contre 99 ans auparavant. Collectivement, les femmes ont perdu 800 milliards de dollars de revenus en 2020. En tout, 13 millions de femmes de moins travaillent aujourd’hui par rapport à 2019. 252 hommes se partagent plus de richesses que le milliard de filles et de femmes qui vivent en Afrique, en Amérique latine et aux Caraïbes réunies.

Les groupes racisés ont été les plus durement touchés par la pandémie. En Angleterre, pendant la deuxième vague de la pandémie, les personnes d’origine bangladaise étaient cinq fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 que la population britannique blanche. Au Brésil, les personnes issues des communautés noires sont 1,5 fois plus susceptibles de mourir de la COVID-19 que celles issues des communautés blanches. Aux États-Unis, 3,4 millions d’Afro-américain·es seraient en vie aujourd'hui si leur espérance de vie était la même que celle des personnes blanches. Ces inégalités prennent directement racines dans le racisme et le colonialisme.

Les inégalités entre pays devraient se creuser pour la première fois en une génération. Les pays en développement, s’étant vu refuser l’accès à des stocks de vaccins suffisants du fait de la protection accordée par les gouvernements des pays riches aux grandes entreprises pharmaceutiques, ont été forcés de restreindre leurs dépenses publiques, au vu de la montée en flèche des niveaux de dette. Ils devront probablement faire face à des mesures d’austérité. La proportion de personnes contaminées qui meurent des suites du virus est environ deux fois plus importante dans les pays en développement que dans les pays riches.

Gabriela Bucher poursuit : « La pandémie de COVID-19 a révélé comment les décideurs politiques et économiques utilisent, avec cynisme et cupidité, les inégalités extrêmes comme un instrument de violence politique. » « Au bout d’années de recherches et campagnes sur ce sujet, Oxfam arrive aujourd’hui à cette conclusion, choquante mais sans appel. »

Malgré le coût immense que représente la réponse à la pandémie, au cours des deux dernières années, les gouvernements des pays riches n’ont pas pris la décision d’augmenter les impôts sur la fortune des personnes les plus riches et ont continué à privatiser les biens publics, comme les technologies liées aux vaccins. Ils ont tant encouragé les multinationales à développer des monopoles que, rien que pendant la pandémie, l’augmentation de la concentration du marché pourrait dépasser en un an celle observée entre 2000 et 2015.

Les inégalités sont au cœur de la crise climatique. Les émissions de CO2 des 1 % les plus riches sont deux fois plus élevées que celles des 50 % les moins riches. Cela a eu des conséquences sur le changement climatique en 2020 et en 2021, causant incendies, inondations, tornades, mauvaises récoltes et faim.

Selon Gabriela Bucher, « des inégalités si rampantes et profondes ne sont pas le fruit du hasard, mais un choix. Non seulement nos structures économiques nous ont rendu·es plus vulnérables à cette pandémie, mais elles permettent aussi à des personnes déjà extrêmement riches et puissantes d’exploiter cette crise à leur profit. »

Le rapport montre que les dirigeants des deux plus grandes puissances économiques du monde (les États-Unis et la Chine) commencent à réfléchir à des politiques de réduction des inégalités, notamment en augmentant les impôts des particuliers fortunés et en prenant des mesures contre les monopoles. Pour Gabriela Bucher, « c’est une première lueur d’espoir pour qu’un nouveau modèle économique émerge ».

Guinee28

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Le corps d’Aminata Touré rapatrié ce lundi en Guinée

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La dépouille de l’ex maire de Kaloum, Aminata Touré, sera rapatriée en Guinée ce lundi 17 janvier 2022, a-t-on appris. L’avion devant envoyer son corps est attendu vers 20 heures TU à l’aéroport international de Conakry.

Fille aînée du premier président Guinéen, feu Sékou Touré, elle est morte le 13 janvier 22, au Maroc de suites de maladie, à l’âge de 66 ans. Elle était l’unique femme maire du pays.

Pour le moment on ignore le programme de ses obsèques.

Par Guinee28

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