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Tabaski : face à la flambée du prix du bétail, la réponse timide du gouvernement avec 1 500 moutons à prix réduit

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guinee28 • 2 min de lecture

Alors que les prix du bétail explosent à l’approche de la fête de Tabaski,  avec des moutons atteignant jusqu’à 6 000 000 de francs guinéens, le ministère de l’Élevage a annoncé, ce vendredi 22 mai 2026, la mise en vente de 1 500 têtes à un prix réduit de 25 %. Cette initiative gouvernementale, baptisée « Opération Tabaski 2026 », a été mise en place en partenariat avec 55 éleveurs champions locaux à travers une phase pilote d’embouche de petits ruminants. L’objectif des autorités est d’atténuer l’impact de la cherté de la vie sur les ménages, de faciliter l’accès des citoyens au sacrifice rituel et de soutenir la production nationale.

« Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Opération Tabaski 2026, le ministère de l’Élevage, en partenariat avec 55 éleveurs champions locaux, a lancé une phase pilote d’embouche de petits ruminants. Cette initiative vise à renforcer l’offre nationale de moutons de Tabaski à un prix réduit de 25 % par rapport aux prix pratiqués sur le marché », a indiqué le ministère dans son communiqué.

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Ce programme d’urgence se déploie spécifiquement dans la commune de Lambanyi à Conakry ainsi que dans quatorze préfectures pilotes : Coyah, Forécariah, Kindia, Dubréka, Faranah, Kissidougou, Dinguiraye, Siguiri, Mandiana, Kérouané, Dalaba, Pita, Lélouma et Labé.

Afin de concrétiser l’achat de ces animaux, des numéros de téléphone sont mis à la disposition du public dans chaque zone concernée.

« Les personnes intéressées sont invitées à prendre attache avec les directeurs préfectoraux de l’Agriculture et de l’Élevage de ces localités pour les modalités d’acquisition », précise le communiqué officiel.

Si cette initiative gouvernementale, baptisée « Opération Tabaski 2026 », est jugée salutaire sur le principe, elle s’avère dérisoire et largement insuffisante face aux besoins réels d’une population guinéenne composée à plus de 90 % de musulmans.

L’autre bémol majeur de cette opération réside dans le fait que le prix de base du bétail n’est pas homologué par l’État, le coût final continuant de se négocier de gré à gré entre vendeur et acheteur sur le terrain.

Par Mariam Bâ

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