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Economie

Brexit : les conséquences à court terme pour l’Afrique

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La question n'a pas fait l'objet d'un gros débat en Afrique subsaharienne notamment, une région qui reste très peu connectée de manière directe à la finance internationale. Mais dans une interview récemment accordée à Bloomberg, Sergey Dergachev qui gère un portefeuille d’actifs d'une valeur de 130 millions $ en Afrique, pour le compte de Union Investment Private Fund, indiquait, que le Brexit occasionnerait une forte volatilité sur les rendements attendus des obligations souveraines et privées dans les pays émergents, dont ceux d’Afrique. « Dans le meilleur des cas, les taux moyens se positionneront à 7%, mais dans le pire des scénarii, ce taux moyen pourrait atteindre les 11% », faisait-il savoir. Comme dans le cadre d'un Tsunami, les effets du Brexit se mettent déjà en place. La Livre Sterling a chuté de près de 11% atteignant son niveau le plus bas depuis 30 ans face au dollar US.

A New-York, le prix du baril de pétrole a de nouveau plongé à 46 $, les investisseurs pariant sur une crise financière qui risque de ralentir la demande globale. Une situation qui peut se poursuivre, et devrait faire craindre une nouvelle baisse des revenus, pour les pays africains exportateurs de pétrole (Algérie, et surtout Angola, Nigéria et Egypte).

 La volatilité s'installe déjà aussi sur les marchés obligataires. Même si la part de l'Afrique sur ce segment est assez marginale (entre 15 et 20 milliards $ seulement) le désengagement des investisseurs sur des titres obligataires, combiné à une baisse de la Livre Sterling risque de faire grimper les taux, au moins sur le court terme.

Plus directement, le Rand (monnaie sud-africaine) dont l'économie est fortement connectée à celle de la Grande Bretagne, a plongé de 6,5%. Une centaine de compagnies africaines, ou opérant fortement en Afrique, sont cotées ou en double cotation sur le London Stock Exchange, le principal marché financier britannique. Avec le Brexit, il y a un risque que leurs capacités financières soient réduites et que les investissements se réduisent.

La seule note positive est venue du côté de l'or, qui joue pleinement son rôle de valeur refuge. Le prix de l'once d'or a progressé de 5% et devrait grimper davantage. Mais le bénéfice de cette hausse pour les pays producteurs africains (Afrique du sud, Ghana, Mali et Burkina-Faso) sera dilué par le besoin pour les investisseurs de sécuriser leurs gains.

Tout dépend désormais de la manière dont la Grande Bretagne va négocier sa sortie de l’Europe. Le problème, c’est que les partisans de cette initiative ne sont pas au pouvoir. Il reviendra donc au premier ministre David Cameron, partisan du maintien, s’il reste en poste, d’entamer les négociations, notamment sur un nouveau cadre de circulation des biens, des personnes et des capitaux.

Source : agenceecofin.com

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CEDEAO : deux millions de dollars pour accélérer les réformes du secteur de l’électricité

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ABIDJAN, Côte d'Ivoire, 28 juin 2022/ Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, vendredi 24 juin 2022 à Abidjan, un don de deux millions de dollars américains pour une assistance technique visant à accélérer les réformes du secteur de l’électricité au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Ce don du Fonds africain de développement – le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) – est destiné à l'Autorité régionale de régulation de l'électricité de la CEDEAO. L'objectif ultime est de stimuler le commerce transfrontalier de l'électricité et d'améliorer l'accès à l'énergie dans les 15 pays de la région.

Le projet comporte cinq composantes : la première englobe les règlements et les indicateurs clés de performance du rapport phare de la Banque africaine de développement sur l'indice de réglementation de l'électricité pour l'Afrique que doit adopter l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Communauté pour qu’ils soient appliqués dans les pays membres de façon uniforme. Dans le cadre de cette composante, le projet renforcera les capacités des pays membres pour la collecte et la communication de ces indicateurs sur une plateforme commune.

La deuxième composante consistera à mener une étude - en tenant compte des sexo-spécificités - afin d’actualiser l’analyse comparative des tarifs de l’électricité et de leurs facteurs sous-jacents tout au long de la chaîne de valeur du secteur de l'électricité au sein de la CEDEAO.

Le troisième volet consiste à développer un système centralisé de gestion de base de données, où seront collectées les données et toutes informations pertinentes sur l’énergie provenant des pays membres, avant qu’elles ne soient stockées et diffusées sur une plateforme numérique commune.

Une étude est prévue dans le cadre du quatrième volet, afin d’évaluer et d’identifier les goulots d'étranglement et les risques du projet dans les pays membres de la CEDEAO et recommandera une approche cohérente pour éliminer progressivement les obstacles pour l'investissement dans le secteur de l’énergie électrique à chaque étape, avant et après l’instauration du marché régional de l'électricité de la CEDEAO.

Enfin, la cinquième et dernière composante est axé sur la gestion du programme et le renforcement des capacités.  Ces actions seront cofinancées avec l'Autorité régionale de régulation de l'électricité. Toutes les composantes du projet prendront en compte les données sexospécifiques.

« À terme, ce projet va faciliter le commerce régional de l’électricité et contribuer à améliorer l’accès à l’électricité », assure Solomon Sarpong, chef d’équipe du projet à la Banque africaine de développement. « Il va s’attaquer aux principales causes de la fragilité, comme les goulets d’étranglement au niveau des infrastructures, le chômage des jeunes, les défis environnementaux, les inégalités entre les sexes et le déséquilibre du développement régional ».

Créée le 28 mai 1975 avec le Traité de Lagos, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest est une organisation régionale qui promeut l’intégration économique dans tous les secteurs d’activité des pays membres. Elle compte quinze pays membres : Bénin, Burkina Faso, Cabo Verde, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone et Togo. Couvrant environ 6,1 millions de km2, la CEDEAO compte une population estimée à 360 millions d’habitants.

Guinee28

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A LA UNE

Orange Money : le dépôt à distance va rependre mais à une condition

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Après une rencontre entre la BCRG, l’ARPT et les Etablissements de monnaie électronique, Orange Finances Mobiles Guinée  a accepté d’annuler les 1000 gnf que l’opérateur avait décidé d’imposer sur chaque dépôt à distance. Ces opérations vont également reprendre ce mercredi 15 juin 2022, a-t-on annoncé dans un communiqué.

Toutefois, pour se faire, désormais cette opération est soumise à la présentation d’une pièce d’identité valide par le déposant, souligne-t-on.

Communiqué :

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Transfert d’argent à distance : Orange défie l’ARPT

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Alors que l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT) ordonne à Orange Finances Mobiles Guinée de suspendre tout simplement les frais des dépôts à distance qu’elle a imposé il y a quelques jours, la société a plutôt opté pour la défiance des autorités guinéennes.

Dans un communiqué, l’opérateur de téléphonie en réaction, a décidé à la surprise générale de suspendre les transactions économiques à distance.

«En application de la réglementation sur la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, les opérations à distance sont suspendues », « Vous pouvez alimenter votre compte Orange Money gratuitement pour faire diverses opérations dont le transfert, le retrait ou le paiement chez un marchands », ajoute le document.

Or, le 9 juin, dans un courrier, l’ARPT qui a dénoncé une décision unilatérale,  mettait en demeure l’opérateur d’annuler purement et simplement sa nouvelle tarification sur les transactions financières introduite début juin. Dans cette tarification, elle facturait à 1000 gnf pour chaque dépôt d’une zone à une autre.

Avec la suspension désormais des opérations à distance décidée par Orange, les clients se tournent vers la réaction de l’ARPT. Jusqu’où ira ce bras de fer ?

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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