En réponse au tragique accident de la circulation survenu au début de cette semaine à Mamou, qui a coûté la vie à quinze personnes, le gouvernement guinéen et les faîtières des transporteurs ont décidé d’interdire la circulation nocturne de tous les véhicules gros porteurs. Cette mesure, adoptée lors d’une réunion tenue le mercredi 1er juillet 2026, sera en vigueur à titre conservatoire pour une période de trois mois. L’objectif de cette décision est de renforcer la sécurité routière et d’atténuer la fréquence des accidents mortels impliquant ces véhicules imposants, souvent pointés du doigt en raison de leur gabarit.
La rencontre, organisée pour répondre à la vive émotion de l’opinion publique et aux appels exigeant des actions fortes, a permis au ministre des Transports et porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, d’exiger un respect strict des règles de circulation.
Selon le compte rendu publié sur le site du département des Transports, le ministre « a souligné la nécessité d’un changement de comportement et d’une plus grande discipline de la part de tous les usagers, rappelant que la sécurité routière est une responsabilité partagée ».
D’après la même source, il a également « invité les syndicats des transporteurs à engager une réflexion avec le Département en vue de renforcer la réglementation des départs des véhicules depuis les gares routières du pays, afin d’améliorer les mécanismes de contrôle et de prévention ».
La mise en œuvre de cette restriction nocturne s’est faite de manière consensuelle. Le département des Transports précise en effet qu’« à l’issue des échanges, il a été convenu, d’un commun accord avec les représentants des transporteurs, d’interdire, à titre conservatoire et pour une période de trois mois, la circulation nocturne de tous les véhicules gros porteurs ».
De leur côté, les professionnels du secteur ont « exprimé leur pleine adhésion à cette initiative et réaffirmé leur engagement à accompagner le Gouvernement dans la mise en œuvre des mesures destinées à réduire les accidents de la circulation ».
Au-delà de cette interdiction temporelle, les échanges ont porté sur d’autres facteurs accidentogènes majeurs. Toujours selon le ministère, Ousmane Gaoual Diallo a particulièrement insisté sur « le strict respect du Code de la route, la lutte contre la surcharge des véhicules, l’excès de vitesse, le contrôle de l’état technique des engins ainsi que la fatigue des conducteurs ».
Il convient de rappeler que cette décision fait écho à une gestion en dents de scie de la circulation de ces poids lourds.
Le gouvernement avait initialement instauré des limitations similaires pour encadrer les festivités de fin d’année 2025. Ces restrictions avaient ensuite été levées par un communiqué conjoint des ministères de la Sécurité et des Transports publié le lundi 2 février 2026.
Par Mariam Bâ


