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Appel à la modification de la constitution : le FNDC interpelle l’armée

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Alors que la direction nationale du RPG Arc-en-ciel appelait samedi dernier, le chef de l’Etat à modifier la constitution,  le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) a prévenu que ce projet ne marchera pas en Guinée.

« Le FNDC rassure le Peuple de Guinée que le mauvais produit que les ennemis de la nation appellent fébrilement référendum ne passera pas, quel que soit l’emballage dans lequel ils voudront le déguiser, même dans celui en or. Car il s’agit d’un produit malsain, toxique, donc dangereux pour les populations guinéennes », a averti ce mardi 21 mai 2019, le front dans une déclaration.

Par ailleurs, le FNDC a appelé les Forces de Défense et de Sécurité à se tenir du côté du Peuple, ‘’à limage de leurs pairs du Soudan, de l’Algérie et du Burkina Faso’’ pour barrer la route à toute tentative de tripatouillage de la constitution.

Déclaration :

Devant l’échec cuisant de la tentative de manipulation et d’instrumentalisation des populations guinéennes, dans les préfectures de la Basse Guinée et à Kouroussa en Haute Guinée, par certains cadres opportunistes et démagogues, en vue du dangereux projet de Présidence à Vie, que le Président Alpha CONDE veut offrir au mépris de la volonté du vaillant Peuple de Guinée, le RPG Arc- En-Ciel sort enfin du bois, ce samedi 18 mai 2019.

En déclarant officiellement son implication dans la forfaiture politique que de vils stratèges peinent à présenter comme un referendum, qui déguise mal le Coup d’état en préparation, le RPG vient de reconnaître, à la face du monde son incapacité à trouver en son sein des cadres d’envergure face au défi dune alternance apaisée. Mais aussi il vient de se renier devant histoire, au regard de l’adoption de la Constitution de mai 2010, par ses propres représentants, au sein du Conseil National de Transition (CNT).

Ce développement qui ne surprend guère, apparaît comme un évident signe de panique, devant la détermination des démocrates réunis au sein du FRONT NATIONAL pour la DEFENSE de la CONSTITUTION (FNDC) pour empêcher, par toutes les voies légales et pacifiques, toutes tentatives de remise en cause des acquis démocratiques Guinée. Il est aussi la preuve que, devant l’inefficacité de la répression policière et judiciaire contre les défenseurs de la Constitution, et devant l’échec annoncé du rêve dune Présidence à Vie, M. Alpha CONDE veut désormais passer à la seconde phase de son plan diabolique ; celle de la préparation de l’affrontement auquel il appelait ses partisans, le 24 mars 2019.

Déjà, le 30 avril dernier à Kankan, certains des partisans du Président Alpha CONDE ont répondu à cet ignoble appel à l’affrontement, en s’attaquant violemment à de paisibles membres du FNDC, faisant des blessés graves et des dégâts importants.

C’est donc pour accomplir cette forfaiture, que des cadres du RPG, qui tirent le maximum d’intérêts personnels du régime actuel, viennent dans l’arène, en renfort aux membres véreux d’un système incapable d’apporter le moindre bonheur à notre Peuple, depuis son avènement. Car le seul objectif de ce referendum est de perpétrer la gabegie financière absolue au sommet de l’Etat.

Ces cadres n’éprouvent donc aucun scrupule à s’associer en vue de pérenniser leur hégémonie dans la souffrance de nos braves populations, à travers un hypothétique 3ème Mandat, qu’on veut présenter maintenant dans un nouvel emballage ironiquement rebaptisé référendum ou nouvelle constitution. Aveuglés par le gain facile et poussés par hypocrisie vers des risques qu’ils savent évidents, ces cadres et leur mentor, qui est le seul à ne pas réaliser qu’ils se trompent de temps et de lieu, assumeront entièrement, le moment venu, les conséquences de leurs actes.

Le FNDC, résolu et fidèle à son idéal de démocratie, ne cèdera pas un pouce de répit à tous ceux qui voudront voler à notre Peuple sa dignité, par cynisme et par excès. Ce que l’armée nationale a cédé en 2010 au nom de la paix et de la cohésion sociale, ne sera pas indûment et impunément accaparé par un groupuscule de civils apatrides, pour des intérêts égoïstes.

Le FNDC rassure le Peuple de Guinée que le mauvais produit que les ennemis de la nation appellent fébrilement référendum ne passera pas, quel que soit l’emballage dans lequel ils voudront le déguiser, même dans celui en or. Car il s’agit d’un produit malsain, toxique, donc dangereux pour les populations guinéennes.

Dans la grave crise qui s’annonce malheureusement pour notre Pays et pour la sous-région, le FNDC appelle tous ses démembrements, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ainsi que l’ensemble du Peuple de Guinée, à la mobilisation pour que tous soient prêts à relever le défi de la défense de notre Constitution, celle de mai 2010, que des fossoyeurs, au cynisme sans égal, veulent saper sur l’autel de leurs ambitions égoïstes, quitte à plonger le Pays et la sous-région dans le désarroi.

Le FNDC appelle les Forces de Défense et de Sécurité, à se tenir du côté du Peuple, à limage de leurs pairs du Soudan, de l’Algérie et du Burkina Faso, face à quelques individus mal intentionnés, qui veulent forcer le destin par un Coup d’Etat constitutionnel dommageable pour notre Pays.

Le FNDC lance un nouvel appel, à la communauté internationale, notamment à la CEDEAO, à l’UA, à l’ONU et l’UE, en vue dune intervention dissuasive auprès de M. Alpha CONDE, pour qu’il renonce à son dangereux projet de 3ème Mandat ou de présidence à vie, pendant qu’il est encore temps.

Pas de 3ème Mandat, Pas de Référendum, Pas de Coup d’Etat civil, Pas de glissement de Mandat.

Conakry, 21 mai 2019

La Coordination Nationale

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Manifestation des étudiants à Gamal Abdel Nasser de Conakry

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Les étudiants de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry sont sortis dans la rue, ce jeudi 20 janvier 2022. Ils réclament à la junte de bus de transport, de laboratoires, ainsi que de salles d’informatique permettant d’améliorer leurs conditions d’études.

Mais leur marche pacifique a vite tourné au vinaigre. Ils ont été rapidement dispersés par les forces de l’ordre à l’aide de gaz lacrymogènes.

Plusieurs d’entre eux ont été interpelés.

Par Mariam Bâ

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Revisitons l’histoire pour comprendre la fermeté de la CEDEAO contre les coups d’Etat

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Il faut revisiter l’histoire des pays membres de la CEDEAO pour comprendre la fermeté de l’organisation sous régionale contre les coups d’État militaires.

Le Sénégal est le seul pays de la sous-région qui n’a pas connu de coup d’Etat.

Les coups d’Etat ont été un frein pour le développement de ces pays durant la période 1960-1990. L’instabilité politique qui en découle a été un facteur de refoulement  des investisseurs étrangers dans ces pays, hormis dans l’exploitation minière.

Des régimes militaires corrompus et incompétents n’ont pu impulser le développement économique dans la région. Ce n’est  pas étonnant que le Sénégal et la Côte d’Ivoire soient devenus durant cette période troublée les fleurons économiques en raison de leur stabilité politique. La Côte d’Ivoire a connu finalement un coup d’arrêt en fin 1990 par le coup d’Etat suivi de 10 ans de guerre civile. Elle n’a renoué avec la croissance économique forte qu’à partir de 2011 pour rattraper son retard.

Le Nigéria n’a pu profiter de son énorme potentiel pétrolier en raison de l’instabilité politique chronique liée aux coups d’Etat et la corruption endémique de ses chefs militaires. La dictature militaire prend fin en 1999. Depuis le 29 mai 1999, successions régulières de présidents élus.

Au Ghana, il a fallu l’arrivée au pouvoir du capitaine Jerry Rawlings (sans doute le seul militaire non corrompu  des années 1960-1980) pour mettre fin à la série des coups d’Etat. Depuis le 7 janvier 1993, successions régulières de présidents élus.

La Guinée est un cas particulier, car durant 26 ans, le pays était hermétiquement fermé et soumis à des violences inouïes qu’aucun pays de la sous-région n’a connu en temps de pays. Depuis 1984, il est devenu le théâtre des coups d’Etat.

Tous les autres pays de la CEDEAO dont le Mali, le Niger, la Gambie, la Guinée Bissau, le Bénin (qui a eu le record de quatre coups d’Etat en six ans), le Togo, le Libéria, le Burkina Faso et le Sierra Leone ont été victimes de coups d’Etat.

La CEDEAO veut mettre fin définitivement au cycle des coups d’Etat militaires. Dès lors que les géants de la Sous-région que sont le Nigéria, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont guéris de ce fléau et avec le soutien du Sénégal, vous comprendrez que les coups d’Etat militaires ne sont plus en odeur de sainteté, donc inacceptables dans l’espace politique CEDEAO.

Quand un pays adhère librement à une entité communautaire comme la CEDEAO, elle accepte par cet acte un transfert de souveraineté au profit de l’organisation supranationale, ce qui implique que les traités de la CEDEAO sont des normes supérieures à sa Constitution.

La CEDEAO a le droit de rappeler à l’ordre tout pays qui viole ses traités. C’est une union économique et politique. Aucun État de l’union ne peut se soustraire à l’application stricte des traités. Les règles sont encore plus contraignantes dans l’Union Européenne.

La discipline n’est vraiment pas la qualité des gouvernements africains. On ne peut pas adhérer en toute souveraineté à une organisation communautaire et crier au complot lorsqu’on en viole les règles.

Les coups d’Etat au Mali et en Guinée sont un facteur de risques systémiques pour la CEDEAO. Pour parer aux critiques récentes contre son inaction, l’organisation  sera à l’avenir plus regardante sur les violations de ses traités par des gouvernements civils qui favorisent l’intrusion des militaires sur la scène politique.

Toutefois, rien ne justifie que l’armée confisque le pouvoir politique, même temporairement. Elle a le devoir de retirer sa confiance, donc de désobéir à un pouvoir civil qui viole systématiquement la Constitution et les lois de la République, instaure la violence comme mode de gouvernance et entretient un climat de crise politique grave dans le pays.

Dans ce cas, nos armées doivent suivre la jurisprudence des armées de certains pays de l’Est lors de soulèvements populaires en Serbie, en Ukraine et en Géorgie.

L’armée doit se ranger derrière les forces politiques et sociales et garantir le déroulement du processus de transition démocratique par de nouvelles élections générales dans le pays. Elle ne participera pas dans la gestion politique de la transition qui sera réservée aux forces vives de la nation. Point besoin de suspendre la Constitution, ni les institutions républicaines. Pas plus de trois mois pour organiser de nouvelles élections.

Il faut savoir s’adapter à l’ère du temps. Aujourd’hui, il est admis universellement que l’institution militaire soit sous l’autorité du pouvoir civil. Il est exclu qu’elle s’empare du pouvoir politique. L’armée est cantonnée à sa vocation de défense de l’intégrité territoriale du pays sous l’autorité du pouvoir civil.

Les régimes militaires sont tous mis au ban de la communauté internationale. Ils ne sont tolérés que pour le temps d’organiser, dans le plus bref délai, le retour à l’ordre constitutionnel.

Depuis le début des années 1990, le principe de non ingérence dans les affaires intérieures d’un pays inscrit dans la charte de l’ONU a cédé la place au devoir d’ingérence humanitaire. On ne laisse plus un dictateur massacrer impunément son peuple. Les putschs militaires aussi sont désormais condamnés et sanctionnés par la communauté internationale.

Par Alpha Saliou Wann

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Travaux publics : le Directeur du Fonds d’Entretien Routier limogé

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Le Directeur Général du Fonds d’Entretien Routier (FER), Souleymane Traoré, a été limogé mercredi 19 janvier 2022, par le président de la transition, le colonel Mamady Doumbouya.

Il a été remplacé par Ali Condé, précédemment en service à « Infrastructures Canada ».

Par Guinee28

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