La chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné, ce lundi 15 juin 2026 lors d’une audience tenue à Conakry, la remise en liberté de Mandian Sidibé, l’ex-directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), détenu depuis 2024.
Selon la décision rendue publique par le président de la chambre, le juge Alpha Camara, le motif invoqué pour justifier cette mesure d’assouplissement est la « dégradation » de l’état de santé du prévenu. Cette décision intervient après que les avocats de la défense ont produit un rapport médical actualisé et attiré l’attention de la Cour sur la situation sanitaire de leur client.
Le juge audiencier a ainsi autorisé l’ancien patron de l’OGP à regagner son domicile afin de poursuivre ses soins dans une structure hospitalière du pays, mettant un terme à sa longue période de détention provisoire.
Cependant, cette mise en liberté ne met pas fin aux poursuites. Mandian Sidibé, ainsi que deux autres personnes également poursuivies dans le même dossier, restent visés par la justice.
Ils sont renvoyés devant la CRIEF pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’abus de fonction, de corruption, d’atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics, d’usage illicite de biens publics par l’octroi d’avantages injustifiés, de concussion et de complicité.
Selon les éléments de la procédure, les faits portent sur un montant estimé à 78 milliards de francs guinéens, soit environ 8,9 millions de dollars américains.
L’affaire reste pendante devant la juridiction et la procédure se poursuit : la Cour a fixé la prochaine étape du dossier au 20 juillet 2026, date retenue pour l’ouverture des débats au fond.
Par I.Sylla


