Alors que les examens de fin d’année se poursuivent ce lundi 29 juin 2026, avec le démarrage des épreuves du baccalauréat, le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP) a annoncé des mesures punitives strictes en réponse à des actes de tricherie numériques.
Bien que le département dirigé par le ministre Alpha Bacar Barry se félicite dans un communiqué du « bon déroulement général » des récents examens du Certificat de fin d’études élémentaires (CEE) et du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), le ministère indique avoir constaté « quelques cas isolés de fraudes organisées via les réseaux sociaux et plateformes numériques ».
Afin d’endiguer ce phénomène pour la session du baccalauréat qui se déroule du 29 juin au 3 juillet, et qui mobilise 94 392 candidats (dont 41 642 filles, 52 750 garçons et 32 248 candidats libres), le MENA-ETFP adresse « un avertissement ferme » à l’ensemble des acteurs éducatifs. Selon le ministère, cette démarche vise à rappeler que « la vigilance et la rigueur doivent rester de mise pour préserver la crédibilité de nos diplômes et la valeur du mérite individuel ».
Les sanctions annoncées ciblent en premier lieu les élèves. Le communiqué précise : « Tout candidat qui sera identifié, après enquête des services compétents, comme membre d’un groupe, canal ou plateforme numérique (Watshap, Telegram, Signal, Facebook etc.) créé ou utilisé pour obtenir ou diffuser frauduleusement les sujets du BAC : verra ses épreuves immédiatement annulées ; pourra être recalé, y compris après la proclamation des résultats définitifs, dès lors que sa participation à ces réseaux de fraude sera établie ; pourra être exclu des sessions ultérieures, conformément aux textes en vigueur. »
Le dispositif coercitif s’étend également au personnel encadrant l’examen. Le ministère annonce que tout agent de l’État (inspecteur, délégué, surveillant ou enseignant) reconnu « coupable de fuite, de vente, de diffusion de sujets ou de complicité de fraude », subira une double peine : il « sera radié définitivement de l’effectif de la fonction publique et fera l’objet de poursuites judiciaires pour répondre de sa forfaiture devant les tribunaux ».
Le secteur privé est soumis aux mêmes exigences de probité. Le ministère indique à l’attention des fondateurs, directeurs et enseignants du privé que « tout personnel associé qui serait impliqué dans ces pratiques : sera poursuivi pénalement et sanctionné conformément à la loi ; s’exposera à des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’établissement incriminé, au retrait d’agrément et à l’interdiction d’exercer dans le secteur éducatif. »
Pour conclure ce dispositif, le ministre prévient, toujours par voie de communiqué, que les individus appréhendés pour ces faits présumés de fraude « seront présentés au public, dans le strict respect des droits de chacun, et répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes ».
Par Mariam Bâ


