Le Tribunal de première instance de Mafanco a condamné, ce mardi 26 mai 2026, trois aviateurs étrangers à de lourdes amendes pour avoir violé l’espace aérien guinéen et effectué un atterrissage non autorisé à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry.
Les Américains Bradley Scott Schlenker (63 ans) et Fabio Nicolas Espinal Nunez (33 ans), ainsi que le Brésilien Mendoca Gama Reins Kelton, ont tous trois été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés, d’après guinee360. Selon nos confrères, dans son verdict, le juge a condamné Bradley Scott Schlenker et Mendoca Gama Reins Kelton au paiement d’une amende ferme de 420 000 000 GNF chacun, tandis que Fabio Nicolas Espinal Nunez s’est vu infliger une amende ferme de 400 000 000 GNF, les frais et dépens du procès restant à la charge des condamnés. Pour couvrir ces sanctions financières, le tribunal a ordonné que le cautionnement de 40 000 USD, versé durant l’instruction, soit définitivement acquis à l’État guinéen.
L’instance judiciaire a également ordonné la mainlevée de la saisie pénale conservatoire datant du 8 janvier 2026 et la restitution de l’aéronef, un jet privé de type Gulfstream G-IV immatriculé N520GP, à son propriétaire légitime. Les passeports des trois hommes leur seront également rendus, à la condition stricte du paiement intégral de leurs amendes respectives.
L’affaire remonte à la nuit du 29 au 30 décembre 2025, au lendemain de l’élection présidentielle guinéenne, date à laquelle les trois hommes avaient été arrêtés puis placés en détention à Conakry. Les prévenus convoyaient alors une famille brésilienne de cinq personnes depuis le Suriname vers Dubaï.
Selon la version des pilotes, cet atterrissage nocturne en Guinée ne devait être qu’une simple escale technique de ravitaillement en carburant, effectuée en maintenant un contact constant avec les contrôleurs aériens.
Les autorités guinéennes ont toutefois contesté la légalité de cette manoeuvre et poursuivi les navigants pour violation de l’espace aérien, atterrissage non autorisé et mise en danger de la défense nationale, estimant que l’appareil avait atterri sans aucune autorisation préalable.
Par I.Sylla


