Ce jeudi 5 mars 2026, l’aéroport de Conakry s’apprête à accueillir une dépouille de trop. Celle d’un jeune étudiant guinéen, décédé dans les geôles égyptiennes alors qu’il attendait d’être fixé sur son sort. Ce qui ne devait être qu’une simple affaire de « papiers non en règle » a viré à la tragédie nationale.
L’affaire remonte à février dernier. Ils étaient cinq étudiants, interpellés au Caire pour des irrégularités administratives. Mais alors que l’Ambassade de Guinée tentait de négocier une issue diplomatique, le pire est survenu : l’un d’entre eux a succombé à un « malaise » en pleine détention.
Si le rapatriement du corps et les frais funéraires sont intégralement pris en charge par le ministère des Affaires étrangères, le dossier est loin d’être refermé sur le plan politique.
La Guinée exige une enquête « sérieuse et indépendante »
Le gouvernement guinéen ne compte pas se contenter de condoléances d’usage. Face à l’émotion suscitée par ce décès, le ministre des Affaires étrangères a officiellement réclamé aux autorités égyptiennes l’ouverture d’une enquête indépendante. L’objectif est clair : faire toute la lumière sur les conditions de détention et les circonstances exactes qui ont conduit à ce dénouement tragique.
Il faut souligner qu’ un deuxième étudiant, marqué par les événements, a choisi de regagner définitivement la Guinée, alors que les derniers membres du groupe ont été relâchés et ont décidé de rester en Égypte pour poursuivre leur cursus.
Par Alpha Abdoulaye Diallo


