Ce vendredi 20 février 2026, à Conakry, la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget a paraphé avec le représentant de la Banque africaine de développement (BAD) un accord de financement crucial pour le projet d’Interconnexion Électrique Guinée–Mali (PIEGM).
Cette signature concrétise l’engagement pris le 10 décembre 2025 à Abidjan par le Conseil d’administration du Fonds africain de développement (FAD), qui avait alors confirmé son appui à la stratégie d’électrification de la sous-région.
L’enveloppe globale de 26,12 millions USD, complétée par un don de 3,84 millions USD, porte désormais le coût total du projet en Guinée à 372 millions USD. Cet investissement massif bénéficie également du cofinancement de partenaires stratégiques tels que l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et la BIDC.
Cette nouvelle phase, dont l’exécution est prévue entre janvier 2026 et décembre 2028, vise spécifiquement à combler le déficit d’accès à l’énergie, particulièrement en zone rurale où le taux d’accès plafonnait à 21 % en 2024.
Sur le terrain, ce financement permettra la réalisation de 37 500 nouveaux branchements ainsi que la création de départs moyenne tension indispensables à l’électrification des localités isolées.
Au-delà des infrastructures, l’accord inclut un volet de renforcement institutionnel pour Électricité de Guinée (EDG) et l’Autorité de régulation (AREE), visant à optimiser la gouvernance du secteur.
En ciblant les ménages, les centres de santé et les groupements féminins, ce projet s’affirme comme un levier de cohésion sociale et de développement économique, garantissant une énergie de qualité à moindre coût pour les populations impactées.
Par Alpha Abdoulaye Diallo


