Plusieurs ressortissants guinéens figurent parmi les 97 orpailleurs clandestins récemment interpellés par les forces de l’ordre au Sénégal, lors du démantèlement d’un vaste campement d’extraction illégale à Fadougou, dans la région de Kédougou. Menée par le Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (Garsi 2), cette opération vise à éradiquer l’exploitation aurifère illicite et l’insécurité transfrontalière aux abords immédiats de la rivière Falémé.
Si les Guinéens constituent une part importante du groupe appréhendé, ils ont été arrêtés aux côtés d’individus principalement de nationalités malienne et burkinabè, ainsi que de deux ressortissantes sénégalaises. Selon les précisions de la Brigade territoriale de la gendarmerie de Saraya, relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS), l’effectif interpellé compte 25 femmes. L’ensemble de ces prévenus a été placé entre les mains de la gendarmerie de Saraya pour la suite des procédures judiciaires.
L’intervention des unités spéciales a également permis de paralyser l’exploitation en neutralisant la logistique des mineurs. Les forces de sécurité ont confisqué 103 équipements lourds destinés à l’orpaillage artisanal, incluant 34 groupes électrogènes, 28 marteaux-piqueurs, 15 panneaux solaires, 15 motos et 11 motopompes. Tout ce matériel a été saisi et remis à la brigade territoriale.
Ce coup de filet s’inscrit dans le cadre strict de l’application d’un décret présidentiel en vigueur depuis le 31 juillet 2024. Afin de préserver l’environnement du principal affluent du fleuve Sénégal et de protéger cette zone frontalière avec le Mali, les autorités sénégalaises ont suspendu toute activité minière sur une bande de 500 mètres le long de la rive gauche de la Falémé, une interdiction qui restera maintenue jusqu’au 30 juin 2027.
Par Mariam Bâ


