Le président Mamadi Doumbouya a imposé cinq exigences « non négociables » à son gouvernement pour accélérer l’exécution du programme Simandou 2040 et garantir une gestion stricte des ressources mobilisées, lors du Conseil des ministres tenu le jeudi 3 septembre 2026 au palais Mohammed V. Selon le compte-rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, François Bourouno, cette décision vise à matérialiser les engagements pris le 5 septembre 2021 et à démontrer la capacité de l’État à transformer les capitaux privés en infrastructures concrètes, telles que des écoles, des routes, des hôpitaux et des emplois.
Pour mettre en œuvre ces directives, le chef de l’État a détaillé des mesures opérationnelles strictes. Il a d’abord exigé la transmission mensuelle d’un tableau de bord d’exécution physique et financière des projets au secrétariat général du gouvernement, dont les taux seront examinés en Conseil des ministres.
Il a ensuite formellement interdit les gaspillages et les dépenses de prestige, ordonnant que chaque franc engagé produise un résultat vérifiable.
Par ailleurs, il a conditionné tout financement de projet à la présentation préalable d’études de faisabilité complètes, d’un montage juridique sécurisé et d’un plan de maintenance.
Le porte-parole du gouvernement a également indiqué que le président a imposé un suivi trimestriel des engagements des partenaires concernant le contenu local, afin que les investissements garantissent la formation et l’emploi des Guinéens en lien avec la Simandou Académie.
Enfin, Mamadi Doumbouya a ordonné aux ministres de quitter leurs bureaux pour se rendre régulièrement sur les chantiers et au contact direct des populations dans les différentes localités du pays. François Bourouno a conclu en soulignant que le chef de l’État, rappelant que la Guinée est observée par son peuple et ses partenaires, a exhorté son gouvernement à faire preuve de la même rigueur quotidienne qu’il s’impose à lui-même.
Par Mariam Bâ


