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Pour François Hollande, « en Afrique, les néo-coloniaux sont les hommes de Wagner »

Afrique

guinee28 • 1 min de lecture
French President Francois Hollande listens to the speech of French Prime Minister during a new year ceremony with members of the government at the Elysee Palace in Paris on January 3, 2014. AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZER (Photo credit should read PHILIPPE WOJAZER/AFP/Getty Images)

Dix ans après le lancement de Serval au Mali, l’ancien président de la République française (2012-2017) François Hollande affirme, dans une interview à RFI et France 24, que cette opération militaire française – sous le nom de Serval, puis de Barkhane – n’a pas été un échec.

« À l’époque, la France est intervenue à la demande des Maliens et par devoir de solidarité. Récemment, j’ai vu avec peine la détérioration de ce lien d’amitié entre le Mali et la France. Cela s’est dégradé, car les jihadistes ont continué de frapper et que les Maliens se sont dit : Cela ne finira jamais, malgré les interventions étrangères. » À la question de savoir si le groupe paramilitaire russe Wagner peut réussir là où les Français ont été à la peine, il répond : « Y a-t-il moins d’attentats et moins d’actions jihadistes depuis que les Français sont partis ? Non, c’est pire. Le jihadisme frappe même désormais au sud du Mali. Or Wagner, c’est un groupe privé qui vit des prédations qu’il opère. Les néo-coloniaux, ce sont les hommes de Wagner », a-t-il affirmé.

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