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Afrique

Plongé dans la crise, l’Angola demande l’aide du FMI

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Son économie plombée par la chute des cours mondiaux du pétrole, Luanda se tourne vers le Fonds monétaire international.

Les discussions commenceront la semaine prochaine.

Selon Min Zhum, un des directeurs généraux adjoints du FMI, le plan d'aide qui sera conditionné à des mesures d'économie pourrait s'étaler sur trois ans.

Dans son communiqué, le FMI s'est déclaré prêt à aider l'Angola à s'attaquer aux défis économiques auxquels le pays fait actuellement face. Celui-ci note que le déclin brutal des prix du pétrole depuis la mi-2014 représente un défi majeur pour les exportateurs de pétrole, notamment ceux dont les économies doivent encore être diversifiées.

Dans un communiqué distinct, le ministère des Finances angolais a confirmé la demande d'aide et s'est dit prêt à travailler aux côtés du FMI pour renforcer « la discipline budgétaire ».

Deuxième producteur d'or noir en Afrique et membre de l'Opep, l'Angola subit de plein fouet l'impact de l'effondrement du prix du baril qui a fait chuter sa monnaie et assèche ses finances.

L'Angola, qui a émergé de plusieurs décennies de guerre civile, avait déjà été sous assistance financière du FMI entre 2009 et 2012, années pendant lesquelles il avait reçu un milliard 400 millions de dollars de prêts de l'institution.

BBC

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Mali : plus de 130 civils tués dans le centre du pays, le pire massacre des djihadistes depuis 2019

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D'après la junte au pouvoir, les massacres ont été commis par les djihadistes de la Katiba Macina dans la nuit de samedi à dimanche.

C'est le pire massacre commis par des djihadistes dans le pays depuis 2019. Quelque 132 civils ont été tués dans le centre du Mali lors d'attaques attribuées à des jihadistes de la Katiba Macina, un groupe affilié à Al-Qaïda, dans la nuit de samedi à dimanche, selon le gouvernement malien, lundi 20 juin. Le chef de la junte au pouvoir depuis août 2020, le colonel Assimi Goïta, a décrété trois jours de deuil national.

Le gouvernement est sorti du silence alors que les informations proliféraient depuis le week-end sur les réseaux sociaux. Des élus locaux ont rapporté des scènes de massacres systématiques perpétrés par des hommes en armes dans le centre du pays, à Diallassagou et dans deux localités environnantes du cercle de Bankass. Cette zone est l'un des principaux foyers de la violence qui ensanglante le Sahel depuis des années.

Plus de 600 civils tués en 2021

Nouhoum Togo, président d'un parti établi à Bankass, a déclaré à l'AFP que le nombre de victimes pourrait être encore plus élevé. D'après le responsable, la zone avait été le théâtre il y a deux semaines d'opérations de l'armée qui avaient donné lieu à des accrochages avec les jihadistes. Ces derniers seraient revenus à plusieurs dizaines à motos, vendredi selon lui, pour se venger.

Le Mali est plongé dans une profonde crise sécuritaire, politique et humanitaire depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012. Un document de l'ONU publié en mars indiquait que près de 600 civils avaient été tués au Mali en 2021 dans des violences, principalement imputées aux groupes jihadistes, mais aussi aux milices d'autodéfense et aux forces armées.

Source : AFP

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A LA UNE

Guinée-Bissau : la Cédéao déploie une force de stabilisation

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Le 1er février 2022, le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a échappé de peu à un coup de force. L'institution sous-régionale a décidé lors de son sommet extraordinaire du 25 mars à Accra d'approuver l'envoi d'une force d'appui à la stabilisation du pays. Celle-ci se déploie officiellement lundi 20 juin.

La Cédéao n’en est pas à sa première opération de maintien de la paix en Guinée-Bissau. Elle avait déployé une force pour la stabilité et la sécurité après le coup d'État d'avril 2012 qui avait renversé le Premier ministre Carlos Gomes Junior, entre les deux tours de la présidentielle, dont ce dernier était le favori,

La force, chargée de protéger les chefs d'institution et les édifices publics, avait permis de garantir la stabilité du pays pendant huit ans. En septembre 2020, les autorités bissau-guinéennes pensaient que sa mission était bien remplie et qu’elle pouvait se retirer.

Dix-sept mois plus tard, le 1e février dernier, le président Embalo échappe à un coup de force qui fait onze morts. Un coup d’État de plus dans la région, après ceux du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso. Face à la résurgence de ces changements par la force des armes, la Cédéao a décidé encore une fois d’envoyer d'une force d'appui à la stabilisation du pays, dont le déploiement officiel est prévu pour ce lundi 20 juin.

Protéger les institutions et leurs chefs

Le béninois Francis Behanzin, commissaire en charge des affaires politiques, de la paix et de la sécurité de la Cédéao va remettre le drapeau de l’institution au commandant de la force, un officier nigérian. Ensuite, il présentera l’État-major de ce commandement au Président Embalo. Un état-major composé de 18 hauts gradés. D'après nos informations, le mandat de force de stabilisation est d'un an, renouvelable.

Sa mission, protéger les institutions et leurs chefs. Selon une confidence, les policiers, fantassins et spécialistes de la communication de la Cédéao, qui ont commencé à arriver à Bissau depuis le 18 mai, seront déployées à la Présidence de la République, au domicile du chef de l’État, et seront également présentes dans le cortège présidentiel, indique notre correspondant à Cotonou Jean-Luc Aplogan.

La Côte d’Ivoire a envoyé du personnel militaire de santé. 140 policiers nigérians et une centaine de militaires ghanéens vont compléter l’effectif pour atteindre l’effectif des 631 hommes. La Force d’appui possède également une composante civile : un représentant résident de la Cédéao, appuyé par deux experts

RFI

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Mali : la France annonce avoir capturé un haut responsable du groupe Etat islamique

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Le jihadiste est accusé d'un grand nombre d'exactions contre les populations maliennes et burkinabè, selon l'état-major français.

Un important chef jihadiste a été capturé au Mali par des soldats français, au moment où ces derniers entrent dans la dernière phase de leur retrait du pays, a annoncé l'état-major français mercredi 15 juin. "Dans la nuit du 11 au 12 juin 2022, une opération de la force Barkhane (...) a permis la capture d'Oumeya Ould Albakaye, haut responsable de l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS)", a précisé la même source.

Le jihadiste, "un temps pressenti pour succéder à l'ancien émir" Adnan Abou Walid Al-Sahraoui, neutralisé par les Français en août 2021, "avait des compétences en termes de maniement d'explosifs". Albakaye avait "organisé plusieurs attaques contre différentes emprises militaires au Mali, dont celle de Gao. Il dirigeait des réseaux de mise en œuvre d'engins explosifs improvisés", a ajouté l'état-major français. Il est accusé d'être responsable d'un grand nombre d'exactions contre les populations maliennes et burkinabè.

La France est en passe de boucler son retrait militaire du Mali après neuf ans d'engagement, poussée vers la sortie par la junte au pouvoir à Bamako depuis août 2020. Le jihadiste capturé "visait directement les axes de circulation empruntés par la force Barkhane pour conduire sa réarticulation hors du Mali", a expliqué l'armée française. La force antijihadiste Barkhane conservera le détenu quelques jours pour "une phase d'entretiens" avant qu'il ne soit transféré aux autorités maliennes, selon l'état-major.

AFP

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