Réunis à Lagos les 12 et 13 mai 2026, les dirigeants des gouvernements d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, accompagnés de leurs partenaires internationaux, ont élaboré une feuille de route stratégique visant à sécuriser des financements accrus pour les populations vulnérables au dérèglement climatique.
Coorganisée par le Nigeria avec l’appui du Danemark et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), cette conférence régionale visait à transformer les engagements politiques en actions concrètes avant les négociations de la COP31.
L’urgence est dictée par une crise humanitaire sans précédent : fin 2024, les catastrophes naturelles avaient déjà déplacé 2 millions de personnes dans la région, tandis que la Banque mondiale projette jusqu’à 32 millions de déplacés internes d’ici 2050.
Pour Sylvia Ekra (OIM) et Nana Dr. Antwi Boasiako Amoah (Groupe africain des négociateurs), l’enjeu consiste à rendre les fonds climatiques accessibles aux communautés locales pour financer des systèmes d’alerte précoce et protéger les moyens de subsistance.
En intégrant systématiquement la mobilité humaine dans leurs plans nationaux et en élargissant l’adhésion à la Déclaration de Kampala, ces États entendent s’assurer que la migration devienne un choix sûr et planifié plutôt qu’une fuite désespérée face aux inondations, à la désertification et à l’élévation du niveau de la mer.
Par Guinee28


