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Montée du terrorisme en Afrique: Condé et Ramaphosa préoccupés

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Cyril Ramaphosa, a effectué du 03 au 04 décembre une visite d'Etat en Guinée. Durant son séjour, le président sud africain et son homologue guinéen, Alpha Condé, ont exprimé leur préoccupation face à la la montée de l’extrémisme et du terrorisme en Afrique notamment dans la région du sahel et dans certains pays du continent.
Communiqué conjoint:


A l’invitation de son frère et ami, Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République de l’Afrique du sud, à la tête d’une importante délégation gouvernementale, a effectué du 03 au 04 décembre 2019, une visite d’Etat en République de Guinée.
Cette visite officielle s’inscrit dans le cadre de la consolidation des liens de solidarité, d’amitié et de coopération fraternelle qui ont toujours existé entre la République d’Afrique du sud et la République de Guinée.
Durant son séjour, les deux Présidents ont eu un large échange de vue sur les relations bilatérales, ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Au plan bilatéral, les deux Chefs d’Etat ont rappelé les relations historiques d’amitié existant entre les deux pays, nouées pendant la lutte de libération du peuple sud-africain contre l’apartheid. Ils ont relevé et souligné la contribution multiforme apportée par le peuple de Guinée au peuple sud-africain, grâce à l’engagement et au courage du feu Président Ahmed Sékou TOURE, père de l’indépendance de la République de Guinée.
Son Excellence Professeur Alpha CONDE a rendu un vibrant hommage à Feu Nelson Mandela, pionnier de la lutte pour l’émancipation de l’Afrique du sud.
Son Excellence, le Président Cyril Ramaphosa a remercié le peuple de Guinée pour sa contribution et les sacrifices consentis pour la libération de l’Afrique du sud du joug de l’apartheid.
Les deux Présidents ont réaffirmé leur volonté de renforcer et d’approfondir les relations bilatérales par la tenue régulière des sessions des grandes commissions mixtes de coopération dont la troisième est prévue courant 2020 à Conakry.
A cet effet, ils ont instruit leurs Ministres des Affaires Etrangères de procéder à une évaluation de l’état de la mise en œuvre des accords existants entre les deux pays et de programmer la tenue de la 3ème session dans les meilleurs délais.
Ils ont également instruit les Ministres, de procéder ultérieurement à la signature d’autres accords dans différents domaines et de promouvoir les échanges d’experts entre les deux pays.
Au plan africain, les deux Présidents ont réitéré leur engagement en faveur du continent et se sont félicités à cette occasion des positions concertées des Chefs d’Etat de l’Union Africaine, visant à s’exprimer d’une seule voix sur l’ensemble des problèmes régionaux et internationaux.
Abordant les questions de sécurité, les deux Chefs d’Etat ont exprimé leur vive préoccupation face à la montée de l’extrémisme et du terrorisme en Afrique notamment dans la région du sahel et dans certains pays du continent. Ils ont également déploré la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre.
Les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble à la recherche d’une paix durable et d’un développement économique sur le continent dans le contexte et la mise en œuvre de l’agenda 2063 et de la zone de libre-échange continentale africaine (AFCFTA).
Les deux Chefs d’Etat se sont engagés à une meilleure coordination de leurs actions, sous l’égide de l’Union Africaine pour lutter contre ces fléaux et créer ainsi les conditions favorables à la paix et à la sécurité régionale et internationale et au développement économique des pays africains.
Face à l’acuité de la problématique environnementale, les deux (2) Chefs d’Etat ont exprimé leur soutien à la mise en œuvre de l’accord de Paris (COP21) et ont réaffirmé leur engagement à privilégier la promotion des énergies renouvelables dont Son Excellence Professeur Alpha CONDE est le champion au niveau du continent africain.
Sur le plan international, le Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée a saisi l’opportunité de la rencontre pour féliciter l’Afrique du Sud pour son élection comme membre non permanent du conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2019-2020 et futur Président de l’Union Africaine en 2020. Ils ont réitéré leur appel pour la réforme du conseil de sécurité des Nations Unies.
Au terme de sa visite officielle en Guinée, Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du sud , au nom de sa délégation, a remercié Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République, Chef de l’Etat, le gouvernement et le peuple de Guinée pour la qualité de l’accueil, l’hospitalité chaleureuse et fraternelle dont lui-même et sa délégation ont été l’objet durant leur séjour.
Son Excellence Cyril Ramaphosa, Président de la République d’Afrique du sud, a adressé une invitation à son frère et ami, Son Excellence Professeur Alpha CONDE, Président de la République de Guinée, Chef de l’Etat, à effectuer une visite d’amitié et de travail en Afrique du sud.
Cette invitation a été acceptée avec plaisir, et la date sera fixée ultérieurement de commun accord par voie diplomatique.
Fait à Conakry, le 04 décembre 2019
Pour le Gouvernement de la République de Guinée
S.E.Madame Diéné KEITA, Ministre de la Coopération et de l’intégration Africaine et de la Coopération
Pour le Gouvernement de la République d’Afrique du Sud
H.E Dr Naledi.Pandor, Ministre des relations Internationales et de la coopération

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Dialogue inclusif : les principales coalitions politiques rejettent l’appel du premier ministre

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Les principales coalitions politiques guinéennes (ANAD,  FNDC politique,  CORED et RPG-Arc-en-ciel), ont à nouveau indiqué qu’elles ne prendront pas part au cadre de dialogue inclusif mis en place par le premier ministre, Bernard Gomou.

La décision a été prise ce lundi 3 octobre 2022, à l’issue d’une plénière tenue au QG de l’UFDG, à la Minière.

Dans une déclaration commune ayant sanctionné la rencontre, ces coalitions politiques  ont déploré le caractère ‘’ unilatéral’’ de la création de ce nouveau cadre de dialogue et sa ‘’subordination’’ au CNRD et au gouvernement, alors que ceux-ci sont parties prenantes, disent-elles.

Outre cela, elles ont estimé que le médiateur de la CEDEAO est plus figuratif qu’architecte capable de lever tous les obstacles, notamment les atteintes inadmissibles aux droits et libertés fondamentaux, pour rendre possible et fécond le dialogue nécessaire à une sortie réussie de la transition.

De fait, l’ANAD,  le FNDC politique,  la CORED, et RPG-Arc-en-ciel souhaitent que ce cadre de dialogue soit dirigé par le médiateur de la Cedeao en Guinée, Yayi Boni,  alors que le premier ministre a désigné trois femmes, Makalé Traoré, Hadja Aicha Bah et Mme Guilao Joséphine Léno, comme facilitatrices.

Par Mariam Bâ    

 

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Burkina Faso : le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba a accepté de démissionner

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Le chef de la junte au pouvoir au Burkina Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, destitué vendredi par le capitaine Ibrahim Traoré mais qui refusait d'abdiquer, a finalement accepté de démissionner dimanche 2 octobre, ont annoncé des chefs religieux et communautaires.

"Suite aux actions de médiation" menées par ces chefs entre les deux rivaux, "le président Paul-Henri Sandaogo Damiba a proposé lui-même sa démission afin d'éviter des affrontements aux conséquences humaines et matérielles graves", écrivent-ils dans un communiqué.

Le lieutenant-colonel Damiba a posé plusieurs conditions à son départ. La poursuite des opérations militaires sur le terrain, la garantie de la sécurité et de la non-poursuite des soldats qui s'étaient engagés à ses côtés, la poursuite du renforcement de la cohésion au sein des forces de sécurité, la poursuite de la réconciliation nationale, le respect des engagements pris avec la Cédéao – en clair, le respect des échéances devant mener à un retour à l'ordre constitutionnel –, la poursuite de la réforme de l'État et, enfin, la garantie de sa sécurité et de ses droits, ainsi que ceux de ses collaborateurs.

Après sa démission, il est parti au Togo.

Guinee28

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Massacre du 28 septembre en Guinée : ce que note le rapport onusien du colonel Abdoulaye Chérif Diaby

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Suite à l’ouverture du procès du massacre du 28 septembre, la rédaction de guinee28 a décidé de republier en série le rapport d'enquête de l’ONU sur cette tragédie, pour la manifestation de la vérité. Cette fois-ci nous vous proposons le cas du colonel Abdoulaye Chérif Diaby, ministre de la santé à l’époque des faits.

Lisez :

    1. Le colonel Abdoulaye Chérif Diaby mérite d’être mentionné dans le présent rapport, en relation avec une éventuelle responsabilité pénale directe, voire aussi une responsabilité de commandement, compte tenu des faits décrits aux paragraphes 136 à 146 et 166 à 168 ci-dessus. La Commission constate qu’il existe des raisons suffisantes de croire que les traitements médicaux et l’accès aux soins ont été refusés aux victimes blessées, et qu’il a y eu de surcroît manipulation de la documentation médicale pour dissimuler l’origine des blessures et des décès. Par ailleurs, il est manifeste qu’une absence volontairement coordonnée des processus habituels de conservation des corps, associée à une prise de contrôle sur les morgues par les forces de l’ordre, a contribué à la dissimulation des traces de l’événement, voire à leur disparition. Le Ministre de la santé a été vu à l’hôpital alors qu’il agressait verbalement le personnel soignant, leur demandant « qui vous a donné l’ordre de soigner ces gens? », donnant un coup de pied à un blessé, fermant la pharmacie et confisquant les médicaments sur les patients qui en ressortaient.
    2. La Commission constate aussi que le personnel de l’hôpital était terrifié à l’idée de lui communiquer des informations, plusieurs personnes disant qu’elles avaient reçu la consigne de ne pas parler. Certaines, conscientes des risques qui pouvaient en découler, ont toutefois accepté de partager discrètement de nombreux éléments d’information.
    3. Le Ministre de la santé a nié toute prise de contrôle militaire sur les hôpitaux, indiquant que les forces de l’ordre ne s’étaient trouvées sur place qu’à partir du mercredi. Une telle déclaration est en contradiction flagrante avec les nombreux éléments obtenus par la Commission et figurant dans le présent rapport. Le Ministre de la santé n’a par ailleurs rien entrepris pour minimiser l’impact de la prise de contrôle militaire des hôpitaux sur les patients ou sur les cadavres qui y avaient été amenés. Il n’a en outre sanctionné aucun de ses subordonnés, de quelque manière que ce soit, pour sa participation directe au refus de dispenser un traitement médical ou pour ses manquements dans la préservation des corps en vue de leur identification.

    Guinee28

    A suivre : Autres responsabilités à déterminer…

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