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Mohammed VI annoncé à Conakry le 18 décembre

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Le roi du Maroc, Mohammed VI, est attendu à Conakry ce lundi 18 décembre 2017, pour une visite de travail, a-t-on appris.

Selon Média24, cité par le site d’information marocain, telquel.ma, le roi va inaugurer à Conakry, un point de débarquement de pêche et un centre de formation professionnelle dont le lancement avait été annoncé lors de la précédente visite du souverain dans le pays, en février dernier.

Selon nos confrères, il s’agit du point de débarquement aménagé de Temenitaye (4.346 m2 dont 637 m2 couverts). Il a nécessité un investissement de 13 millions de dirhams financé par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime avec le soutien du groupe Banque centrale populaire.

Le Maroc est également impliqué dans le chantier d’un complexe de formation professionnelle à Conakry. Érigé sur 3,2 hectares, ce projet a nécessité un investissement de 65 millions de dirhams, dont 15 millions sous forme d’assistance technique de l’OFPPT. Le centre pourra accueillir jusqu’à 1.000 stagiaires par an dans les secteurs du BTP et du tourisme, de l’hôtellerie et la restauration.

Cette visite interviendra au lendemain du 52e Sommet de la CEDEAO qui se tient à Abuja, et où les chefs d'État d'Afrique de l'Ouest pourraient se prononcer définitivement sur l'adhésion du Maroc à l'organisation régionale après avoir donné leur accord de principe en juin. Le président guinéen Alpha Condé, qui est aussi le président en exercice de l'Union africaine, avait été un allié précieux pour acter le retour du Maroc à l'UA en janvier.

Avec telquel

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Présidence de la CAF: Anouma et Senghor retirent leurs candidatures

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Augustin Senghor et Jacques Anouma ont renoncé à se présenter à l’élection du président de la Confédération africaine de football prévue le 12 mars 2021 à Rabat. Le Sénégalais et l’Ivoirien l’ont annoncé ce 5 mars, laissant en lice le Sud-Africain Patrice Motsepe en attendant de connaître la position du Mauritanien Ahmed Yahya.

« Le retrait de ma candidature à la Présidence de la [Confédération africaine de football] (CAF) au profit d’un autre candidat ne sera pas partagé par tous pour des raisons diverses, j’en suis conscient. Mais j’estime que c’est une bonne décision, la bonne décision. » Ce vendredi 5 mars 2021, à une semaine du scrutin devant désigner le nouveau président de la CAF, Augustin Senghor a annoncé qu’il ne se présentera finalement pas.

Le Sénégalais explique, dans un communiqué, avoir « décidé d’accepter la proposition consensuelle qui nous a été soumise par la [Fédération internationale de football], le Maroc et l’Égypte, cela au nom de l’intérêt supérieur de l’unité du football africain ». Le patron de la Fédération sénégalaise (FSF) fait référence à une série de réunions ayant eu lieu les 27 et 28 février à Rabat durant lesquelles lui, l’Ivoirien Jacques Anouma et le Mauritanien Ahmed Yahya ont été invités à se réunir derrière la candidature du Sud-Africain Patrice Motsepe.

Jacques Anouma aussi

Jacques Anouma a emboîté le pas à Augustin Senghor quelques heures plus tard lors du journal télévisé de la Radio télévision ivoirienne (RTI 1). « J'ai décidé de renoncer à ma candidature », a déclaré l’ancien patron de la Fédération ivoirienne, invoquant lui aussi l’intérêt supérieur du ballon rond sur le continent.

Ahmed Yahya, lui, réserve encore sa réponse, qu’il donnera en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans prévue ce 6 mars à Nouakchott. Mais la tendance lourde est à une candidature unique de Motsepe, dans une semaine. Ce milliardaire, propriétaire du club Mamelodi Sundowns, deviendrait ainsi le premier anglophone à diriger l’institution créée en 1957 et basée au Caire.

Ahmad en suspens, Infantino se défend

Le foot africain traverse des turbulences depuis quatre ans et la défaite surprise d’Issa Hayatou, patron de la CAF de 1988 à 2017, face à Ahmad. Ce dernier a notamment été suspendu cinq ans de toute activité liée au football en novembre 2020, par le Comité d’éthique de la FIFA. Il a été temporairement rétabli dans ses fonctions par une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) fin janvier. Le Malgache a d'ailleurs été entendu les 2 et 3 mars par le TAS et attend désormais désespérément de connaître le verdict de cette instance suprême en matière de litiges sportifs. Ahmad voulait briguer un deuxième mandat mais a vu sa candidature retoquée.

De son côté, le président de la FIFA a nié ce 5 mars avoir fait preuve d’ingérence dans les élections à la CAF. Questionné sur le sujet lors d’une conférence de presse de l'International Board – l’organisme qui détermine et fait évoluer les règles du jeu –, Gianni Infantino a justifié une récente tournée en Afrique : « C'est un processus démocratique [à la CAF, Ndlr]. [...] Ce n'est un secret pour personne que la CAF a traversé des moments difficiles récemment, c'était donc l'occasion de parler avec tout le monde pour essayer d'aider le football africain. »

RFI

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Une association de presse demande au président Condé de libérer Diouldé Diallo

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Une semaine après l’incarcération du journaliste et historien Guinéen, Amadou Diouldé Diallo,  l’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) demande au président Alpha Condé de le libérer.

Dans une lettre signée par son président Gianni Merlo et adressée au chef de l'Etat, l’AIPS réclame l’application de la loi sur la liberté de la presse en Guinée. Loi qui stipule qu’un délit de presse ne peut pas être passible d’une détention, mais uniquement d’une amende.

Célèbre journaliste connu notamment pour son opposition au troisième mandat et ses critiques contre le régime actuel, Amadou Diouldé Diallo a été arrêté samedi dernier pour offense au chef de l’Etat en raison de propos tenus lors d’une émission diffusée par la radio privée, « le Lynx fm».

Depuis son arrestation, les associations de presse en Guinée gardent encore le silence.

Par Alpha Diallo

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La démocratie sénégalaise en danger (AfricTivistes )

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Communiqué/ Des heurts et autres manifestations sont notées sur l’ensemble du territoire national sénégalais. Ils dénoncent une machination politique avec comme principal objectif de liquider le leader politique et chef de l'opposition en l’occurrence le Député Ousmane Sonko arrivé 3e aux dernières élections présidentielles de 2019.

Pour rappel, tout est parti d’une plainte pour viol et menaces de mort déposée le 03 février par une masseuse et visant le député et opposant politique Ousmane Sonko. Le déclenchement de cette procédure judiciaire a eu des répercussions sur la stabilité du pays. Mercredi 03 mars, alors qu'il était en chemin pour répondre à la convocation du juge, les autorités ont voulu lui imposer un itinéraire. Ce qu'il n'a pas voulu suivre en restant sur sa position de continuer son itinéraire d'origine. Il s'est fait arrêté par la suite pour des infractions de "troubles à l'ordre public et participation à une manifestation non autorisée". En plus des accusations de viol, Sonko est poursuivi pour ces deux nouveaux chefs d'accusation qui lui ont valu d'être mis en garde à vue depuis mercredi 3 mars 2021.

Une série d’arrestations dans de nombreuses localités, souvent avec comme prétexte l'interdiction de rassemblements à cause de la pandémie à coronavirus, est à déplorer depuis février. Une centaine d’arrestations a été notée dans le pays. Si la plupart de ces citoyens ont été libérés, il n’en demeure pas moins que des dizaines de personnes sont placées à ce jour sous mandat de dépôt pour des délits divers: atteinte à la sûreté de l’Etat, menaces de morts contre des personnalités du régime, appel à l’insurrection, etc.

Il est à noter que les manifestations se poursuivent ce vendredi 5 mars. Au-delà des dégâts matériels notés pendant ces trois jours, nous déplorons la mort d'au moins 4 personnes (notamment des jeunes).

Le réseau internet ainsi que les réseaux sociaux sont perturbés depuis ce matin du vendredi 5 mars 2020 comme l’atteste la publication de l’organisation NetBlocks.org. Nos propres diagnostics nous ont aussi révélé des perturbations sur les plateformes de réseaux sociaux.

La Constitution sénégalaise en son article 8 garantit à tous les citoyens les libertés individuelles fondamentales dont les libertés d’opinion, d’expression, de la presse, d’association, de réunion, de déplacement, de manifestation, entre autres. Toujours dans l’article 10 de la charte fondamentale sénégalaise, il est indiqué que chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public.

Des principes qui tirent leur sens dans les textes et conventions internationales. La déclaration universelle des droits de l’homme notamment en son article 19 dispose que “tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit”. Quant à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, elle indique dans son article 6 que “tout individu a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne. Nul ne peut être privé de sa liberté sauf pour des motifs et dans des conditions préalablement déterminés par la loi; en particulier nul ne peut être arrêté ou détenu arbitrairement”.  Dans son article 9, il est noté que toute personne a droit à l'information et d'exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements.

En plus de ces arrestations le plus souvent préventives, il a été noté une perturbation d’internet dans le pays et une entrave à la liberté de la presse. Lors de la levée de l’immunité parlementaire de l’opposant Ousmane Sonko, les journalistes étaient parqués et interdits d’accès à l’hémicycle. Et lors des manifestations du mercredi 3 mars dernier, ils ont été contraints de quitter les théâtres d'opérations pour les parquer loin des évènements. Pire, il y a eu au moins deux blessés parmi les journalistes. Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a également mis en application ses menaces de couper le signal de certains médias d’informations privées pour une supposée "incitation à la violence".

Tout cela démontre un recul démocratique et donne une image hideuse de la démocratie sénégalaise. AfricTivistes condamne vigoureusement cette situation et interpelle le Président Macky Sall et son gouvernement sur toutes ces dérives et des conséquences qui vont en découler.

AfricTivistes appelle au calme et demande au pouvoir judiciaire de se ressaisir et de gérer dans la responsabilité cette affaire de mœurs, source de toutes ces tensions alors qu'à priori elle devrait être une affaire civile entre deux citoyens sénégalais.

Nous dénonçons également toutes ces arrestations préventives pour une soi-disant prévention de troubles publics. Ces arrestations préventives, des fois sous la coupe de délit d'intention, sont illégales et illégitimes et symbolisent aujourd’hui le recul démocratique constaté au Sénégal.

AfricTivistes alerte et dénonce avec la plus grande fermeté le cryptage du signal des deux télévisions privées en l’occurrence la SENTV et la WALFTV.

AfricTivistes alerte sur la circulation de personnes armées supposées "nervis" qui essayent de faire régner indûment l’ordre alors que c’est du ressort exclusif de la police et de la gendarmerie. Nous pensons que ceci est un précédent dangereux pour le pays.

AfricTivistes invite les autorités à respecter le droit d'association, d'informer et d'accès à l'information des citoyens. Nous appelons les organisations soucieuses des libertés de presse à se mobiliser pour que le droit à une information plurielle inscrit dans la constitution soit sauvegardé et respecté.

AfricTivistes invite la communauté internationale, les organisations de défenses des droits de l’homme, les institutions internationales comme la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies à prêter une attention particulière à cette situation.

AfricTivistes réitère encore son appel au calme et à l’apaisement et reste solidaire du peuple sénégalais face à ces inquiétantes menaces sur les droits et acquis démocratiques.

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