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Mali : Choguel Maïga et 150 personnalités sur la liste des sanctions de la Cédéao

Afrique

guinee28 • 3 min de lecture

Le premier ministre de transition malien Choguel Kokalla Maïga et la quasi-totalité de son gouvernement figurent parmi environ 150 personnalités visées par des sanctions individuelles infligées récemment par la Cédéao, révèle un document officiel de l’organisation régionale ouest-africaine obtenu mercredi par l’AFP. Le colonel Assimi Goïta, président de transition et chef de la junte au pouvoir depuis le coup d’État du 18 août 2020, en est en revanche absent.

Autre absent notable de cette liste sur laquelle se trouvent 27 ministres en plus du chef du gouvernement: le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. Aucune explication n’est fournie à leur absence dans le document obtenu par un correspondant de l’Agence France-Presse. En outre, les 121 membres du Conseil national de la transition, qui fait office d’organe législatif, sont sanctionnés. Les avoirs financiers de tous ceux qui se trouvent sur la liste sont gelés et ils ont l’interdiction de voyager au sein de la Cédéao. Ces sanctions frappent aussi les membres de leur famille.

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Insécurité persistante

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Les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), réunis en sommet le 7 novembre, avaient décidé d’infliger des sanctions individuelles à ceux qui, après deux coups d’États en un an dans le pays plongé dans une crise profonde, retardaient selon eux la tenue d’élections pour un retour des civils au pouvoir. La Cédéao avait indiqué lors de ce sommet avoir reçu la confirmation officielle de la part des autorités maliennes qu’elles ne seraient pas en capacité d’organiser des élections présidentielle et législatives en février 2022, comme la junte s’y était préalablement engagée.

Le gouvernement malien invoque l’insécurité persistante dans ce pays pauvre et enclavé, livré depuis 2012 aux agissements de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, et aux violences de toutes sortes perpétrées par des milices autoproclamées d’autodéfense et des bandits. Les forces régulières sont elles-mêmes accusées d’exactions. Les deux tiers du pays échappent au contrôle des autorités.

Dans le document consulté par l’AFP, la Cédéao constate «l’absence de progrès dans la préparation des élections, notamment l’absence d’un calendrier détaillé» en vue de la tenue de ces élections «aux dates convenues». Le non-respect de l’échéance est «constitutif de la remise en cause des fondements essentiels» de l’organisation, dit la Cédéao. La Cédéao note que les «incertitudes politiques accrues» au Mali contribuent à la «détérioration de la situation sécuritaire», elle-même de nature à compromettre la stabilité de la région selon elle.

Les sanctions de la Cédéao pourraient servir de référence à un certain nombre de partenaires qui soutiennent le Mali dans la crise. La France, engagée militairement au Mali et au Sahel, plaide pour l’adoption de sanctions européennes dans le sillage de la Cédéao, avait indiqué dimanche la porte-parole de la diplomatie française.

AFP

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