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Afrique

L’Union européenne appuie la coopération régionale pour lutter contre la pêche illégale en Afrique de l’Ouest

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Une opération de 4 jours co-financée par l'Union européenne (UE) a permis d'obtenir des résultats concrets dans la lutte contre la pêche illégale. Du 28 août au 1er septembre, la Commission Sous-Régionale des Pêches (CSRP) a organisé une campagne de surveillance en mer afin de contrôler les navires pêchant dans les Zones Economiques Exclusives (ZEE) de la Gambie, du Sénégal, de Guinée-Bissau et de Guinée. Pour la première fois, l'Agence Européenne de Contrôle des Pêches (AECE) a assisté à cet exercice.

Sous la coordination de la CSRP, 5 navires de contrôle et une trentaine d'inspecteurs des pêches venant de Gambie, du Sénégal, de Guinée-Bissau et de Guinée ont pris part à l'opération "Pedro Cardoso Naco". 82 bateaux de pêche ont été contrôlés dont 14 en infraction. Deux navires de pêche industriels chinois ont été identifiés en train de pêcher illégalement en Guinée dans une zone fermée à la pêche pour cause de repos biologique. Un des navires a réussi à s'enfuir mais l'autre a été conduit au port pour faire l'objet de sanctions.

Le Commissaire européenMimica (en charge de la Coopération Internationale et du Développement) a déclaré: "Les ravages de la pêche illégale, non-déclarée et non-réglementée (INN) sont connus. Le golfe de Guinée est la région la plus impactée – la pêche INN qui représente un tiers des captures soit environ 1,5 millards d'euros. Cette opération est un exemple concret du rôle que peut jouer l'UE pour faciliter la coopération entre les Etats côtiers, les organisations régionales, les acteurs du développement et les agences techniques afin de lutter contre la pêche INN et permettre une gestion durable des ressources halieutiques au bénéfice des populations et des Etats côtiers".

Le Commissaire Vella (en charge de l'Environnement, des Affaires Maritimes et de la Pêche) a dit: "Lutter contre la pêche illégale est une priorité pour l'UE. Depuis que l'UE a adopté en 2010 de nouvelles règles pour lutter contre la pêche INN, nous avons travaillé avec les pays du monde entier et notamment les pays d'Afrique de l'Ouest. La coopération régionale est essentielle pour lutter contre les réseaux sophistiqués qui se cachent derrière la pêche INN. Il est pour cela très encourageant de voir les pays d'Afrique de l'Ouest être pionniers dans cette approche. Je me réjouis qu'un expert de l'Agence Européenne de Contrôle des Pêches ait pu participer à cet exercice. Nous espérons que de nouvelles campagnes de ce type pourront avoir lieu."

Contexte

L'opération a été cofinancée par le programme européen GO-WAMER et la Banque Mondiale (programme PRAO).

Le projet GO-WAMER vise à améliorer la gouvernance des ressources marines dans 7 pays d'Afrique de l'Ouest: Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Sierra Léone et Cap Vert. Des activités sont menées au plan national et régional, en partenariat avec les autorités nationales et les organisations régionales comme la CSRP. Financé par l'UE, ce programme de 10,5 millions d'euros est coordonné par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

La CSRP est une organisation régionale basée à Dakar et composée de 7 pays: Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée, Sierra Léone et Cap Vert. Elle a pour but d'améliorer la coopération entre ses membres tant en matière de contrôle qu'en matière d'harmonisation des politiques de pêche. Régulièrement, la CSRP organise des opérations conjointes en mer, mutualisant les moyens de contrôle et facilitant l'échange d'information entre pays de la sous-région.

Cette opération a été baptisée en mémoire de Pedro Cardoso Naco, inspecteur des pêches bissau-guinéen mort en mer après 35 ans de service. Il avait participé à de nombreuses campagnes organisées par la CSRP. Cinq navires de contrôle (de 20 à 50m de long) ont participé à cette campagne. Le centre de coordination était basé dans les locaux de la FISCAP à Bissau et un avant-poste a été mis en place à Conakry. Au total, une trentaine d'inspecteurs venant des 4 pays côtiers ont pris part à l'exercice.

L'Agence Européenne de Contrôle des Pêche (AECE) est une agence de l'UE créée en 2005 pour faciliter la coordination des activités de contrôle et d'inspection des pays membres de l'UE.

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Mali, une « tentative d’assassinat » contre le président de la transition durant la prière de l’Aïd

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Un homme a tenté de poignarder le président de la transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, durant le rite musulman, avant d’être interpellé. Paris a condamné l’agression et appelé à la « sérénité pour la poursuite de la transition jusqu’à son terme ».

Le président de transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, s’est déclaré indemne, mardi 20 juillet, après avoir été visé par une tentative d’assassinat à l’arme blanche durant la prière musulmane de l’Aïd el-Adha – la commémoration du sacrifice d’Abraham –, à la grande mosquée de Bamako. Un acte « choquant » condamné par Paris.

Ancien chef d’un bataillon de forces spéciales, le colonel Goïta, auteur de deux coups d’Etat en moins d’un an, dont celui qui a renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta, ne se déplace d’ordinaire depuis onze mois jamais sans ses hommes, cagoulés et armés de fusils d’assaut.

En milieu de matinée, après la prière, tandis que l’imam se dirigeait vers la sortie de la mosquée pour égorger le mouton sacrificiel, un homme s’est levé et a tenté de poignarder le colonel Goïta, assis au milieu d’autres hauts responsables maliens, a rapporté un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP).

« Je vais très bien », a déclaré le chef de l’Etat à la télévision nationale au journal de la mi-journée, précisant que cette agression avait été « maîtrisée ». « Quand on est leader, il y a toujours des mécontents, il y a des gens qui à tout moment peuvent vouloir tenter des choses pour déstabiliser, tenter des actions isolées », a-t-il ajouté.

« [Paris] condamne vivement l’agression, [un] acte choquant survenu de surcroît un jour particulier de paix et de tolérance, s’est indignée sur Twitter l’ambassade de France au Mali. La France appelle à la sérénité pour la poursuite de la transition jusqu’à son terme. »

Instabilité politique

L’assaillant a été interpellé, tout comme un deuxième homme qui, dans la confusion, a été pris pour son complice. Il s’agissait en fait d’un membre des forces spéciales, armé d’un pistolet, que la garde présidentielle n’avait pas reconnu comme tel, a fait savoir le commissaire principal Sadio Tomoda, du 3e arrondissement de police de Bamako. L’assaillant est un « enseignant », a aussi précisé le commissaire Tomoda, sans communiquer plus de détails concernant son identité.

Après l’agression, les abords de la mosquée sont restés paisibles, comme le reste de la capitale en ce jour de Tabaski (surnom de l’Aïd el-Adha en Afrique de l’Ouest) où chacun, selon la coutume, se recueille en famille. En fin de journée, aucune piste ne pouvait être privilégiée quant aux motivations de l’agresseur, dans un pays très instable politiquement et en prise à des violences multiformes depuis 2012.

Ces violences, qui ont débuté par des rébellions indépendantiste puis djihadiste dans le nord du Mali, se sont ensuite propagées au centre et au sud du pays, se mêlant à des conflits intercommunautaires et à des attaques crapuleuses dans des zones où l’influence de l’Etat est très faible. Le phénomène s’est depuis plusieurs années étendu au Burkina Faso et Niger voisins, où opèrent également des groupes affiliés à Al-Qaïda ou à l’organisation Etat islamique (EI).

Bamako, d’habitude relativement épargnée par rapport au reste du pays, a connu depuis 2015 des attentats djihadistes, et a été le théâtre de deux coups d’Etat en moins d’un an. Le dernier en date, en mai, a été mené par les mêmes colonels, conduits par le colonel Assimi Goïta, que celui d’août 2020, et a abouti à son investiture comme président de la transition.

Les militaires ont largement fait main basse sur le pouvoir. Mais le colonel Goïta comme le nouveau gouvernement, nommé par les militaires, ont assuré qu’ils respecteraient l’engagement de rendre les commandes aux civils après des élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir en février 2022.

Le Monde avec AFP

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RDC : Matata Ponyo, maitre de la « bonne gouvernance » en Guinée, assigné à résidence

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L’ancien Premier ministre congolais, le sénateur Matata Ponyo a été assigné à résidence, mardi 13 juillet.

Selon Radio Okapi, il a été conduit chez lui dans la soirée où il est désormais surveillé, après avoir été confronté aux inspecteurs de la police judiciaire du Parquet général près la Cour constitutionnelle.

Augustin Matata Ponyo, maitre des ministres guinéens sur le nouveau concept de la gouvernance d’Alpha Condé, dénommé «  Gouverner autrement » est poursuivi dans son pays dans l’affaire de la Zaïrianisation concernant le dédommagement des commerçants étrangers.

Quant au premier dossier de Bukanga lonzo, la police judiciaire renseigne que cette affaire reste pendante sur la table et sera également instruite.

Ce n'est qu'après les enquêtes préliminaires de la police judiciaire que son dossier pourra être transféré au Parquet général, selon la même source, qui souligne par ailleurs que l’ancien directeur de la DGDEP sous Matata Ponyo, Bertin Mawaka,  a été arrêté dans le cadre des enquêtes préliminaires de la police judiciaire du Parquet général près la cour constitutionnelle.

Ce dernier a été mis en détention préventive à la prison centrale de Makala ce mardi 13 juillet dans le dossier de la Zaïrianisation.

Par Ibrahim Bangoura

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RDC : le Sénat lève les immunités d’Augustin Matata Ponyo

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L’ancien Premier ministre congolais ne dispose plus de son immunité parlementaire.

Accusé de détournement cette fois des fonds destinés à l’indemnisation de victimes expatriés qui avaient perdu des biens immobiliers lors de l’opération de nationalisation des années 1973 et 1974, Augustin Matata Ponyo, maitre des ministres guinéens sur le nouveau concept de la gouvernance d’Alpha Condé, dénommé «  Gouverner autrement », va devoir faire face à la justice. La décision très attendue a été prise par le procureur de la Cour constitutionnelle à l’issue d’une rencontre, lundi 5 juillet 2021, entre le bureau de la chambre haute du Parlement congolais et l’ancien Premier ministre.

Pour le procureur, d’importantes sommes en millions de dollars et de livres sterling sont sorties du Trésor sur ordre de l’ancien Premier ministre Matata Ponyo et se sont volatilisés. Le concerné conteste cette version.

Selon lui, les victimes dites de la zaïrianisation ont bel et bien perçu leur dû. Un de leurs représentants, qui a préféré garder l’anonymat, confirme cette version. Si Matata Ponyo reconnaît avoir signé les protocoles d’accord entre les représentants des victimes et le gouvernement en 2010 quand il était ministre des Finances. Il ne reconnaît pas avoir ordonné ce paiement parce que, dit-il, il était Premier ministre en 2013 et cela n’était pas de son ressort.

Avec RFI

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