La Cour suprême a confirmé, vendredi 19 juin, les résultats proclamés par la Direction Générale des Élections (DGE), validant ainsi par arrêt la liste définitive des députés de la 10ème législature de la République de Guinée pour un mandat de cinq ans. Cette décision de la plus haute instance judiciaire du pays authentifie la répartition des sièges à l’issue d’un scrutin mixte, majoritaire et proportionnel.
Sur les listes nationales à la proportionnelle, l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP) obtient 9 sièges, portant à l’Assemblée des figures telles que Boubacar Siddighi Diallo et Dr Dansa Kourouma. Les listes du Nouveau départ et du Rassemblement des Guinéens du Travail s’octroient chacune 7 sièges, devant les formations FIDELE avec 6 sièges, l’Union pour la Démocratie et le Développement avec 5 sièges, et le Front pour l’Alliance Nationale avec 2 sièges. Onze autres formations politiques, incluant le Bloc Libéral de Dr Faya Lansana Milimouno, le PACT de Dr Makalé Traoré, le PADES de Dr Ousmane Kaba ou encore l’UFC d’Aboubacar Sylla, obtiennent un siège chacune.
Dans les circonscriptions électorales au scrutin majoritaire, l’arrêt de la Cour suprême confirme le raz-de-marée de la coalition GMD. Cette dernière remporte la quasi-totalité des sièges dans les huit régions administratives (Boké, Conakry, Faranah, Kankan, Kindia, Labé, Mamou, Nzérékoré) ainsi que dans les quatre circonscriptions de la diaspora (Afrique, Amérique, Asie, Europe). L’hégémonie du GMD n’est contestée que dans trois localités : à Koundara par le FRONDEG avec Mamadou Alimou Diallo, à Gbessia par l’AGN qui décroche trois sièges, et à Matam par le mouvement « Osons » représenté par Théodore Koundouno.
Avec cette validation de la Cour suprême, l’arrêt sera publié au Journal Officiel de la République. L’ensemble des parlementaires ainsi confirmés dispose désormais d’un délai constitutionnel de 30 jours à compter de cette proclamation pour être officiellement installé dans ses fonctions.
Par Mariam Bâ


