L’année 2025 restera marquée par une tragique explosion de l’insécurité routière en Guinée. Selon le dernier rapport conjoint des ministères des Transports, de la Défense et de la Sécurité, le pays a enregistré 3 305 accidents, soit une progression fulgurante de 33,5 % en un an.
Un bilan humain et matériel effroyable
Le décompte des huit régions administratives dresse le portrait d’une défaillance collective. Le coût humain est lourd : 528 vies fauchées, dont 66 mineurs et 120 femmes. À ce deuil national s’ajoutent 1 590 blessés, dont près de la moitié dans un état grave.
Les dégâts matériels sont à l’avenant, impliquant plus de 1 500 véhicules et près de 3 000 motos, confirmant la vulnérabilité extrême des deux-roues dans le trafic national.
L’indiscipline et l’état des routes en accusation
Pour les autorités, les causes de ce chaos sont multiples mais identifiées. Si l’excès de vitesse et le non-respect du Code de la route arrivent en tête, d’autres facteurs comme : Surcharges, imprudence, consommation de stupéfiants et absence de casque pour les motocyclistes, aggravent la situation.
A cela, les autorités notent la vétusté du parc automobile et la dégradation avancée des infrastructures routières.
La réponse judiciaire et l’appel à la responsabilité
L’heure n’est plus au simple constat. Le gouvernement a annoncé l’engagement de poursuites judiciaires, avec déjà 299 dossiers déférés devant les tribunaux.
Face à cette « responsabilité partagée », l’État exhorte les usagers à un sursaut civique. « Pour nos familles et notre avenir, engageons-nous ensemble à bâtir des routes plus sûres », martèle le rapport, rappelant que derrière chaque statistique se cache un drame humain évitable.
Par Mariam Bâ


