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Afrique

Guinée: atelier sous-régional pour l’intégration numérique dans l’espace CEDEAO

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Les représentants de plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine sont réunis à Conakry pour réfléchir sur les possibilités de mise en place d'une intégration numérique dans l'espace CEDEAO (Communauté économique des pays de l'Afrique de l'Ouest).

Les délégués venus du Burkina Fasso, de la Côte D'Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Togo, de la Serra Léone et de la Guinée doivent se concerter pendant deux jours sur l'ensemble des paramètres pouvant aboutir à la création d'un marché intégré des télécommunications.

Entre la Guinée et le Sénégal, cette volonté des autorités politiques a atteint des résultats encourageants et probants, car on enregistre de nos jours plus de 60% de réduction des coûts téléphoniques à l'émission et une réduction de 100% à la réception entre les deux pays, a dit le directeur de l'autorité guinéenne de régulation des postes et télécoms Atigou Chérif.

L'objectif de la rencontre est de faire en sorte que les frais de communication téléphonique et d'internet entre les pays de la CEDEAO soient sensiblement revus à la baisse, tout en améliorant la qualité des communications.

Selon lui, le programme "Smart Africa" a pour seule vision de transformer l'Afrique en un marché numérique unique à travers le free Roaming.

Cet axe majeur s'inscrit dans la vision d'une volonté politique des chefs d'Etats de la sous région et de toute l'Afrique.

Au terme de la rencontre, un protocole d'accord devrait être signé entre les régulateurs, les opérateurs de téléphonie et des décideurs des différents Etats membres de la CEDEAO.

La démarche est une suite logique de la réunion des chefs d'Etats africains lors d'un sommet tenu en 2016 à Addis-Abeba sur l'intégration des peuples à travers la télécommunication.

"Le roaming free va booster tous les efforts consentis vers un marché commun, faciliter la libre circulation des biens et services et surtout améliorer le contrôle de la sécurité pour nos Etats", a dit le secrétaire exécutif de l'Association des réfulateurs de l'Afrique de l'Ouest (ARTAO), Lamino Mamar.

Pour lui, la CEDEAO dispose désormais d'un outil efficace pour accompagner le projet de l'intégration sous-régionale.

Au nom du gouvernement guinéen, la ministre guinéenne du Plan et de la Coopération internationale Mme Kany Diallo a exhorté les participants à faire des propositions concrètes et faisables pour la réussite de l'intégration sous- régionale par les télécommunications.

Auteur : Xinhua

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Burkina Faso : 34 après, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre à Ouagadougou

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Trente-quatre ans après sa mort, le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre ce lundi 11 octobre à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Ce procès, tant attendu par les familles des victimes du putsch de 1987 qui a porté au pouvoir Blaise Compaoré, se tient sous haute surveillance des forces de défense et de sécurité.

Dans le dossier de l’instruction, plus d’une soixantaine de témoins ont été entendus. Ils pourront être appelés à la barre. Les accusés devront aussi s’expliquer, ils sont quatorze. Douze seront présents. En revanche, Blaise Compaoré, l’ancien président du Burkina qui se trouve être le principal accusé, et Hyacinthe Kafando, soupçonné d’avoir mené le commando fatal à Sankara, seront jugés par contumace. Le premier, réfugié en Côte d’Ivoire, a refusé de se présenter devant la justice. Ses avocats ont dénoncé « un procès politique » devant « une juridiction d’exception ». Quant au deuxième, il a disparu depuis 2015.

Mais pour Stanislas Benewendé Sankara, avocat de la famille de Thomas Sankara, l’absence de Compaoré est un mépris pour la justice de son pays d’origine » et « dénote quelque part aussi sa culpabilité éventuelle ».

Le 15 octobre 1987, l’ex-président et « père de la révolution burkinabè », Thomas Sankara, était tué lors d’un coup d’État, ayant porté Blaise Compaoré au pouvoir au Burkina Faso.

Par Ibrahim Bangoura

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Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo annonce la date du lancement de son nouveau parti

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En Côte d'Ivoire,  l'ex président Laurent Gbagbo fondera son nouveau parti lors d’un Congrès les 16 et 17 octobre prochains à Abidjan. L’ancien pdt, fondateur du FPI dans les années 80, avait annoncé son intention en aout dernier de « laisser l’enveloppe vide » du parti à son président reconnu légalement, Pascal Affi N’Guessan et de fonder sa propre formation. Le FPI déchiré depuis 2013.actu

Le congrès constitutif de ce « nouveau parti » dont on ignore encore le nom, se tiendra dans u hôtel à Abidjan, selon Sébastien Dano Djedje, le président du congrès cité par RFI.

« Nous allons baptiser le FPI autrement. Nous allons changer de nom », avait expliqué Laurent Gbagbo lors de l’annonce de la création de son nouveau parti. Sur le fond donc, le corpus idéologique devrait rester le même.

« Il n'y a pas de rupture...», poursuit Sébastien Dano Djedje qui annonce un parti « socialiste, progressiste, panafricaniste, souverainiste...»

Source : RFI

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Fin du statut de réfugié pour les Ivoiriens

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Sauf exception, les Ivoiriens ne pourront plus obtenir le statut de réfugié à partir de juin 2022.  Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés a officiellement recommandé aux États qui les accueillent de lever leur statut de réfugié et de faciliter leur rapatriement volontaire, leur réintégration, l’acquisition de la résidence permanente ou la naturalisation pour ceux qui souhaitent rester dans les pays d’accueil, au motif d'une stabilité retrouvée en Côte d’Ivoire.

« Au regard des changements fondamentaux et durables en Côte d’Ivoire, j’ai le plaisir de recommander une cessation générale du statut de réfugié pour les ivoiriens, qui prendrait effet le 30 juin 2022 », a déclaré le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, à l’ouverture de la 72e session annuelle du Comité exécutif du HCR cette semaine.

Selon les données dont dispose le HCR, il y a actuellement environ 91 000 réfugiés et demandeurs d’asile ivoiriens dans le monde. Quelque 51 000 d’entre eux vivent en Afrique de l’Ouest - dont 33 000 rien qu’au Libéria - et 22 000 autres en Europe.

Le HCR a salué les engagements pris par les États dans le cadre de la stratégie de solutions globales pour les réfugiés ivoiriens, lors de la réunion annuelle du Comité exécutif du HCR à Genève cette semaine.

« Je salue l’exemple donné par le gouvernement de la Côte d’Ivoire ainsi que ceux du Ghana, de la Guinée, du Libéria, du Mali, de la Mauritanie et du Togo, qui ont affiché la volonté politique de mettre en œuvre une feuille de route complète pour trouver des solutions en faveur des réfugiés ivoiriens, dont certains sont déplacés depuis des décennies », a déclaré Filippo Grandi. « Cet effort régional mérite les applaudissements de l’ensemble de la communauté internationale. »

Depuis 2011, quelque 290 000 réfugiés ivoiriens installés dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest sont rentrés volontairement en Côte d’Ivoire. Une enquête menée dans la région indique que 60% des réfugiés restants souhaitent être rapatriés, 30% sont encore indécis et 10% veulent rester dans leur pays d’accueil et demander la résidence.

Le HCR organise des convois hebdomadaires depuis le Libéria pour permettre aux Ivoiriens qui le souhaitent de rentrer chez eux. Depuis la fin du mois d’août, quelque 5000 réfugiés ont été réunis avec des membres de leur famille, qu’ils n’ont parfois pas vus depuis des décennies. Le HCR fournit également un soutien financier aux réfugiés rapatriés afin de faciliter leur réintégration.

Les Ivoiriens ont fui deux guerres civiles entre 2002 et 2007, et entre 2011 et 2012. Des milliers d’Ivoiriens ont également fui vers les pays voisins en 2020, craignant les violences liées au scrutin présidentiel et aux législatives.

Guinee28

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