Les activités de pêche industrielle et semi-industrielle reprennent ce mardi 1er septembre 2026 à minuit en Guinée, annonce le ministère de la pêche. Cette décision marque la fin de deux mois de repos biologique instauré le 1ᵉʳ juillet. En annonçant la réouverture de cette zone s’étendant jusqu’à la limite des 60 milles marins, la ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Fatima Camara, a exhorté les armateurs, pêcheurs et marayeuses à reprendre leurs activités dans le respect strict des règles afin de garantir une gestion durable des ressources.
Cette fermeture temporaire, dictée par le plan d’aménagement et de gestion des pêcheries maritimes pour l’année 2026, avait pour objectif premier de préserver l’écosystème marin guinéen.
Selon les précisions de la ministre, cette trêve intervient chaque année durant la période de reproduction des principales espèces, une condition indispensable pour assurer le renouvellement des stocks et la viabilité de l’exploitation halieutique sur le long terme.
Pour garantir l’effectivité de ce repos biologique durant les deux derniers mois, l’État guinéen s’est appuyé sur un dispositif de surveillance strict.
Les autorités ministérielles ont souligné la synergie déployée sur le terrain par le Centre national de surveillance et de police des pêches, la préfecture maritime, l’Armée de mer, la Gendarmerie maritime et la Direction générale des Douanes.
Parallèlement, afin de prévenir toute pénurie sur les marchés locaux et d’atténuer l’impact financier sur les ménages, le gouvernement avait anticipé la situation en exonérant de droits et taxes l’importation de 15 000 tonnes de produits halieutiques.
Toutefois, selon nos constatations sur le terrain, cette mesure n’a pas empêché des ruptures de stock et une hausse sensible des prix sur plusieurs marchés.
Par I.Sylla


