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Opinion

Faible taux de réussite aux examens: un diagnostic s’impose !

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Cette année en Guinée, tout le monde ou presque sont unanime. Les résultats du BEPC (36,70%) et du Baccalauréat (27,15%) sont catastrophiques.  Avec un système éducatif défaillant, des enseignants incompétents et mal payés et des élèves paresseux, ces résultats interpellent aussi bien l’Administration publique que les parents d’élèves.

Il est clair que les faibles taux de réussite enregistrés au Bac et au BEPC ne sont pas uniquement dûs aux grèves enregistrées durant l’année scolaire. C’est tout le système éducatif guinéen qui est malade.

Du nombre pléthorique des élèves par salle de classe à la floraison sans contrôle des écoles privées, en passant par le niveau jugé faible de la majorité des enseignants, aujourd’hui l’école guinéenne souffre d’une maladie qu’il faut impérativement soigner .

De l’avis de l’ancien ministre de la réconciliation nationale, Bah Oury, qui a jugé récemment que l’école nationale est à l’agonie, 27,15% comme taux de réussite au Bac 2017 interpelle tous les acteurs politiques et sociaux. « C'est un drame qu'il faut corriger en profondeur » et maintenant sinon c’est l’avenir de toute une génération qui est sacrifié.

Par Alpha Abdoulaye Diallo

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A LA UNE

REVEILLE-TOI, LENO, ILS SONT DEVENUS FOUS ! (Tierno Monénembo)

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Je viens d’avoir Sékou Koundouno du FNDC au téléphone : ce que l’on redoutait depuis quelques heures est arrivé. Ils viennent d’arrêter Foninké Mengué, Djanii Alpha et Billo Bah. Ils ont osé, les salauds ! Mais à quelque chose, malheur est bon, l’acte ignoble qu’ils viennent de commettre montre enfin leur véritable visage. Mamadi Doumbouya et ses acolytes ne peuvent plus nous mentir : leurs têtes de monstres parlent mieux que leurs bouches de bluffeurs.

Je l’ai déjà écrit dans ces colonnes : l’attribution (absolument illégale !) du nom de Sékou Touré à l’aéroport de Conakry, n’a rien d’anodin.  Notre  lieutenant-colonel a voulu nous adresser un message à peine codé : Je suis le nouveau Sékou Touré et tenez-vous bien, je serai encore cent fois plus sanguinaire que lui.

La messe est dite, Djanii Alpha, Foninké Mengué et Billo Bah ont été interpellés hier en pleine conférence de presse, au vu et au su du monde entier, traités comme des bêtes de somme et conduits vers une destination inconnue. Le point de non-retour a été largement dépassé. Que plus personne ne nous parle de transition. Nous sommes au début de la pire dictature de notre malheureuse histoire.

Et vous savez pourquoi tout ce barda ? Vous savez pourquoi cette monstrueuse démonstration d’absolutisme ? Vous savez pourquoi ces nobles patriotes ont  été malmenés de la sorte ? Pour avoir écrit et propagé ces mots simples, ces mots vrais, ces mots de courage et d’indéniable patriotisme : « Bon, j’espère quand-même que dans le fans-club (plus ça dure, plus on s’enrichit) qu’il dirige, des voix vont se lever pour lui rappeler   (à Dansa Kourouma) que le CNT n’est pas une association de blakoro qui rêve debout. » Voilà, mes chers compatriotes, le motif pour lequel nos compatriotes ont été jetés en prison et pour lequel ils risquent peut-être l’écartèlement ou la décapitation.

J’invite tous les magistrats du globe à se pencher sur cette innocente déclaration pour me dire s’ils y trouvent un seul indice grave et concordant (j’emploie volontiers le langage châtié des professionnels du droit !) d’infraction ou de crime et délit.

Non, Monsieur Wright, Foninké Mengué n’a pas discrédité la justice guinéenne. Nul ne peut discréditer ce qui n’existe pas. Oui, vous le savez mieux que moi, la justice guinéenne n’a jamais existé. Nos magistrats ne sont pas au service du droit. Ils s’en foutent de la morale et de la loi.  Notre justice est une justice aux ordres : rien pour la veuve et l’orphelin, tout pour les sordides caprices du chef !

C’est la énième fois que Foninké Mengué est en prison. Seulement, c’est Alpha Condé qui est parti, le vieux lion du FNDC, lui est toujours là, solide comme un roc, en parfait accord avec les profondes aspirations de son peuple. Mamadi Doumbouya devrait méditer cela si jamais il lui reste une petite goutte de lucidité.

En tout état de cause, cette ignominie ne découragera personne. Les Guinéens en ont vu d’autres.  Ils savent qu’ils n’ont pas le choix, qu’ils doivent se battre jusqu’au dernier contre cette clique militaire qui les martyrise, debout comme un seul homme, armés de courage, plus que jamais convaincus que le combat pour la liberté est le plus beau des combats.

La dictature ne passera plus dans ce pays, Lieutenant- Colonel Mamadi Doumbouya ! Tuez-nous tous, si voulez ! Mais rien, je dis bien rien ne nous empêchera de vous cracher les quatre vérités.

Tierno Monénembo, in le Lynx

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A LA UNE

Tierno Monénembo : l’Afrique face à la guerre du blé

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Une balle éclate en Ukraine et c’est la famine au Sahel. L’effet « mondialisation » fait penser à « l’effet papillon » cher à Edward Lorenz, l’un des maîtres à penser de la fameuse théorie du chaos : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? » Pour extraordinaire que cela paraisse, ce scénario catastrophe est plausible sur le plan météorologique aussi bien que sur le plan alimentaire. Une feuille morte tombe en Australie et c’est l’avalanche au Groenland ! Un grain de blé se perd à Kiev,  et c’est la pénurie de semoule à Bamako ! Il n’y a pas de petite querelle, disait Hampâthé  Bâ, il n’y a pas de petite cause non plus. C’est un simple soupir de bébé qui déclenchera le big-bang final, si ça trouve. La vie est un tout. C’est pour avoir oublié cela que nous avons bâti ce monde absurde de frontières factices et de nations belliqueuses.

Mais bon, ce n’est pas en 2 022 que nous allons corriger les erreurs commises au Néolithique. Le nationalisme est devenu notre dogme et   la guerre, notre mode vie. Partout, même sur les atolls du Pacifique, la géopolitique a pris le pas sur la morale et la religion. Rangez votre bible, parlez-moi d’intérêt et de stratégie ! Point de regret ! Si l’habitude est une seconde nature, l’erreur, elle est une seconde erreur. Faisons comme De Gaulle, prenons le monde « tel qu’il est » et tant-pis, si plus personne ne peut limiter les dégâts. Et le monde tel qu’il est, c’est d’abord et  avant tout, la guerre d’Ukraine ou plutôt la guerre du blé.

La Russie et l’Ukraine exportent à eux seuls 30% du blé mondial. C’est dire que le conflit entre ces deux nations slaves,  entraînera inévitablement une crise alimentaire de grande importance (l’ONU parle déjà d’un ouragan de famines »). Et bien que fort éloignée de la zone de turbulence, l’Afrique en sera la première victime. Et pour cause, c’est elle qui dépend le plus des céréaliers de Moscou et de Kiev : en moyenne, 40% de sa consommation, 65% pour le Sénégal, 68% pour la RD du Congo, 75 % pour le Bénin et le Soudan, 85% pour l’Egypte, 100 % pour la Somalie.

Pourquoi croyez-vous que Macky Sall (président en exercice de l’Union Africaine)  et Moussa Faki Mahamat (Secrétaire Exécutif de ladite organisation) ont rencontré Poutine à Sotchi le 3 Juin dernier ? Bien sûr, pour prôner la paix et l’amitié entre les peuples comme le veut la liturgie diplomatique mais aussi et surtout pour exhorter le nouveau tsar de toutes les Russies à débloquer  les 20 000 000 de tonnes de céréales que la guerre a bloquées dans les ports de Kharkiv et d’Odessa.

Dans l’imagerie universelle, quoi de plus normal que l’Afrique quémande à manger ! Et pourtant, ce continent, à lui seul, pourrait nourrir l’humanité. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les spécialistes de la FAO. Elle disposerait de 50 à 60% des terres arables disponibles dans le monde. Là, comme dans les autres secteurs d’activité, ce ne sont pas les moyens qui manquent, c’est la volonté politique, c’est l’imagination au pouvoir. Nos dirigeants n’ont pas encore compris que la dépendance alimentaire est la pierre angulaire de la dépendance politique. Nous resterons assujettis et sous-développés tant que nous cracherons sur le manioc et l’igname, le niébé et la banane- plantain pour nous empiffrer de ce blé qui ne pousse même pas sur nos terres.

Malgré les projets faramineux et les discours grandiloquents, aucun de nos Etats n’a réussi à briser cette intolérable absurdité née de la domination européenne : l’Afrique est le seul continent qui produit ce qu’il ne consomme pas et qui consomme ce qu’il ne produit pas. Au fond, la colonisation n’est pas dans le canon, elle est dans l’assiette.

Tierno Monénembo, in  Le Point

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A LA UNE

Guinée : il est temps de redresser la transition

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Tribune/ L’avènement au pouvoir du Colonel Mamadi Doumbouya le 5 septembre 2021 a soulevé dans le cœur des Guinéens, confrontés à la répression du régime déchu, l’immense espoir de l’avènement d’une Guinée où l’État de droit et la rupture avec les mauvaises pratiques auraient droit de cité.

Impressionnés et convaincus par les discours du Colonel Doumbouya promettant  de remettre la Guinée sur la voie de la démocratie et de l’État de droit, les Guinéens n’ont pas hésité à le considérer comme un sauveur. Au point d’oublier toutes les critiques portées à tort ou à raison sur l'homme du 5 septembre et de ne retenir que l’acte qu’il venait de poser en déposant le tyran et l'engagement qu’il a pris devant le peuple de Guinée et la communauté internationale de restaurer la démocratie et l’Etat de droit.

Les militants pro-démocraties qui ont, par leur lutte, favorisé la chute du dictateur sont sortis massivement le 5 septembre salué l’aboutissement de leur combat et acclamer le Colonel et ses hommes. Ces combattants de la liberté n’ont rien ménagé pour s’opposer au troisième mandat et lutter contre la délinquance électorale qu'il a engendré. Une centaine d’entre eux a été froidement abattue et d’autres ont été blessés, emprisonnés ou contraints à l’exil. En plus, d’importants biens matériels appartenant à ces citoyens pro-démocratie ont été détruits dans le cadre de la sanglante répression déclenchée par les Forces de Défense et de sécurité.

Auréolé de sa réputation d’officier courageux  et respecté, le Colonel a bénéficié de préjugés favorables. Une majorité de Guinéens lui a fait confiance et l’a soutenu sans réserve.

Après six mois d'exercice du pouvoir, j'ai noté des actes positifs posés par le Colonel  Doumbouya, au nombre desquels on peut citer :

  1. La libération des détenus politiques et d’opinion ;
  2. Le retour des exilés politiques ;
  3. Le recueillement sur les tombes des victimes des violences politiques et des anciens Présidents de la Républiques ;
  4. Les séries de rencontres avec les forces vives de la nation au Palais du peuple ;
  5. La nomination d’un Premier Ministre civil et la formation d’un gouvernement civil ;
  6. La promotion des jeunes et des femmes dans les nominations au sein de la fonction publique ;
  7. La création de la Cour de répression des crimes économiques et financiers (CRIEF) ;
  8. La mise en place du Conseil national de la transition (CNT).

 

Au titre des impairs préjudiciables à la transition, j'ai noté :

  1. Le refus de la publication de la liste nominative des membres du CNRD ;
  2. Le silence volontairement entretenu par le CNRD sur la durée de la transition;
  3. L'absence de cadre de dialogue formel entre les forces vives de la nation et le CNRD pour la définition des grandes orientations de la transition ;
  4. La volonté manifeste du CNRD de défier la CEDEAO ;
  5. L’affaiblissement du gouvernement de la transition ;
  6. Le manque de volonté du CNRD pour déclencher un procès des crimes de sang ;
  7. La gestion solitaire de la transition par le CNRD;
  8. La mise à l'écart incompréhensible de la justice et du gouvernement par le CNRD dans l'opération de récupération des biens et domaines publics de l’État.

Aujourd'hui, des Guinéens et soutiens du Colonel Doumbouya sont inquiets et s'interrogent. Le moteur de la transition est grippé : comment en est-on arrivé là ?

Le Colonel Doumbouya, sans peut-être s’en rendre compte, s’est entouré d’hommes  du régime défunt qu’il avait pourtant fustigés dans ses premiers discours de Président de la transition.

Ensuite, il a nommé à des postes de responsabilité des acteurs qui ont fait la promotion du troisième mandat, contribuant ainsi à violer les règles de la démocratie et de l’Etat de droit.

Ces recyclés  n'hésitent pas à narguer les combattants de la liberté et les familles des martyrs de la lutte anti-troisième mandat. Aujourd’hui les cadres civils et militaires qui tirent profit de la transition sont en majorité ceux qui s’étaient illustrés dans la promotion du troisième mandat et dans la répression des manifestations pour la défense de la constitution et contre la fraude électorale. Or, on ne peut réussir le changement annoncé qu'avec des hommes de convictions et non avec les démagogues et opportunistes dont le seul souci est d’obtenir les faveurs des dirigeants.

La légitimité du CNRD repose exclusivement sur le soutien des citoyens qui ont applaudi la chute du tyran et ont salué les réformes annoncées dans les discours de prise du pouvoir du Colonel Doumbouya. Les militants prodémocratie qui ont courageusement, au risque de leur vie, mené la lutte contre le troisième mandat sont méprisés, écartés  et parfois harcelés par les autorités.

Cette situation et l’absence de tout dialogue avec les acteurs sociopolitiques fragilisent la transition et pourraient engendrer des  conflits et aggraver la crise  à laquelle le pays est confronté.

C’est pourquoi il me paraît urgent  de mettre en place un cadre de dialogue permanent regroupant le CNRD, le Gouvernement, le CNT, les Partis politiques, la Société Civile en présence du G5 (des diplomates) et sous la Présidence d’un facilitateur désigné par la CEDEAO.

Le Colonel peut encore sauver la situation en prenant ses responsabilités pour rediriger la boussole sur les objectifs fondamentaux d'une transition démocratique : accepter une durée de transition raisonnable et concentrer tous les efforts sur l’organisation d’élections libres, inclusives, crédibles et transparentes, aboutissant au retour à l'ordre constitutionnel et à la démocratie au pays.

En le faisant, le Colonel-président évitera à la Guinée une crise majeure et se rendra service à lui-même et à tous les Guinéens.

Par Ibrahima Diallo

Coordinateur de Tournons La Page Guinée,

Responsable des Opérations du FNDC

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