Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), Ibrahima Kalil Condé, a ordonné le remplacement immédiat des dirigeants des collectivités à la base sur toute l’étendue du territoire national. Selon une lettre circulaire signée le 20 mai 2026, cette injonction, adressée directement aux gouverneurs, préfets et sous-préfets du pays, vise spécifiquement les présidents et les membres des conseils de quartiers et de districts ayant quitté leurs fonctions.
Cette restructuration d’urgence est dictée par l’approche des élections législatives et communales fixées au 31 mai 2026. La tutelle a en effet constaté une vague de démissions au sein de ces instances locales, doublée d’une entorse légale majeure : la présence sur les listes de candidature de nombreux responsables locaux qui n’ont pas formellement démissionné de leurs postes administratifs, en violation du Code électoral.
Face à ce constat, le ministre a sommé l’administration territoriale de réagir pour sanctuariser la continuité de l’État. « Afin d’éviter toute vacance préjudiciable au fonctionnement normal des collectivités de base, à l’encadrement administratif des populations ainsi qu’au bon déroulement du processus électoral », Monsieur Ibrahima Kalil Condé impose une feuille de route stricte à ses subordonnés.
Les chefs de circonscriptions doivent impérativement veiller « au strict respect des lois et règlements en vigueur » et garantir « l’implication effective des autorités locales compétentes et des structures communautaires » dans le processus de désignation des remplaçants.
Le ministre insiste particulièrement sur l’obligation de se conformer « au respect des principes de neutralité administrative, de transparence et de continuité de l’autorité publique » pour couper court à toute contestation en cette période électorale charnière.
Les nouveaux promus sont appelés à prendre leurs fonctions sans délai, dès la transmission des actes administratifs, pour stabiliser l’encadrement des populations avant l’ouverture des bureaux de vote.
Par Mariam Bâ


