Trois morts, dont une femme et deux hommes, et plusieurs blessés hospitalisés : c’est le premier bilan provisoire consécutif à l’effondrement d’un immeuble en construction de neuf étages (R+9), survenu dans la nuit du jeudi 16 au vendredi 17 juillet 2026 aux environs de 3 heures du matin, à Démoudoula, dans le secteur Diallo Samba à Conakry. Le bâtiment inachevé s’est brutalement affaissé de tout son poids sur une villa et une habitation voisine d’un étage (R+1), surprenant les résidents dans leur sommeil et déclenchant immédiatement une vaste opération de sauvetage.
Les chiffres de ce drame ont été communiqués par les services de secours dépêchés sur place et confirmés par les représentants locaux. « Nous avons enregistré trois morts, dont une femme et deux hommes. Il y a également des blessés, qui ont été évacués à l’hôpital Sino-Guinéen. Selon les premières informations, leur pronostic vital ne serait pas engagé », a confié Mamadou Baldé, président de la jeunesse du secteur.
Face à la gravité de la situation, les autorités de l’État se sont rapidement mobilisées. Le ministre de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Lamine Sy Savané, ainsi que le directeur général de l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), se sont rendus sur les lieux du sinistre pour constater l’ampleur des dégâts. Sous leur supervision, les services étatiques et les secours spécialisés restent pleinement déployés pour poursuivre les opérations complexes de dégagement et de recherche d’éventuelles autres personnes encore ensevelies sous les débris.
Dès les premières minutes ayant suivi le bruit assourdissant de l’écroulement, non loin du Lycée Kaporo et de la mosquée Diallo Samba, une immense chaîne de solidarité s’est organisée entre les riverains et les secouristes pour extraire les premières victimes de cet « enfer de ferraille et de poussière ». Les premiers rescapés sortis vivants de la structure présentaient des « visages, marqués par la terreur et recouverts de gravats, [qui] témoignent de la violence de l’impact ».
Afin de sécuriser le périmètre et de faciliter le va-et-vient des ambulances et des engins de chantier, un important dispositif des forces de l’ordre a été déployé en nombre tout autour de la zone. À cette heure, alors que les fouilles se poursuivent activement sous la montagne de béton, les causes et les circonstances exactes ayant mené à l’effondrement de ce chantier de neuf étages demeurent totalement inconnues.
Par Mariam Bâ


